26 mars 2009

Lire en français à Toronto ou l’art de chercher une aiguille dans une botte de foin !

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De passage dans une grande librairie de Toronto hier, j’ai été étonnée d’entendre une cliente s’informer de l’emplacement de la section des livres en français.  Je ne sais pas s’il y en avait vraiment une mais je l’espère pour les lecteurs francophones de la région. La librairie de langue française la plus proche de la métropole canadienne est désormais…à Ottawa.


43 commentaires à “

Lire en français à Toronto ou l’art de chercher une aiguille dans une botte de foin !

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  1. 20
    Canadian bilingualism is a sham (I) - Le Petit Émerillon :

    [...] Via Chantal Hebert. [...]


  2. 19
    Warren Peace :

    @Richard Cyr – Ottawa (#13)

    Ah ben oui, ça fait 50 ans et plus que nous sommes des causes perdues, les francos qui ne sommes pas Québécois.

    Le plus grand danger qui guette les communautés francophones hors-Québec, c’est l’inconscience.

    Richard, vous faites partie des inconscients. Et n’y voyez rien de péjoratif. Au contraire, vous êtes fier de votre parlure, fier de vos origines, fiers du combat des francophones hors-Québec, et pour ces motifs, je me sens, moi, fier de vous.

    La situation, dans la région d’Ottawa, n’a rien à voir avec celle qui prévaut à Sudbury, à Sault-Ste-Marie ou à Kirkland-Lake. Ottawa partage le statut de capitale nationale avec Gatineau, qui offre aux francophones d’Ottawa un réseau et une masse critique de francophones que vous ne retrouverez nulle part ailleurs en Ontario, et nulle part ailleurs au Canada anglais, sous réserve de la “Sagouinie”, au Nouveau-Brunswick.

    Les petits-enfants de mon oncle Eugène, un fier Fransaskois marié à une québécoise francophone, ne parlent pas français.

    J’ai des amis à Elliott-Lake, Penetang, North Bay, Sudbury, Timmins, Kirkland Lake, Haileybury. La plupart ont des enfants, et la plupart de ces enfants sont en voie d’assimilation… Ju parwl frawnssay oune petite pô , qu’ils me disent.

    Revenons maintenant à Ottawa. Gloucester, plus précisément, dont `j’ai longtemps arpenté le très francophone secteur “Orléans”. Déjà, il y a 20 ans, y trouver la copie française d’un film en location, c’était mission impossible. Même quand le propriétaire et le personnel étaient francophones, 99% des copies en circulation étaient en langue anglaise, le cinéma franco-européen et québécois étaient absents des tablettes. Et les rares copies en langue française étaient regroupées dans une minuscule section, tout au fond: foreign language.

    Même au Québec, mon Blockbuster du coin a regroupé les films québécois et franco-européens dans une section langue étrangère. Quand je m’en suis étonné, le gérant m’a dit que c’est une politique de la compagnie.

    Cet honnête commerçant nous a si bien roulés dans la farine qu’il nous force à nous sentir, chez-nous, comme si les étrangers, c’était nous.

    Et vous me dites que les francophones hors-Québec ne sont pas menacés d’extinction? Vous me permettrez d’être un peu sceptique.

    Stephen Harper coupe les fonds à la SRC; c’est excellent pour survie de la francophonie hors-Québec, sans doute! Quant au gouvernement ontarien, il a sabré, il y a quelques années, dans les subventions aux organismes communautaires francophones de la région de Toronto; ces organismes ont congédié leurs permanents. Bof! Y en a pas, de problèmes! If you say so…


  3. 18
    C. Perron :

    Faut s’amuser un peu.

    http://vigile.net/Bienvenue-chez-les-S-tis


  4. 17
    Mario Goyette :

    Pas seulement dans les librairies, la langue française perd du terrain aussi sur les ondes radiophoniques.
    L’entreprise de démolition d’une des plus vieilles stations de radio en Amérique, CKAC, par le groupe Corus continue contre toute logique.
    Après 32 ans, l’émission de lignes ouvertes Bonjours la nuit animée par Jacques Fabi s’est éteinte à jamais pour question de rentabilité, des bobines pré-enregistrées succéderont à l’animateur sarcastique , au grand dam de son auditoire.
    Bonne retraite et je vous salue Jacques.
    Mario Goyette
    http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/2009/03/20090327-072306.html


  5. 16
    Simon Robert :

    Malgré tout le respect que j’ai pour ces francophones hors-Québec, une communauté francophone reste une “communauté” francophone. Et une communauté ce n’est pas un palier gouvernemental, au mieux c’est un lobby. Au Québec, nous les francophones, avons la chance d’être encore une majorité nationale. On devrait prendre tous les pouvoirs qui nous reviennent et fonder un pays à notre image, agir selon nos besoins et nos priorités, et ce, tout en respectant les minorité culturelles et historiques du Québec.


