4 décembre 2008
Le Parlement est fermé jusqu’au 26 janvier…
Publié dans |Les paris sont ouverts pour savoir si Stéphane Dion sera encore en selle au retour.
Et si la réponse est non, celui ou celle qui aura pris la relève aura-t-il comme première tâche de faire tomber le gouvernement à la première occasion ou de saborder le projet de coalition ?
Category: Politique canadienne
Commentaires
58 commentaires à “



décembre 5, 2008 à 16:25
Je suggère d’utiliser l’expression ” coup de gueule contre le Québec ” pour traduire ce “Quebec bashing” des derniers jours que plusieurs journalites utilisent.
Bien sincèrement, est-ce que cela changera quelque chose dans le climat de confrontation actuel que le Parlement soit ouvert ou fermé? N’est-il pas quoiqu’il en soit la plupart du temps fermé aux idées novatrices, à la collaboration honnête entre les divers partis qui le forment,au sens des valeurs humaines, à l’équité non monnayable?
Je désespère de suivre les péripéties de ces guignols et pourtant ce n’est pas faute d’intérêt puisque malheureusement ils nous représentent et que leurs décisions ont des répercussions sur notre vie collective.
On dit qu’il s’agit là de la démocratie, un idéal certes en comparaison d’une dictature. Ma déception est d’autant plus vive que parfois je me prends à espérer que nos élus s’élèvent au-dessus de la mêlée partisane et disent pour un que les actions d’un adversaire ont fait avancer positivement le débat, ou pour l’autre, que la coopération de l’opposition a facilité le règlement d’un conflit quelconque.
La démocratie dans notre pays est malade de ses lignes de partis que tous et chacun de ses députés et ministres suivent scrupuleusement, ces réponses toutes faites sans nuances aucunes forgées sur les intérêts mesquins liés à l’argent et au pouvoir et sur les silences pernicieux s’employant à taire les scandales comme on ferme les yeux sur la violence faite et l’inceste.
Je ne suis plus capable de suivre les débats en chambre violents et sournois, d’entendre tout un chacun députés et ministres nous servir la même rhétorique à l’effet que hors de leur programme et et de leurs actions il n’y a qu’hérésie et mauvaise foi. Ces messieurs dames baillent aux corneilles pendant la période de questions sans réponses intelligibles et sont d’une prétention crasse gonflant à la démesure l’indispensable rôle qu’ils ou qu’elles ont joué et dont on se serait sans nul doute passer.
Je suggère de les remplacer par des marionnettes parlantes ou des poupées soufflées à l’air du temps. Le dommage dans tout cela, c’est que plusieurs d’entre nos députés et ministres travaillent très fort pour nous représenter, toutefois leurs efforts sont noyés dans la rectitude et l’image sacro-sainte que l’on doit observer pour le grand bien de chacun des partis.
décembre 5, 2008 à 13:57
Bonjour Mme Hébert,
Meme sans vouloir un système proportionnel, les partisans du système actuel devraient se pencher sur les mécanismes développés par les partisans de la proportionnelle pour stabiliser les gouvernements. Le Conseil Démocratie et Citoyenneté de Montréal en a répertorié 5 pour ceux qui sont intéressés:
http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca/01/mono/2006/03/841766.pdf
décembre 5, 2008 à 1:05
Je suis très surpris du peu de considérations pour des critères démocratique dont font preuve les commentaires. Un Premier Ministre ayant de façon évidente perdu la confiance de la chambre, qui suspend le parlement ça sent la république de bananes.
J’aurais espéré que la Gouverneure Général ferait preuve d’innovation démocratique en déclarant que l’enjeu ne regardait que la chambre et qu’elle ne désirait pas y intervenir. La monarchie se retirant, la démocratie aurait suivi son cours.
On aurait avancé à tâton, nécessairement, les acteurs impliqués n’ont pas le mode d’emploi n’ayant jamais vécu la situation, mais ç’aurait été démocratique. Le gouvernement aurait été entre les mains d’un groupe ayant la confiance de la majorité des représentants démocratiquement élus.
Appliquer tout autre critère qu’il soit de stabilité ou ‘d’impératif de gouvernance’ est antidémocratique. Laisser la représentante de la Reine imposer le silence à la Chambre des Communes au moment où la chambre a retiré de façon explicite, bien que non encore officiellement exprimé, sa confiance au gouvernement mené par le député Harper, est dangereux pour la suite des choses, surtout que cette décision sera maintenant prise en compte dans le futur.
Questions en vrac:
Assisterons-nous à un salissage en règle de la coalition, Dion le premier, durant le temps des Fêtes?
Si la coalition PLC-NPD tient le coup jusqu’en janvier, la Gouverneure Générale lui accordera-t-elle la possibilité de gouverner ou dissoudra-t-elle la chambre pour retourner en élections sous prétexte que la coalition est post-élection?
