30 novembre 2008
Après Joe Harper, Stephen Martin!
Publié dans |Stephen Harper s’est inspiré du petit manuel de stratégie politique de Joe Clark la semaine dernière en présentant au Parlement des mesures qui étaient certaines de braquer l’opposition et qui sont en voie de précipiter la chute hâtive de son gouvernement minoritaire.
Il emprunte maintenant la recette de Paul Martin qui avait refait le budget de 2005 au goût du NPD pour éviter la chute de son gouvernement minoritaire et des élections sur le scandale des commandites.
Mais à la différence de M. Martin, Stephen Harper n’écrit pas, il efface. Ainsi, si la tendance se maintient, il ne restera plus, d’ici le milieu de la semaine, une seule ligne des intentions énoncées dans le cadre de la mise à jour économique du ministre fédéral des finances, Jim Flaherty, jeudi.
Après l’abandon – définitif pour la durée du Parlement actuel selon le lieutenant québécois Christian Paradis - du projet de mettre fin au financement public direct des partis fédéraux, c’est la suspension du droit de grève des fonctionnaires qui prend le bord.
Il y a seulement quelques jours, le gouvernement de Stephen Harper présentait pourtant ces mesures comme impératives à la lumière de la détérioration de l’économie. Vendredi, le premier ministre faisait la leçon à l’opposition à ce sujet.
Encore quelques jours et le gouvernement évitera la défaite en Chambre en n’ayant plus rien à faire voter. Je blague bien sûr puisque il restera toujours une motion de censure libérale destinée à être mise au vote le 8 décembre.
Mais ce vote n’aura peut-être jamais lieu puisque le premier ministre a encore l’option de proroger le Parlement pour acheter du temps avant d’affronter l’opposition.
Dans un tel scénario, le gouvernement passerait les six prochaines semaines à s’activer sur le front économique pour convaincre l’opinion publique que Stephen Harper est encore l’homme de la situation.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’autorité morale du premier ministre vient de prendre un dur coup. Certains croient même que son leadership ne s’en remettra pas.
Il est cependant toujours dangereux d’écrire prématurément la nécrologie d’un chef politique. Mais on peut déjà noter qu’après avoir uni la droite, M. Harper vient de donner un coup de pouce déterminant à l’union de la gauche, ou plus précisément, du mouvement progressiste canadien.
Après Joe Harper, Stephen Martin!
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décembre 1, 2008 à 10:51
@Gilles Bousquet
Les jeunes de moins de 30 ans n’ont jamais entendu nos politiciens parler d’indépendance nationale. La seule chose que les péquistes leur ont parlé en 13 ans c’est du référendum! (le seul débat que j’ai vu en 13 ans c’est à TLMP où Joseph Facal avait planté Michael Fortier. Un débat en 13 ans!!!)
Ils connaissent à peine leur histoire nationale. Leur religion c’est l’environnement, la planète qui surchauffe, les nounours qui vont crever de chaleur sur la banquise en haut.
Voilà pour les 40 ans de péquisme. Un parti de gogos, un parti de naifs qui pensent que l’indépendance c’est comme une fleur; ça pousse tout seul.