15 mars 2010

Les conservateurs et le Québec : de mal en pis

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Si la tendance se maintient, Stephen Harper pourrait se retrouver avec un caucus du Québec composé presque seulement de sénateurs après la prochaine campagne.  C’est ce que sous-entend le dernier coup de sonde de Léger Marketing sur les intentions de vote fédérales au Québec.

En surface, rien n’a vraiment changé dans l’alignement québécois des partis et la formation de Stephen Harper est toujours en troisième place à 17 %, loin derrière les libéraux (25 %) et le Bloc québécois (37 %).  La nouveauté, c’est que le Parti conservateur (28 %) glisse dans sa forteresse de la région de Québec où le Bloc se retrouve au premier rang (34 %)  dans les intentions de vote. Ce glissement, s’il se confirme, pourrait coûter la moitié de sa députation québécoise au PCC.


16 commentaires à “

Les conservateurs et le Québec : de mal en pis

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  1. 16
    Félix Grenier :

    La correspondance entre les investissements dans les comtés et l’affiliation partisane des députés est tout sauf valide. Dans la région de Québec par exemple, si on en parle, les comtés de Christiane Gagnon (Québec) et Pascal-Pierre Paillé (Louis-Hébert)-(2 comtés du Bloc Québécois) réunissent à eux seuls 70% des investissements fédéraux dans la région.
    Ce serait de toute façon des pratiques bien proches de la collusion si on pouvait attribuer un rapprochement sérieux entre le parti élu au niveau local et les investissements locaux. Je ne suis pas certain que les Québécois et les Canadiens approuveraient de telles pratiques.


  2. 15
    Gilles :

    Franchement les gens de Québec … réveillez-vous. Avons-nous vraiment besoin de nos “dignes” représentants de Charlesbourg, de Sainte-Foy et de la Rive-Sud. Qu’est-ce que ces gens contrinuent à notre environnement? Quand Stephen Harper aura réussi à se donner assez de sièges dans l’Ouest du pays pour gouverner sans avoir besoin des quelques sièges du Québec, vous pourrez les compter sur le bout des doigts les investissements fédéraux à Québec et dans la région.

    Le Bloc? Du vent, du vent et toujours du vent. Des bons gars mais “Qu’ossa donne”.

    Et tant que les libéraux seront “pognés” avec le grand flanc mou sans couille ni colonne vertébrale et bien on ira pas loin. Vite que le PLC se débarrasse de lui pour pouvoir contrer l’implantation “harpeurienne”. On a besoin d’un leader dynamique et charismatique.


  3. 14
    Jacques Boivin :

    @Eric :

    Quels généreux investissements?

    Le Super PEPS?
    Le Manège militaire?


  4. 13
    Linda Hart :

    Encore les rêveurs à l’oeuvre, ceux qui s’imaginent, pauvres naïfs, qu’en votant PLC ou reform le Québec aura du pouvoir à Ottawa. Quelle farce. À l’époque de Trudeau, les Québécois votaient massivement pour le PLC, avec comme résultat qu’on nous a passé une constitution que nous n’avons jamais signée et que nous ne signerons jamais, une constitution dans laquelle on a enchâssé une charte qu’on nous applique, même si nous ne l’avons pas acceptée, systématiquement pour démolir la Loi 101 et tout ce qui concerne la protection de notre langue et de notre culture, comme on a pu le constater avec le sort fait à la Loi 104 (écoles passerelles).Pourtant, il y avait un paquet de députés du Québec dans l’équipe de Trudeau et aussi des ministres. Ont-ils pris notre défense ? Non, pas du tout, ils se sont écrasés et ont joué les marionnettes de service.

    Nous avons un parti fédéraliste au pouvoir à Québec et un PM conservateur au Québec et à Ottawa. Le fédéral n’a toujours pas payé les 2,4 milliards qu’il nous doit pour l’harmonisation des taxes et Hydro n’a toujours pas d’entente avec le fédéral, similaire à celle d’Hydro-One, ce qui nous fait perdre 250 millions. C’est bien joli d’affirmer faussement que le Bloc ne fait rien, mais Patapouf le fédéraliste qu’est-ce qu’il fait lui de si merveilleux ?

    Je ne vois pas d’intérêt pour le Québec à voter PLC, un parti contrôlé à Bay Street ou reform, un parti contrôlé à Calgary. Le Bloc nous a toujours défendu, il a brassé la cage plus souvent qu’à son tour et surtout, il accomplit un travail colossal au niveau des commissions parlementaire. Ceux qui connaissent le milieu politique d’Ottawa vous diront que les députés du Bloc sont toujours les mieux préparés, qu’ils travaillent fort et que leur pouvoir est bien réel au sein des commissions parlementaires et des différents comités auxquels ils participent.

    Ce n’est pas parce que Harper dit quelque chose que cela est vrai. En général c’est plutôt le contraire. Je ne vois pas non plus l’intérêt de voter pour un parti qui nous ramène au temps de Duplessis où, quand il y avait une route pavée, on savait que les citoyens avaient voté du bon bord, les autres se contentaient de la gravelle. Voter pour un parti qui pratique ce genre de saupoudrage peut peut-être sembler intéressant à ceux qui se font saupoudrer actuellement, ce n’est toutefois pas une manière de gouverner qui soit souhaitable dans un pays qui se prétend démocratique et où le gouvernement devrait prioriser le développement social et économique et non s’intéresser à mettre en place des mesures propres à favoriser sa réélection aux dépens de l’avenir du pays.


  5. 12
    Eric :

    Pas sûr que la région de Québec est prête à ses passer des généreux investissements du fédéral qu’elle reçoit à titre de seule région non-bloquiste (et donc non bloquée économiquement).


  6. 11
    nicolasg :

    Vite, envoyez un messager prévenir Sir Ignatieff que la forteresse conservatrice est sur le point de tomber. Il est peut-être temps pour lui de faire preuve de leadership et de déclencher des élections sur le budg… oh.

    La réalité est qu’il ne se passera pas grand chose avant 4 ans, lorsque la démographie donnera 12 sièges de plus dans l’ouest et au moins 10 en Ontario.

    D’ici là, on peut bien spéculer sur les sondages, ça passe le temps.


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