2 juillet 2009
Le Clézio vs Jean Charest
Publié dans |Le projet de harnachement de la rivière Romaine fait couler de l’encre en France et, par médias interposés, suscite un débat entre le premier ministre Charest et l’écrivain Jean-Marie G. Le Clézio, Prix Nobel de littérature 2009. La lettre ouverte de l’écrivain, publiée dans l’édition d’aujourd’hui du monde, est à lire pour le style mais aussi pour un certain lyrisme au sujet de la nation innue (présentée comme une “tribu” en début de lettre.) Le compte-rendu de la réponse – nettement moins lyrique- de M. Charest est ici.Pour mémoire, Jean Charest était ministre fédéral de l’environnement pendant une partie de l’épisode Grande-Baleine au début des années 90. À l’époque, plusieurs des considérations évoquées par Le Clézio dans le cas de La Romaine avaient fini par avoir raison du projet, grâce notamment aux campagnes d’ une coalition arc-en-ciel d’artistes, d’écologistes et d’activistes menée des deux côtés de la frontière canado-américaine.
Mais il y a deux différences fondamentales entre les deux dossiers. Contrairement aux Cris qui étaient montés aux barricades contre Grande-Baleine, les leaders innus se sont ralliés au projet de La Romaine. Et il y a vingt ans, le débat sur les changements climatiques n’avait pas la même actualité qu’aujourd’hui, alors que les méga-développements hydro-électriques (et même nucléaires) sont largement perçus comme un moindre mal par rapport à la plupart des autres sources conventionnelles d’énergie.





août 7, 2009 à 12:17
Bonjour madame Hébert,
Le Québec a de l’eau en abondance, des lacs en abondance, des rivières en abondance (venez faire un tour en avion de Tadoussac à Blac-Sablon. Vous n’en croirez pas vos yeux.), des forêts en abondance, des terres vierges en abondance, des poissons en abondance.
Mais à en croire les gens de la ville et certains Français et écologistes, il ne faudrait pas harnacher une rivière sauvage, vendre un litre d’eau, couper un arbre, occuper un acre de terre vierge, pêcher un poisson ou un phoque.
Alors, crevons de faim et refusons d’exploiter nos richesses naturelles.
S’il fallait que l’on trouve du pétrole au Québec, j’entends déjà le tollé de tous ceux et celles qui montraient aux barricades pour qu’on le laisse dormir sous la terre où le Dieu Terre l’a déposé.
Assez ! c’est assez de morale des intellos, artistes et européens.
Gaétan Gauthier
Baie-Comeau
juillet 8, 2009 à 19:16
• jacques noel écrit :
3 juillet 2009 à
Depuis toujours ce fleuve est le domaine où nomadisent les Innus, tribu indienne connue au Québec sous le sobriquet de Montagnais»
lol….les Montagnais ont disparu de la carte. Ils ont été remplacés par les Innus qui venaient de l’Ontario et qui sont donc arrivés au Québec APRÈS nos ancêtres
• 12
Ollie écrit :
3 juillet 2009 à
@Michel
Merci monsieur, dois-je comprendre que si un jour j’envoyais mon CV à Hydro, vous seriez prêt à me fournir des références? Je serais effectivement enchanté et très fier de travailler pour une si illustre institution, sans compter que ça doit payer mieux que mon boulot actuel…
Quand à nos “belles rivières”, je constate souvent que plus elles sont loin d’où ils habitent, plus les gens les trouvent belles… Votre référence aux “populations déracinées” me fait sourire, (et même à tendre l’autre joue!) et me porte à croire que ça doit faire un bail que vous n’êtes pas passé par la Minganie.
• 11
Côté Marcel écrit :
3 juillet 2009 à
Bonjour Mne Hébert pouvez-vous dire à M.Charest de finir les dossiers ici au Québec avant de ouvrir d’autre dossier et de faire planter par la communauté Européenne et les dirigeants.
Mne.Hébert et lui mentionner ou le cirque est rendu car je pense qu’il est perdu un petit peu.