1 février 2010
M. Prentice souffle le chaud et le froid à Calgary…
Publié dans |48 heures après avoir formellement aligné les cibles de réduction de gaz à effet de serre du Canada sur celles des États-Unis, le ministre fédéral de l’environnement prenait la parole à l’Université de Calgary.
Voici trois extraits de l’allocution de Jim Prentice – je vous donne le texte original anglais parce que la traduction est de moi, celle du ministère n’étant pas complétée.
1-Au sujet de la nécessité d’arrimer la politique canadienne à celle des Américains et du danger, par comparaison, d’efforts unilatéraux comme ceux du Québec pour réduire plus agressivement ses émissions de gaz à effet de serre:
One of the most glaring examples of the folly of attempting to go it alone in an integrated North American economy is the new, and unique, vehicle regulations introduced by Quebec. These ensure that consumers will basically have to leave that province to buy their vehicles, to avoid levies of up to five thousand dollars, because seventy-five percent of the latest car and truck models don’t conform to the new rules.
Traduction: Les nouvelles normes imposées aux véhicules automobiles par le Québec sont un des exemples les plus flagrants de la folie sottise de tenter d’agir unilatéralement dans une économie nord-américaine intégrée. Parce que 75% des modèles récents de véhicules ne sont pas à la hauteur des nouvelles normes, ces dernières vont forcer les consommateurs québécois à quitter la province pour acheter leurs automobiles pour éviter de payer jusqu’à 5 000 dollars en frais supplémentaires.
2-Au sujet de la nécessité d’encadrer plus efficacement, en termes environnementaux, les sables bitumineux de l’Alberta:
The development of the oil sands and the environmental footprint of these industrial activities have become an international issue and as such, they now transcend the interests of any single corporation. What is at issue on the international stage is our reputation as a country.
Traduction: Le développement des sables bitumineux et leur empreinte environmentale sont devenus un sujet d’intérêt international. À ce titre, la gestion de cette empreinte transcende les intérêts d’une seule compagnie. Ce qui est en cause, c’est notre réputation internationale.
3-Au sujet de l’obligation faite au gouvernement fédéral d’imposer un assainissement de ses pratiques à l’industrie énergétique:
Absent this kind of Canadian leadership, we will be cast as a global poster child for environmentally unsound resource development. Canadians expect and deserve more than that.
For those of you who doubt that the government of Canada lacks either the willingness or the authority to protect our national interests as a ‘clean energy superpower,’ think again. We do and we will. And in our efforts we will expect and we will secure the co-operation of those private interests which are developing the oil sands. Consider it a responsibility that accompanies the right to develop these valuable Canadian resources.
Traduction: En l’absence de leadership canadien sur ce front (les sables bitumineux), nous allons devenir une figure emblématique d’un développement nuisible pour l’environnement. Les Canadiens méritent mieux que cela.
Ceux d’entre vous qui doutent de la volonté ou de l’autorité du gouvernement du Canada de protéger nos intérêts nationaux à titre de “grande puissance énergétique propre” se trompent. Nous avons cette autorité et nous allons imposer cette volonté. Et dans nos efforts, nous allons exiger et obtenir la coopération des intérêts privés qui exploitent les sables bitumineux. Considérez que c’est une responsabilité qui est intrinsèque au droit d’exploiter de précieuses ressources canadiennes.
Mise à jour: À midi hier à Calgary, une quinzaine d’heures plus tard ici, la version française du discours.




février 4, 2010 à 15:09
Je trouve bizarre que M.Charest vilipende M.Prentice parce qu’il s’aligne sur la politique américaine alors que lui-même s’aligne sur la politique d’un seul état américain :la californie.
Il est vrai que c’est la Californie qui nous ressemble le plus avec les plus hauts taux d’endettement aux Etats-Unis, Ils sont presque en faillite, Si c’est ça qu’on veut !!
Les québecois paient déjà plus cher leur véhicules automobiles sous prétexte que les quantitées sont moindres et les distances plus grandes Alors s’il est vrai que les normes sont différentes pour le Québec et quelques autres …quelle belle raison supplémentaire pour nous les vendre encore plus chers .
