27 novembre 2009

Enquête sur le dossier des détenus afghans, destination: nulle part

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Dans ma chronique du Star, j’explique pourquoi le comité parlementaire qui examine actuellement le dossier des détenus afghans a peu de chances d’arriver à une réponse concluante.

En résumé, confrontés à des versions contradictoires en provenance de sources également respectables, les députés n’ont aucun espoir de départager le vrai du faux s’ils n’ont pas accès aux nombreuses notes de services qui sont au coeur du litige.

Or, malgré les engagements du gouvernement à fournir cette documentation, rien ne garantit que les notes de service ne seront pas fortement censurées au préalable ou qu’elles seront livrées dans un avenir rapproché.

C’est dommage parce que ce comité est composé, tout au moins du côté des trois partis d’opposition, de députés studieux et solides qui sont très au fait des tenants et aboutissants du dossier afghan. Avec des moyens comparables à une commission sénatoriale américaine, il ne fait pas de doute que le groupe réussirait à faire la lumière sur le litige.

En attendant, parmi les nombreux arguments à la décharge du gouvernement avancés cette semaine par les anciens responsables de la mission, il y a en a un qui m’a particulièrement frappé.

Comme le gouvernement, les militaires et le haut-fonctionnaire qui ont défilé devant le comité ont soutenu qu’ils n’avaient aucune raison solide de croire qu’un ou des détenus afghans transférés par le Canada aux autorités locales avaient été torturés, tout au moins jusqu’à ce que le Globe and Mail publie un article sur le sujet en 2 007.

Du même souffle, par contre, ces mêmes témoins reconnaissent que la torture était universellement répandue dans les prisons afghanes au cours de la période en litige. Hier, l’ancien sous-ministre David Mulroney a également admis que jusqu’à l’adoption d’un protocole plus robuste en 2 007, les autorités canadiennes ne disposaient pas de moyens pour suivre à la trace les détenus qu’elles remettaient à leurs partenaires afghans.

Comment alors expliquer une telle certitude au sujet de leur sort ?

L’armée canadienne cousait-elle des unifoliés sur les effets personnels de ses détenus pour les mettre dans les bonnes grâces de leurs futurs geôliers ?

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15 commentaires à “

Enquête sur le dossier des détenus afghans, destination: nulle part

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  1. 15
    Roberto Moranduzzo :

    Bonjour,
    Vu que l’opération en Afghanistan est sous l’égide de l’ OTAN pourquoi ne pas avoir des prisons communes, gérées par la même organisation donc toutes les nations seraient mises à contribution à parts égales pour entretenir les prisons? Les Canadiens, les Americain,les Britanniques sont dans les secteurs plus dangereux donc plus des prisonniers pourquoi devraient-ils payer pour les autres nations qui ont à gérer un nombre moins important des prisonniers? Toute autre question est de la foutaise,dû au laxisme des Français,Allemands,Italiens,Hollandais(nommés comme exemple de droiture par un docteur d’Université de Toronto,combien des soldats néerlandais sont-ils morts?) et qui encore en Europe !!!!!!!!!!!


  2. 14
    Thomas B. - Demeules :

    Calgary(no 12), les p’tites filles n’ont pas besoin de la torture faite par les grands, pour être heureuses, surtout si c’est pour faire du mal à leur papa, leur maman, leur grand-papa, leur grand-maman, leurs cousins et cousines, ou à de simples innocents. Elles n’ont pas besoin de ce monde-là.

    Pourquoi faites-vous passer M. Harper pour quelqu’un de méchant et cruel en défendant l’inacceptable ?

    La cruauté vous tient bien à coeur. Allez-vous encore passer une belle journée à défendre la torture ?

    Il y a tellement de choses vraiment plus positives à défendre. Je suis certain que les conservateurs n’en manquent pas.

    Voyons, Calgary, un p’tit effort de réflexion…


  3. 13
    Laurent Emond :

    @Calgary

    “Moi tout ce que je veux c est que les femmes et les petites filles soient liberes de ces monstres.”

    Et j’aimerais comme vous penser que les barbares ne sont plus au pouvoir là-bas…

    Et je voudrais penser que nous ne sommes pas des barbares en Afghanistan. Que nous ne sommes pas complices des tortionnaires.

    Si l’honneur a encore un sens, il y a des politiciens et des hauts gradés qui devraient mourir de honte d’avoir déshonoré les soldats qui se battent au risque de leur vie et le peuple qu’on a trompé.

    Mais nous pouvons être sans crainte. Personne ne sera responsable de cette infamie. Le sens de l’honneur n’est plus ce qu’il était.

    PS J’aimerais bien savoir ce que le général Dallaire pense maintenant de ce qui se passe là-bas, de la torture et du sens de l’honneur des hauts gradés de l’armée.


  4. 12
    Calgary :

    M. Emond.. heureusement les barbares ne sont plus au pouvor..apres 2006 les conservateurs ont vu a modifier les regles..si regles il y a…afghans contre afghans ils sont tous ennemis entre eux. On fait ce qu on peut, mais les tribus de 2 mille ans se feront toujours la guerre et
    s’ entretueront toujours. Moi tout ce que je veux c est que les femmes et les petites filles soient liberes de ces monstres.


  5. 11
    Tom Voeckler :

    Oui, que les parlementaires aient accès aux documents, pardieu rien de plus souhaitanble!

    Mais, vous noterez que le ltgén Mike Gauthier a dit qu’il souhaitait que les documents soient remis dans les plus brefs délais aux membres du comité. Cela dit, il a bien pris soin de préciser ”a redacted version” – c’est-à-dire une version épurée par… les membres des Forces canadiennes, aidés en cela par leurs avocats militaires du Bureau du Juge-avocat général…ces derniers étant soumis à la chai8ne de commandement militaire.


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