23 juin 2010

Échec de Meech : une « distincte » perte de temps

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Le vingtième anniversaire de l’échec de Meech fait couler bien peu d’encre dans les médias du reste du Canada et suscite encore moins de réflexion sur les conséquences, pourtant durables, qui en ont résulté.

Dans le Globe and Mail, le chroniqueur Andrew Cohen qui est le président de l’Institut Dominion-Historica présente le torpillage des efforts de Brian Mulroney pour normaliser la situation constitutionnelle du Québec comme un triomphe populiste (et certainement populaire). Sa chronique est coiffée du titre : Nous avons survécu à la mort de Meech.

À lire le texte, on pourrait croire que la crise constitutionnelle de 1990 a été sans vrai lendemain – tout au moins dans la mesure où le Non l’a emporté de justesse au référendum de 1995.  Dans la même veine, l’ancien premier ministre Jean Chrétien affirme que le débat de Meech est à inscrire dans la colonne des ¨pertes de temps¨.

Cette prétendue perte de temps a néanmoins :

1 – entraîné la formation du Bloc québécois : un parti dont l’existence est aujourd’hui largement responsable de l’élection à répétition de gouvernements minoritaires à Ottawa.

La longévité du Bloc québécois est à la source d’une bonne partie des difficultés de plus en plus systémiques des libéraux fédéraux- et elle n’est pas étrangères aux réflexions récentes de Jean Chrétien au sujet d’une nouvelle configuration PLC/NPD.

2 – imposé l’immobilisme en matière de réforme institutionnelle : le rapatriement de la Constitution en 1982 devait ouvrir la porte  à une modernisation des institutions fédérales.  Depuis les échecs de Meech et de Charlottetown, la porte constitutionnelle est barrée à double tour.

Le résultat, c’est que le Canada du 21e siècle est forcé de fonctionner avec des institutions façonnées à l’image de ce qu’il était au 19e siècle. Le Sénat – que le gouvernement actuel a largement renoncé à réformer – est un cas d’espèce.


23 commentaires à “

Échec de Meech : une « distincte » perte de temps

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  1. 23
    Raymond Campagna :

    C’est bien connu que les fédéralistes n’ont aucun intérêt corporatiste bourgeois, selon François 1, et que les libertariens et les droitistes n’agissent que par altruisme et nullement pour satisfaire leurs intérêts personnels.

    Un autre dogme échevelé.


  2. 22
    François 1 :

    @ C. Perron:

    Il y a longtemps qu’on a compris le petit jeu des séparatistes pour qui, quoique le Canada consente à leur attribuer, ce ne sera JAMAIS ASSEZ car s’ils acceptaient les faveurs que leur donneraient notre pays, Le Canada, cela signifierait la FIN de leur existence.

    Je le répète: ils font passer leurs intérêts corporatistes bourgeois bien avant ceux de la nation québécoise.


  3. 21
    Raymond Campagna :

    «Alors de voir ces hypocrites s’insurger aujourd’hui de la mort de Meech il y a 20 ans me fait gerber.» >> François !
    - – - – - – - – -

    On veut des noms et des preuves.

    Ps. Vous gerbez, vraiment ?


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