On est vraiment différent on paie 30 à 35 % plus cher que les autres provinces pour nos grands travaux de construction. Pendant ce temps M.Charest nous fait miroiter un bel environnement…..l’art de noyer le poisson… de contribuable
février 2, 2010 à 23:58
Je n’ai aucun doute sur l’intelligence de Jim Prentice Linda, cependant ce qui m’horipule le plus en politique c’est justement de voir des gens de cet acabit ou encore ayant une certaine prestance s’abaisser à ce point pour une limousine, saviez-vous qu’un simple sous-ministre, lire fonctionnaire non-élu, gagne une fois et demie la salaire d’un ministre, aussi avec la limousine fournie sans risque aucun de ruiner sa réputation. Si vous analysez la situation Prentice était, jusqu’à tout récemment le ministre le plus susceptible de porter ombrage à Harpès et c’est le moyen utilisé pour l’écarter éventuellement. C’est en panique que Prentice et Paradis sous peu lancent toutes sortes d’assertions sachant que leurs maladresses sont explicement démontrées.
février 2, 2010 à 20:23
@ 1Michel février 1, 2010 à 19:01
En 1973 il se vendait des Renault 13 au Québec affichant dans la vitre arrière qu’elles étaient conforme aux lois de la Californie.
Les véhicules de l’ensemble de l’Amérique du Nord sont conformes aux lois californiennes.
Des naïfs ignorants pensent que les constructeur automobiles font un modèle pour chaque état et chaque pays à grands coûts.
février 2, 2010 à 12:36
Avant de dépolluer la nature il faut dépolluer les esprits . Mission impossible
février 2, 2010 à 12:12
Prentice ne m’a jamais semblé très bien pourvu en matière grise, c’est d’ailleurs un prérequis pour siéger au conseil des ministres de Harper. Le Québec se pose en leader canadien et le fait en collaboration avec des États américains et ensemble, nous représentons suffisamment de ventes d’automobiles pour contraindre les fabricants d’automobiles à nous livrer des véhicules semblables à ceux qu’ils livrent aux pays européens, à la Californie et aux États qui ont adopté une réglementation similaire. Quant aux Québécois qui voudraient acheter leur véhicule ailleurs, il est facile de les en empêcher en refusant tout simplement d’immatriculer un véhicule acheté en-dehors du Québec. Nous avons le gros bout du bâton avec l’immatriculation, à nous de l’utiliser.
Prentice n’a aucun plan pour l’environnement, il veut copier les USA et demeurer à leur remorque. C’est ce qu’il appelle une économie intégrée et que j’appelle une économie bitumineuse. Si les USA avaient une politique environnementale agressive, il n’y a aucun doute que Prentice refuserait de s’y conformer, je me demande quelle raison il trouverait. Ces réformistes font flèche de tout bois pour continuer à protéger les pollueurs albertains.
février 2, 2010 à 10:19
Je ne sais pas si vous avez écouté le reportage de l’émission Enquête du 28/01 dernier, sur le contrôle de l’information du gouvernement Harper. Si non, aller le revoir sur le web.
Ce gouvernement manipule l’information à sa guise pour arriver à ses fins partisanes. Il ment à la population de façon dangereuse, alors, quand j’entends un ministre essayer de justifier une position de son partie, je ne lui fait absolument pas confiance.
L. Tremblay
février 2, 2010 à 8:44
En finalité, dans le système actuel les dirigeants sont préoccupés par la santé.
Je parle bien sur de la santé financière.
février 2, 2010 à 8:29
Donc monsieur Prentice, la Californie et 5 autres états des Grands-Lacs qui vont en avantavec les objectives 20% GES et qui représentent 45% des achats de voitures sont tous fous.Faut bien avoir des fous qui pèsent sur la pédale des réductions GES dans notre économie nord-américaine semble-t-il intégrée que les autres plus fous qui restent au neutre.
février 1, 2010 à 19:01
Je crois que M. Prentice est malhonnête sur la question des véhicules automobiles au Québec. Voici ce que j’en sais, (je me trompe peut-être, je n’ai pas la prétention de vérité absolu):
La norme que le gouvernement du Québec veut adopter est la norme de la Californie. Pendant longtemps cette norme était le fait exclusif de cet état. Mais je crois que depuis quelques années d’autre état ont adopté cette norme.
Dès lors il est faux de prétendre que ça va augmenter le coût des véhicules, car ces véhicules sont déjà construit.
Il faux aussi de prétendre que les québécois devront aller dans une autre province acheter leur véhicule. Les véhicules neufs vont fort possiblement être pourvus d’une étiquette “pas pour la vente au Québec”, tout comme il y a actuellement une étiquette qui interdit la vente des véhicules canadiens à des américains. Dès lors si l’acheteur n’a pas la bonne adresse (lire à l’extérieur du Québec) il ne pourra se porter acquéreur dudit véhicule.
Au surplus les manufacturiers automobiles vont être heureux de savoir qu’il y a un autre endroit ou ils peuvent (doivent) vendre des véhicules avec des normes sévères. En effet la vente d’un plus grand nombre de véhicules à faible émission va leur permettre de conserver leur moyenne globale de production automobile plus facilement.
Je comprend que c’est un effet pervers, mais amélioration il y aura quand même au bout du compte.