25 juin 2009
Le départ (prévisible) de François Legault
Publié dans |Dans une entrevue qui préparait le terrain à son départ sur les ondes de Radio-Canada le mois dernier, François Legault expliquait combien il était contre-nature pour un entrepreneur comme lui d’avoir passé six ans dans l’opposition. Les gens d’affaires, expliquait-il, sont davantage prédisposés à l’action qu’à la critique.En l’écoutant, j’ai eu une pensée pour Belinda Stronach et David Emerson, ces deux recrues-vedettes fédérales du monde des affaires qui ont écrit une page de l’histoire des transfuges politiques en quittant leurs partis d’origine pour siéger ou continuer de siéger au cabinet plutôt que sur les banquettes de l’opposition. Pour ce faire, ils avaient d’ailleurs fait des voyages à sens inverse.
Les explications de David Emerson, passé directement du cabinet de Paul Martin à celui de Stephen Harper après les élections de 2006, allaient exactement dans le sens des conclusions de François Legault sur la culture d’opposition versus celle de l’entrepreneuriat.
Cette mentalité explique d’ailleurs en partie pourquoi une formation qui sévit dans l’opposition réussit rarement à recruter de grosses pointures économiques, à moins que les sondages ne la mettent sérieusement en piste pour le pouvoir.
Le lien vers l’entrevue, diffusée le 8 mai à l’émission de Christiane Charette, est ici.




juillet 8, 2009 à 18:11
• Claude Poulin écrit :
1 juillet 2009 à
La défaite péquiste dans Rivière-du-Loup, les sondages qui marquent le recul du PQ et du Bloc dans les intentions de vote, les démissions de François Legault et de Réal Ménard, sans compter ce qui se dit du plan Marois sur les blogues des partisans souverainistes, (v.Vigile.net), voilà autant d’événements qui marquent un point de rupture majeur dans le parcours de ce parti. En effet, ces événements sont autant de signaux dont les généraux et les officiers de ce parti devront prendre acte. Ce faisant, ils pourront réaliser que leurs savantes tactiques visant à profiter de toutes les circonstances pour tirer du bon bord les électeurs ambivalents ont été une grave erreur de stratégie. Ceux-ci, préoccupés par des menaces plus inquiétantes, expriment maintenant leur lassitude dans cette aventure. Il est probable que la plus périlleuse de ces tactiques fut la création du Bloc québécois en 1993. Une analyse fine et honnête de cette décision devrait démontrer que le but recherché dans cette démarche, soit celui de renforcer la cause, a plutôt eu l’effet contraire, car au lieu de la faire avancer, elle a alimenté l’ambivalence de ses électeurs plutôt que de la vaincre.
Face à cette situation, Daniel D. Jacques, philosophe et intellectuel indépendantiste respecté, a choisi la voie de la rigueur et de la lucidité. (v. La Fatigue politique du Québec français) en proposant à son parti de sortir de l’impasse actuelle par la voie du réalisme politique. « Le danger ultime de l’ambivalence, écrit-il, est de nous réfugier dans le rêve, à distance du pays qui se construit…Les élections du Bloc québécois à Ottawa témoignent de cette schizophrénie collective qui conduit à fuir la vérité effective de pays qui demeure, quoiqu’on en pense, le nôtre et à nous situer de nouveau, à la marge du pouvoir. » On peut comprendre que cet appel est très difficile à entendre pour ceux qui sont encore d’ardents souverainistes. Il y a là cependant une excellente matière à réflexion pour eux. Quant à ceux qui ne le sont pas, ils ont aussi des défis. Mais c’est une toute autre question! Claude Poulin Québec/Sillery
• 9
stephan écrit :
28 juin 2009 à
Il est plus difficile dans l’opposition de
réaliser des choses et d’exploiter son plein
potentiel,monsieur Legault est un homme d’action
pas juste de contestations.J’aimerai faire un
parallèle avec le bloc.Quand un député se présente
à une élection provinciale,il à des chances d’être
au pouvoir,au bloc c’est l’opposition éternelle.
Je reconnais que ce parti a fait bouger des dossiers importants mais en étant toujours dans
l’opposition il y a un gaspillage de talents
• 8
François 1 écrit :
27 juin 2009 à
François Legault était bien trop lucide et pénétrant pour la bande d’utopistes illuminés que sont les péquistes et les gauchistes.