Demande aux Libéraux:
Trouvez-vous un chef crédible, bon communicateur et surtout qui a le soutient de ses membres et des autres dans la coalition. SVP…pour Noël! Mais faites le pas pour moi, faites le pour vous.
décembre 5, 2008 à 1:01
Citations de Harper:
Au sujet du bilinguisme:
Ne vous y trompez pas. Le Canada n’est pas un pays bilingue. En fait, il l’est moins qu’il ne l’a jamais été. Le bilinguisme érigé en religion, c’est comme un dieu qui n’a pas pu faire de miracles. Cela n’a favorisé ni la justice ni l’unité, et cela coûte aux contribuables canadiens, à qui l’on se garde bien de le dire, des millions. » (Calgary Sun, 6 mai 2001)
Au sujet des indépendantistes:
« Si nous obtenons un jour un changement constitutionnel positif, ce sera parce que nous aurons affronté et battu ces gens et qu’ils collaboreront au sein de la fédération. »
(BC Report Magazine, 29 septembre 1997)
M.Charest a caché 2 ans le rapport sur la dégradation du français…
M.Charest, chef conservateur dirigea la campagne du NON en 1995.
Pas étonnant qu’il se soit déguisé en fantôme depuis 1 semaine.
Tous les moyens, même à long terme, sont mis en oeuvre pour nous étouffer.
décembre 4, 2008 à 23:16
Il sera probablement difficile de faire aussi vite, mais si les libéraux trouvent un nouveau chef d’ici là , ce ne serait pas étonnant de voir les Libéraux soutenir les Conservateurs si ces derniers leur font un clin d’oeil (i.e. quelques concessions). Ce serait plus facile d’être avec eux qu’avec des “séparatistes” et des socialistes. La coalition PLC-BQ-NPD a déjà du plomb dans l’aile, et avec tout ce qui s’est passé, difficile d’imaginer le NPD ou le BQ soutenir le PCC et ce dernier semble avoir un bon soutien dans l’opinion. Mais tout cela ne serait possible que sans Dion à la tête du PLC.
décembre 4, 2008 à 20:06
Harper is now a lame-duck. (Georges W. Bush)
décembre 4, 2008 à 18:41
J’avoue,
J’ai d’abord été emballé par l’idée de coalition. Cependant, il ne faut pas oublier l’impératif de gouvernance. Il faut le gouverner ce fichu pays. La fracture canadienne qui résulterait d’un “putch par coalition” serait creuse et irréparable pour plusieurs années. Les “Ouest-Canadiens” se sentiraient trahi par l’Est et ils auraient certainement un peu raison malgré l’arrogance dont a fait preuve M. Harper.
Je crois que la décision prise par Mme Jean est sage. Proroger, c’est laisser couler un peu d’eau sous le Parlement, c’est permettre à Harper de faire des tractations vers les libéraux et Dion (qui ne tombera pas j’en suis sûr), et c’est surtout éviter l’ouverture d’une fosse abyssale entre l’est et l’ouest du pays.
Pour ce qui est de l’avenir de M. Dion, je conçois difficilement qu’un Ignatief ou qu’un Rea se lancent dans une aventure qu’aucun analyste politique (pas même vous madame Hébert!) ne saurait prédire la conclusion. Les deux lascars gagnent beaucoup plus à attendre leur tour un an ou deux et à se lancer dans des eaux moins troubles et surtout, plus prévisibles.
décembre 4, 2008 à 18:16
Le plus intéressant dans cette crise politique n’est pas de s’inquiéter pour le déroulement de la chambre par sa prorogation, de toute façon un gouvernement ne peut passer des lois importantes ou majeures en étant minoritaire, mais c’est de voir pour qui les élus travaillent vraiment.
Stephen Harper nous a démontrer qu’il ne supporte pas même l’idée qu’une représentation Québécoise prenne part aux décisions fédérales même si la coalition ne ferait pas l’unanimité sur divers projets et qu’elle devrait y travailler pour ainsi satisfaire tous les partis, fédéraliste et nationaliste.
Le Canada de l’ouest ne fait pas confiance aux Québécois, ils pensent que le Bloc va de façon délibéré et systématique voter contre tout ce qui avantagerait le Canada, ils ont peur qu’on leur fasse ce qu’ils ont EUX l’habitude de faire à l’inverse.
Le Bloc Québécois analysera les projets de loi et si ça avantage le Canada sans être au détriment du Québec il votera POUR, il forcera ainsi les deux partis de coalition à travailler vraiment de concert.
Ne pas oublier que la coalition représente 62% le population du Canada et donc représentative.
Je crois quant temps de crise économique mondiale un gouvernement de coalition est nécessaire, il force les partis à mettre de côté leurs partisanneries contrairement aux Conservateurs de Stephen Harper pour qui l’orgueil a été piqué.