27 août 2009

Le Sénat, de moins en moins libéral mais toujours aussi partisan…

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Avec les nominations bleues foncées d’aujourd’hui,  plus rien ne distingue  Stephen Harper de ses prédécesseurs en matière de nominations partisanes au Sénat.

Une ex-secrétaire de presse du premier ministre, le président et le directeur-général du Parti conservateur et un ancien candidat québécois de cette formation font tous partie de la liste des neuf heureux élus (ou plutôt non-élus) à la Chambre haute.

Comme d’habitude, le tout est assaisonné d’un ou deux gros noms, susceptibles de diluer le caractère partisan de l’exercice.  Dans ce cas-ci, c’est l’ancien entraîneur du Canadien, Jacques Demers, qui fait office de tête d’affiche d’une liste somme toute désespéréent fidèle à la moyenne à laquelle nous ont habitué les premiers ministres précédents.

D’autre part, l”empressement de journalistes de renom à s’installer dans des fauteuils de sénateurs se confirme de nouveau. Après Mike Duffy et Pamela Wallin l’hiver dernier, c’est maintenant Linda Frum, anciennement chroniqueuse au National Post et à Maclean’s, qui accède au Sénat.

Gouvernement conservateur oblige, c’est dans les talles des commentateurs de droite que M. Harper recrute ses sénateurs. Paradoxalement, il s’agit, en temps normal, du terreau médiatique le plus hostile à l’existence d’une Chambre non-élue.

Avec ces neuf nominations, la position des deux principaux partis à la Chambre haute est de 53 libéraux contre 46 conservateurs sur un total de 105 (six autres sénateurs n’appartiennent à aucun des deux principaux partis.)

À moins d’un changement de gouvernement plus tard cet automne, les libéraux perdront leur majorité d’ici la fin de l’année. Deux de leurs sénateurs doivent en effet prendre leur retraite au cours des prochains mois.

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29 commentaires à “

Le Sénat, de moins en moins libéral mais toujours aussi partisan…

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  1. 29
    jacques noel :

    André Pratte se prononce en faveur d’un sénat égal. Cet éditorialiste n’en finit plus de s’enfoncer! Est-ce qu’il y a quelqu’un à La Presse qui va lui expliquer qu’il n’écrit pas pour les Albertains?

    http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200908/29/01-897124-le-senat-dans-mon-livre-a-moi.php

    «- chaque province devrait être représentée par le même nombre de sénateurs, ce qui ferait équilibre à la représentation proportionnelle prévalant aux Communes»


  2. 28
    Yvon Fleurent :

    “J’ai honte d’être Canadien.” (Adnane)

    Honte d’être conservateur fédéraliste droitiste.


  3. 27
    Loraine King :

    Je suis d’accord avec ce que vous écrivez, Monsieur Noel, mais je note aussi que le projet de réforme de Harper dans sa forme actuelle ne propose pas un Sénat triple-e : on ne parle pas d’un sénat avec une répartition du nombre de sénateur égale pour toutes les provinces. Je suppose donc que le Parti Québécois a d’autres raisons pour s’objecter au projet de Harper qui vise l’élection des sénateurs bien que le résultat n’engagerait pas le premier ministre à nommer les candidats élus. Garde-t-on la réforme du sénat comme outil de négociation ?


  4. 26
    jacques noel :

    @lorraine king

    Facile à comprendre. Dans une fédération, le sénat est là pour sureprésenter les petits États, pour compenser leur faible représentation à la première chambre. Pour le Québec, d’être ramener au niveau de l’Ile-du-Prince Édouard serait un désastre.


  5. 25
    Raymond Saint-Arnaud, État du Québec :

    Quelle farce (coûteuse) que ce Sénat canadien!

    Son abolition n’aurait comme seul résultat de faire épargner 60 millions de dollars par année aux contribuables canadiens (donc 13 millions pour les Québécois).

    L’abolition du Sénat, quel beau placement ce serait pour nous et les générations futures!


  6. 24
    Loraine King :

    En fait, il y a un bon nombre de péquistes qui commentent sur ce forum – ce serait intéressant de savoir pourquoi selon eux le PQ s’oppose à la réforme proposée par Harper.

    Est-ce parce qu’un Sénat élu changerait complètement la dynamique des relations fédérales provinciales et que la voie des provinces ne serait plus celle que l’on entend en provenance des assemblées législatives ? Les sénateurs élus auraient-ils la légitimité aux yeux du fédéral de représenter les provinces ? N’oublions pas que les sénateurs élus continueraient d’être membres des caucus politiques et que leur campagne électorale seraient financée par les partis politiques fédéraux – sans aucune restriction….


  7. 23
    Loraine King :

    A la liste de Thérèse Julien des opposants à la réforme du Sénat proposée par Harper il faudrait ajouter les provinces, incluant le gouvernement Québec qui s’oppose à cette réforme, avec l’appui unanime de l’Assemblée nationale.


  8. 22
    Thérèse Julien :

    M. Harper ne fait qu’utiliser les moyens du bord c’est tout.

    Il ne peut faire autrement puisque, nos chers “gaies lurons” de la pseudo “feue coallition” ie.: PLC, NPD, BLOC, ne voulait rien entendre d’un “Sénat élu” proposé par M. Harper alors…

    Et plus çà change et plus c’est pareil…

    P.S.: Demers -vs- Lapointe ?????…


  9. 21
    Loraine King :

    Ah bon, moi je compte 24 Québécois.

    Pensez aussi à ceci : Ted Kennedy fut élu sénateur en 1962 et il est mort sénateur à l’âge de 77 ans. Il fut donc sénateur pendant 47 ans ce qui est impossible au Canada puisque l’on doit avoir au moins 30 ans pour être nommé et l’on doit prendre sa retraite à 75 ans.

    En fait, la moyenne d’âge des sénateurs élus américains est sensiblement la même que celle des sénateurs canadiens. Notre Sénat de non-élus (45 nouveaux sénateurs en 5 ans) se renouvelle plus rapidement que le sénat élu américain.

    Il faut être riche, voire millionnaire, pour être élu sénateur aux Etats-Unis et avec le projet d’élection des sénateurs de Harper, il n’y aurait aucune limite de dépenses lors des élections sénatoriales. On ne sera pas surpris de retrouver l’architecte des IN-AND-OUT sur la liste des nouveaux sénateurs nommés hier par Harper.

    AVIS A CEUX QUI SE SONT FAIT ENFIROUAPPER PAR LA PROMESSE D’ELECTIONS A DATE FIXE DE HARPER

    Le projet de Harper n’obligerait en rien un premier ministre de nommer le gagnant d’une élection sénatoriale. C’est une prérogative constitutionnelle du premier ministre.

    Les citoyens devront sérieusement s’informer. Ne comptez pas sur les journalistes pour le faire à votre place. Ils sont de toute évidence plus intéressés à agir de sorte à se retrouver sur la liste des nominations sénatoriales !


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