Il aurait dû joindre le rang des adéquistes depuis longtemps (ou au pire des libéraux!). On s’amuse bien des prises de position de l’ADQ mais ils représentent ce qui se rapproche le plus de la réalité québécoise (la vraie!) et que la plupart des gens refusent de voir et ils nous ont montré le chemin à plusieurs reprises dans le passé (ils ont prévu les déficits structurels étatiques, la perte immense à la Caisse de Dépôt, etc.).
Je trouve extrêmement dommage qu’encore une fois, un bon politicien doive s’effacer devant la démagogie et le manque de pragmatisme que nous démontrent à chaque jour les gauchistes qui hantent certains partis politiques et groupes de pression. Ces gens sont prêts à tout pour conserver leurs petits privilèges, leurs subventions et leur pouvoir, même à nous tromper honteusement au détriment des générations qui nous suivent car ce seront elles qui devront finalement payer pour notre manque de réalisme. Nous vivons actuellement sur la carte de crédit de nos enfants et les gauchistes trouvent cela normal!
Ah…elle est belle leur “solidarité”…
• 7
Raymond Campagna écrit :
25 juin 2009 à
@ Claude Kamps
«le PQ devenir un parti socialisant à la Obama.»[Kamps]
Vous êtes comique. Que voulez-vous qu’il socialise que Charest n’a pas encore fait, ou Harper ?
• 6
Francois La Haye écrit :
25 juin 2009 à
Bon,
Pour la xième fois on voit une personne de talent quitter le PQ.
À mon avis, le problème du PQ vient surtout des différents genres qu’il essaie de ‘mixer’.
Tout d’abords les purs et durs de la souveraineté qui serait plus près du défunt RIN. Ceux-ci remettent toujours la souveraineté sur la sellette et font en sorte d’aliéner une partie de la population de leur parti.
Ensuite les sociaux-démocrates qui délaissent leurs convictions profondes pour le pouvoir; ceux-ci serait mieux servi idéologiquement par Québec Solidaire.
Et finalement, cette branche ‘entrepreneur’ tel que Legault qui aimerait la souveraineté mais qui semblent avoir des ambitions différentes pour le Québec que les sociaux-démocrates ou les ‘RIN’.
La fragmentation du PQ va aussi dans le sens de cette réforme électorale que le PQ avance depuis la nuit des temps et qu’il ne mettront jamais en place. Car ce parti perdrait beaucoup trop de plumes au profit des autres petit parti (solidaire, vert…) dans le cas d’une proportionnelle.
Cé poche comme dirait l’autre mais au nom de la souveraineté, ce parti perd de la substance. Legault en l’occurrence.
• 5
Claude kamps écrit :
25 juin 2009 à
Le déclin de l’option souverainiste est flagrant, tant que le fédéral ne fera pas trop de gaffe, le PQ sera dans l’opposition.
Le seul chemin vers la victoire est un retour au gros bon sens, ce qui manque cruellement à madame Marois.
Les purs et durs de l’indépendance devraient se trouver un autre parti, et le PQ devenir un parti socialisant à la Obama.
la prime est la prise de pouvoir à Québec et la cerise sur le gâteau une indépendance à la Luxembourgeoise….
Mais pour cela il faut des finances saines et une population qui comprend qu’a 7 millions on peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre…
• 4
jacques noel écrit :
25 juin 2009 à
Legault, Dumont, Forget. Chaque partielle va couter 600k aux contribuables. Vous ne croyez pas qu’il est temps de remettre en question toutes les primes de départ accordées aux politiciens?
• 3
Raymond Campagna écrit :
25 juin 2009 à
Les cimetières sont remplis de gens indispensables. Les partis fédéralistes ont aussi leurs stèles.
Le PQ est un véhicule pour les souverainistes. Il va effectuer un tournant pour prendre la bretelle d’accès des nouvelles générations vers l’indépendance.
Les individus passent… et sont remplacés par ceux qui poussent derrière.
Je me souviens.
• 2
Joseph Gervais écrit :
25 juin 2009 à
Enfin, un autre qui a compris.
Bon débarras.
• 1
Mario Fafard écrit :
25 juin 2009 à
Le départ de François Legault s’inscrit dans la continuité pour le P.Q. de faire du surplace. Incapable de profiter des bourbes du PLQ pour marquer des buts dans l’opinion publique, le P.Q. perd son meilleur franc-tireur en chambre. Dans le contexte de l’oposition et à la suite des défaites dans les partielles, il lui sera aussi difficile de repêcher des candidats de valeur que le Canadien de signer des joueurs autonomes de premier plan. Une victoire aux prochaines élections semblent aussi peu probable qu’une coupe Stanley. Devra-t-on encore une fois procéder à la nomination d’un nouveau coach?