  6. 15
    Gilles de NDH :

    @Richard Cyr d’Ottawa. Vous allez être encore là dans 50 ans Richard, si nous sommes encore florissants ici au Québec dans 50 ans. C’est la raison pour laquelle il faut se radicaliser ici au Québec sur le sujet de la langue.

    Quand le fantasme canado-québécois, à mon avis une maladie mentale, voulant que nous soyons tous bi-culturels se sera réalisé, je ne donne pas plus d’une génération aux «francophones» hors Québec.

    C’est exactement le même processus qui a fait qu’aujourd’hui quand je rencontre des franco américains, les enfants des cousins de mon père, ils ont besoin d’un dictionnaire pour parler avec nous, et doivent utiliser Babel Fish quand ils nous écrivent tout croche. Jusqu’à l’âge de 6 ans me dit l’un d’eux, je ne parlais que français.

    Je pense que beaucoup de «francophones» hors Québec analysent mal les conséquences désastreuses du recul du français, pas dans le RO il est évident, mais au QUébec.

    Par analogie si vous permettez, je dirais que quand on coupe un arbre de ses racines, ça prend un temps avant que le feuillage flétrisse. pourtant la mort de l’arbre est inéluctable.

    Les racines du français au Canada c’est l’existence d’un Québec français. Et si le français semble persister dans le ROC, là où vous vivez Richard, ce n’est pas par effet de bonté et d’ouverture du peuple majoritaire anglais du Canada, c’est essentiellement parce que nous sommes là.

    Lisez le commentaire de jean Dextras (8), Lisez le commentaire de Serge Morin (2), et tremblez richard…

    Je suis d’avis qu’il faut toujours, et en cette matière en particulier, regarder les choses en perspectives. Parfois l’arbre cache la forêt vous savez.


  7. 14
    Canadien-Français :

    @ Gilles de NDH (5)

    Le français au Canada est bien vivant de l’Atlantique au Pacifique. C’est plate à dire mais ta rhétorique séparatiste en arrache, et ton désir d’occulter ma culture est une cause perdue.

    http://www.boutiquedulivre.com/index.html

    http://www2.umoncton.ca/cfdocs/librairieacadienne/index.cfm

    http://www.centrefora.on.ca/

    http://journaux.apf.ca/eauvive/index.cfm?Repertoire_No=2056716235&Voir=journal

    http://www.carrefour.ab.ca/index.html

    http://apf.ca/lefranco/

    http://www.lenord.on.ca/librairie.htm

    http://www.acfaedmonton.ab.ca/Acfa.html

    http://www.capacadie.com/moniteuracadien

    http://www.lenord.on.ca/entree-lenord.htm

    http://www.librairiemonette.com/

    https://www.librairieducentre.com/main.asp

    http://www.soirdesemaine.com/bio/index.htm

    http://www.lacolombiebritannique.ca/

    etc… etc…


  8. 13
    Richard Cyr - Ottawa :

    Ah ben oui, ça fait 50 ans et plus que nous sommes des causes perdues, les francos qui ne sommes pas Québécois.

    Coudonc, si nous sommes encore là dans un autre 50 ans, est-ce qu’un va pouvoir parler de “cause gagnée”? Ou au moins un terme plus chaleureux… “Les cadavres qui réchauffent”, peut-être?

    Très déçu pour la Librairie Champlain moi aussi. La plupart des premiers livres de ma fille y ont été achetés, à l’époque.


  9. 12
    Raymond Saint-Arnaud, État du Québec :

    Deux langues, deux mentalités, deux pays.

    Vive le Québec souverain!


  10. 11
    Gabriel Dumont :

    Ne vous plaignez pas trop, on va vous traiter de sectaires… Il faut se faire à l’idée.
    Dans un pays de tradition orangiste, le français n’aura jamais sa place.


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