23 novembre 2009
Corruption endémique en Russie
Publié dans |Vous songez à faire des affaires en Russie? Pensez-y bien. Voici quelques chiffres pour nourrir votre réflexion.
- Les Russes paient l’équivalent de 318 milliards $US en pots-de-vin chaque année, soit un tiers du PIB, selon la Fondation InDem de Moscou.
- 71% des compagnies nationales et étrangères brassant des affaires en Russie ont été victimes d’une quelconque forme de «crime économique» au cours de la dernière année, selon un sondage de la firme de consultants PricewaterhouseCoopers.
- La corruption fait grimper les coûts de production des entreprises de 40%, selon l’organisme russe Committee to Fight Corruption.
- La Russie est le 35e pays le plus corrompu au monde (sur 180), indique le récent classement de Transparency International.
Bref, la corruption y serait érigée en système et, ce faisant, dépasserait largement la sphère économique.
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YouTube Direktl'agent Alexei Dymovsky
Plus tôt en novembre, Alexei Dymovsky, un agent de police de la ville de Novorossisk, dans le sud-ouest du pays, a bravé le système en appelant ses collègues à dénoncer la corruption de leurs supérieurs par le biais d’enregistrements vidéos. Plusieurs ont répondu à l’appel (en russe seulement). L’agent Dymovsky, qui a été congédié, révèle que son supérieur immédiat lui avait offert de le promouvoir major s’il promettait de mettre derrière les barreaux une personne innocente.
«Si vous faites partie du gouvernement dans ce pays et que vous avez un quelconque pouvoir sur les gens, vous l’utilisez invariablement pour votre bénéfice personnel. C’est un problème omniprésent», résume Masha Lipman, une experte du think tank Carnegie Center de Moscou. Et pourquoi donc? «Les sources de la corruption en Russie sont liées aux fondations même du système politique, qui repose sur une bureaucratie qui n’est pas imputable et qui promeut son personnel grâce à des arrangements informels et opaques», explique-t-elle.
Remarquez, le problème n’est pas ignoré par les leaders politiques, du moins en paroles. Lorsque Vladimir Poutine est arrivé à la présidence, en 2000, il avait promis d’instaurer la «dictature de la loi» après les années folles, pour ainsi dire, et chaotiques de l’ère Eltsine. Et Dimitri Medvedev, président depuis 2008, a identifié la corruption comme «l’ennemi numéro 1» en Russie.
Mais pourquoi les fondations même du système encouragent-elles la corruption? Retournons un peu en arrière. Lors de la chute de l’Union soviétique, en 1991, le président russe Boris Eltsine a fait suivre à son pays une «thérapie de choc» pour «désoviétiser» de façon drastique l’économie nationale. La privatisation et la libéralisation de l’économie à vitesse grand V ont entraîné une véritable liquidation des grandes entreprises russes à des amis du régime. Par exemple, une entreprise d’État était vendue à prix d’ami en échange d’un prêt au gouvernement. Ou encore – un délit d’initié avec un grand D – des fonctionnaires se sont nommés – ou se faisaient nommés – à des postes-clés dans les entreprises qui allaient être privatisées. C’est ainsi que s’est formée la caste des «oligarques», une poignée d’hommes d’affaires tenant entre leurs mains l’essentiel du PIB russe.
En clair, c’est en bonne partie sur la corruption que s’est construite en Russie l’ère post-soviétique.





novembre 25, 2009 à 0:21
dans un pays corrompu comme la russie le pot-de-vin ou backshish est de mise .exemple tu traverse envoiture une intersection ta lumiere est verte un
con passe sur la rouge et t,emboutit le coté droit
tu dois payer le policier pour qu,il marque sur son rapport que ta lumière était verte.
la corruption c,est pas seulement les très hauts
placés mais tous les niveaux de la société.
en passant madoff c,est de la fraude et du vol pas
de la corruption.
novembre 24, 2009 à 12:21
La corruption fait des ravages en Russie, ce n’est pas contestable; mais je suis toujours frappé par la tendance qu’ont les occidentaux à fustiger les tares de ce pays à peine sorti de 1000 ans d’oppression et de 70 ans de la pire dictature qui ait été dans l’Histoire de l’humanité; regardons nos démocraties occidentales: EADS en France, Madoff aux Etats Unis, Berlusconi en Italie… Nous n’avons pas de leçon à donner aux russes.
novembre 23, 2009 à 22:12
C’est beaucoup mieux à Montréal, c’est sûr !