28 juin 2010

Une Constitution… pour l’Alberta

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C’est une des résolutions adoptées cette fin de semaine dans le cadre du congrès annuel de la Wildrose Alliance – le jeune parti qui bouscule actuellement les cartes politiques en Alberta. La formation de Danielle Smith a confirmé ses aspirations autonomistes (dans le cadre fédéral) en adoptant une série de résolutions en ce sens,  y compris la proposition de doter la province d’une constitution distincte. À l’extérieur du Québec, c’est la première fois, à ma connaissance, qu’un parti fait cette suggestion.

Dans un discours que des commentateurs albertains chevronnés ont décrit comme percutant, Danielle Smith s’en est particulièrement prise à la gestion par le gouvernement conservateur des sables bitumineux de sa province.

En voici un extrait qui n’est pas sans rappeler un certain débat sur l’hydro-électricité au Québec :

«Alberta must be taken seriously on the global stage. (…) You don’t sit on the world’s largest oil reserves and get treated as a junior partner. Yet somehow, this government has managed to achieve that. »

Le discours – en différé – est accessible ici.

** Dans une chronique publiée dans le Star le mois dernier, j’explique comment l’arrivée simultanée de Danielle Smith et de Pauline Marois au pouvoir, en plus d’installer une fois pour toutes des femmes à la table du pouvoir,  pourrait bousculer la dynamique fédérale-provinciale.


27 commentaires à “

Une Constitution… pour l’Alberta

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  1. 27
    Calgary :

    @26Gaston Carmichael ..vous dites .Le programme du Wild Rose est bien enthousiasmant, mais s’ils ne sont pas prêt à “brasser la cage”, son impact se limitera à changer l’establisment politique de l’Alberta

    C’est exactement ce que nous voulons, nous sommes canadiens et voulons le rester. Si vous voulez changer le Canada, rien ne vous en empeche de le faire , mais ce n’est pas notre mission.


  2. 26
    Lin Auger :

    Faurait-il que le Quebec vende le grande partie de son électricite aux USA et que nouspayions plus cher notre énergie comme en Alberta?


  3. 25
    Gaston Carmichael :

    …les Wild Roses ne sont pas séparatistes, a peine 2% des albertains le sont.”

    Le Wild Rose d’aujourd’hui me fait beaucoup penser au PQ de 1976: Il suscite beaucoup d’espoir et d’enthousiasme.

    La constitution actuelle de Canada fait que le vrai pouvoir réside à Ottawa. Magré toute la ferveur suscité par le PQ, le Québec a finalement dû prendre son trou devant la toute puissance d’Ottawa.

    Considérant sa faible population, l’Alberta a un poids démocratique et politique plutôt faible au Canada.

    Le Wild Rose ne cherche pas la séparation. La constitution est bien garder sous clé à Ottawa. Alors, à part les beaux discours, par quels moyens le Wild Rose pense-t’il pouvoir faire évoluer le Canada?

    Pour l’instant, je n’y vois que de la pensée magique. Et Ottawa, a beaucoup d’expérience à gérer ce genre de menace.

    Le programme du Wild Rose est bien enthousiasmant, mais s’ils ne sont pas prêt à “brasser la cage”, son impact se limitera à changer l’establisment politique de l’Alberta. Son avènement n’aura que des répercussion néglibeable à l’extérieur des frontières de cette province.

    Pour espérer aller plus loin, ils devront forger des alliances avec d’autres provinces. Mais, après les avoir tous traitées de BS, cela ne sera pas facile. D’ailleurs, le Québec a déjà tenté d’utiliser cette stratégie, mais Ottawa a toujours été très habile à le contrecarrer.

    Malgré tout, je souhaite bonne chance à Calgary et au Wild Rose.


  4. 24
    Yvon Fleurent :

    @ hébert gregory

    “Nous sommes tous un pays de colonisateurs, qui exploitent les terres autochtones…”

    Si je comprends bien vous voulez que nos enfants se partage les terres du Nunavut et du Nunavik!!!

    Et bien?

    Vive la démocratie!


  5. 23
    The Green Doctor :

    L’autre élément intéressant de la plate-forme de la Wildrose Alliance dont on pourrait s’inspirer est évoqué dans le premier de ce billet.

    En effet, celui-ci porte sur la notion – a approfondir – de “services essentiels” offert par un état. Que celui-ci soit provincial ou fédéral, cela vaudrait le coup/coût d’y penser et d’agir collectivement.

    Bien entendu, cela ne résoudrait pas comme par magie la crise des finances publiques pour aucun PM en place en ce moment puisque l’essentiel représente, au niveau provincial, les trois postes de dépenses les plus importants pour une société le moindrement équitable et prudente : l’éducation, la santé et l’aide sociale.

    Toutefois, au niveau fédéral, au-delà des dépenses extravagantes concernant les sommets du G8 et du G20, il y a les dépenses militaires – qui ont littéralement exposées au cours des dernières années – qui pourraient être aisément remises en question. Surtout en comparaison avec les dépenses allouées aux programmes humanitaires.

    A moins que les achats militaires soient bel et bien considérées comme des “dépenses humanitaires” par certains et comptabilisées comme telles…

    En passant, et pour faire un lien avec le billet précédent de madame Hebert, une petite citation.

    “Of all the enemies to public liberty war is, perhaps, the most to be dreaded because it comprises and develops the germ of every other. War is the parent of armies; from these proceed debts and taxes … known instruments for bringing the many under the domination of the few.… No nation could preserve its freedom in the midst of continual warfare.”

    — James Madison, Political Observations, 1795

    Petite question, pour le fun, a l’attention des fans du “small is beatiful” en ce qui concerne le rôle de l’état : depuis quand et dans quelles circonstances les impôts ont-ils été institués principalement ?

    Pour soutenir l’effort de guerre, merci.

    Maintenant, la dernière guerre mondiale est finie depuis quand ? Depuis le milieu du dernier siècle. Super.

    Pourquoi est-ce qu’on peut copier la liste des membres de conseil de sécurité de l’ONU et la place sans problème dans la vitrine du palmarès des plus grands fabricants d’armes du monde ?

    Ce n’est pas tout. On s’interroge un peu plus.

    Autre question “marginale” qui n’est jamais abordée lors des sommets des grands argentiers de ce monde : ou sont les études qui contredisent hors de tous doute possibles que le “détournement” d’un quart des budgets militaires des pays les plus “sécuritaires” et d’un pourcent (seulement) de taxe sur les transactions spéculatives boursières ne pourraient pas contribuer plus efficacement a la préservation ou la “propagation” de la paix sur la planète a moyen terme ?

    Bref, tout cela pour dire que l’état minimaliste et l’obsession des gens qui se sentent trop taxés ou imposés par l’état devrait se demander a quoi ou a qui fait-on la guerre exactement avec tous ces fonds publics, au juste ? Ou pour le compte de qui, véritablement ?

    Autrement dit, il y a quelque part des contradictions politiques qui trahissent les vertus réelles de la démocratie.

    Ah oui, une autre niaiserie en sortant : la démocratie repose avant tout sur la démographie, pas sur la richesse ou la pauvreté financière des nations.

    Sinon, un homme, un vote, c’est de la bouillie pour les chats… Ou bien du petit lait pour les “fat cat” de ce monde si juste et libre et supposement démocratique…


  6. 22
    Pierre :

    L’Alberta est sur le point de se réveiller avec la gueule de bois d’un lendemain de veille! La pollution engendrée par l’exploitation du gaz et du pétrole est en train de chasser bien des Albertains de leurs nids douillets et on en retrouve beaucoup sur la côte du Pacifique en Colombie-Britannique. Ces gens nous disent que ce n’est plus respirable là-bas! Ceci dit, on peut espérer que ce réveil va les aider à se doter d’une constitution qui protègera les droits fondamentaux des citoyens de la province et son environnement pour les générations futures.

    Ce sera peut-être la première province à se doter d’une constitution mais il faut noter que les nouveaux gouvernements autochtones issues des traités modernes ont aussi souvent leur propre constitution – par exemple les Nisga’a ont leur constitution, ratifiée en octobre 1998 et en vigueur depuis 2000 (http://nisgaalisims.ca/Statutes%20and%20Regulations) et le gouvernement Nisga’a Lisims en est le gardien.


  7. 21
    MichelG :

    Une constitution pour qui ? car la population de l’Alberta c’est comme la population des pays artificiels du Golfe Persique . Aussitôt la poubelle complétée ils quitteront malades comme des chiens à force d’être pollués


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