5 août 2009
M. Flaherty persiste et signe
Publié dans |VoilĂ une nouvelle  qui fera grincer des dents Ă QuĂ©bec. Le ministre fĂ©dĂ©ral des Finances, Jim Flaherty, offre de compenser financièrement la Saskatchewan, le Manitoba et l’ĂŽle-du-Prince-Édouard si elles harmonisent leur taxe de vente avec la TPS fĂ©dĂ©rale.
Le QuĂ©bec a Ă©tĂ© la première province Ă avoir accordĂ© ses flĂ»tes avec Ottawa. Mais elle est la seule Ă n’avoir eu droit Ă aucune aide financière sous prĂ©texte, affirme le fĂ©dĂ©ral, que la TVQ n’est pas vraiment harmonisĂ©e avec la taxe fĂ©dĂ©rale. Le gouvernement quĂ©bĂ©cois, lui, exige sa juste part, soit 2,6 milliards.
Les sommes en jeu ne sont pas insignifiantes. Terre-Neuve, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick ont eu droit Ă plus d’un milliard de dollars durant les annĂ©es 1990. Cette annĂ©e, l’Ontario a annoncĂ© qu’elle harmoniserait sa taxe Ă partir de juillet 2010 et Ottawa lui a promis 4,3 milliards. Ă€ la fin de juillet, la Colombie-Britannique a fait savoir qu’elle en ferait autant l’an prochain. Ottawa s’est engagĂ© Ă lui verser des «fonds de transition» de 1,6 milliards.
Qu’importe la possibilitĂ© d’Ă©lections, la faible popularitĂ© du Parti conservateur au QuĂ©bec ou le fait que le Bloc quĂ©bĂ©cois puisse se servir de ce traitement Ă deux vitesses comme munitions, M. Flaherty persiste et signe.
4 août 2009
Ça sent les élections
Publié dans |Si vous cherchiez des preuves que ça sent les Ă©lections, en voici aux moins deux. La ministre conservatrice JosĂ©e Verner rĂŞve des Nordiques et promet de mousser le projet de nouveau ColisĂ©e, Ă QuĂ©bec. Son collègue, le ministre du Revenu, Jean-Pierre Blackburn, songerait Ă offrir des allègements fiscaux aux victimes du financier Earl Jones. Il n’est pas question de blâmer l’un ou l’autre pour leurs projets, au contraire, mais le «timing» n’est pas anodin.
31 juillet 2009
455,6 millions en 10 jours
Publié dans |Un parti au pouvoir n’est jamais Ă court de munitions pour se faire valoir. Il n’a qu’Ă distribuer des chèques. RĂ©novations Ă l’arĂ©na, pavage des routes, accès au rĂ©seau Ă large bande en rĂ©gions rurales… Tout est bon pour faire parader ministres ou dĂ©putĂ©s devant les camĂ©ras de tĂ©lĂ©vision.
Les conservateurs l’ont bien compris. Depuis le dĂ©but de l’Ă©tĂ©, ils n’arrĂŞtent pas. Ils sont partout et presque tous les dĂ©putĂ©s ont eu droit Ă leurs 15 minutes de gloire dans leur circonscription. En seulement 10 jours, du 21 au 31 juillet, ils ont fait plus de 90 annonces, totalisant 455,6 millions.
L’annonce d’une aide financière n’est mĂŞme plus une nĂ©cessitĂ© pour convier les mĂ©dias. Lors d’un Ă©vĂ©nement public tenu cette semaine Ă Ottawa, Stephen Harper a invitĂ© les Canadiens Ă profiter du crĂ©dit Ă la rĂ©novation domiciliaire, un programme annoncĂ© dans le dernier budget, pour lequel une campagne publicitaire a Ă©tĂ© lancĂ©e cet Ă©tĂ©.
Ces 455,6 millions s’inscrivent dans le plan de relance du gouvernement, qui dĂ©passe les 50 milliards de dollars. Avec pareille manne Ă leur disposition et peut-ĂŞtre une Ă©lection dès cet automne, on comprend que les conservateurs, le ministre des Finances Jim Flaherty, en tĂŞte, n’aient pas envie d’annoncer trop rapidement la fin de la rĂ©cession.
30 juillet 2009
Twit, twit, twit…
Publié dans |Il n’y a pas que les oiseaux qui gazouillent cet Ă©tĂ©. Bien des politiciens s’y sont mis, mais sur un perchoir virtuel bien connu des internautes, Twitter. Ce service, dont on peut devenir membre gratuitement, permet de transmettre aux autres membres dĂ©sireux de vous « suivre » des messages de 140 caractères au maximum.
Il y a de tout sur ce rĂ©seau, de la recette de cuisine Ă l’Ă©talement sans pudeur de faits et gestes d’adolescents, en passant par la convocation Ă des rassemblements politiques. C’est d’ailleurs par ce rĂ©seau que plusieurs manifestations dĂ©nonçant les rĂ©sultats douteux des Ă©lections en Iran ont Ă©tĂ© organisĂ©es en juin.
Les messages des politiciens fĂ©dĂ©raux sont plus lĂ©gers. Certains affichent l’invitation Ă leur BBQ ou parlent simplement de leurs faits et gestes les plus anodins. Comme Ujjal Dosanjh, qui nous informait, mardi, qu’il buvait un garam chai [un thĂ© indien] pour se rafraĂ®chir en cette pĂ©riode de canicule Ă Vancouver. (Oui, oui, vous avez bien lu. Ils ont un Ă©tĂ©, eux !) D’autres se servent de Twitter pour attirer l’attention sur un article intĂ©ressant, une politique de leur parti ou pour se livrer Ă une charge contre leurs adversaires.
Le plus assidu , le ministre de la CitoyennetĂ© et de l’Immigration, Jason Kenney, s’est manifestĂ© Ă quatre reprises mardi, dont trois fois entre 7 h 23 et 7 h 29 ! La première, pour nous dire combien il avait passĂ© une belle soirĂ©e la veille. La deuxième, pour mentionner son petit-dĂ©jeuner avec le nouveau chef du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario, Tim Hudak. Et la troisième, pour souligner que le Telegraph Journal, du Nouveau-Brunswick, s’excusait d’avoir Ă©crit que le premier ministre Harper avait mis dans sa poche l’hostie reçue aux funĂ©railles de RomĂ©o Leblanc.
Il y a dans cet engouement un dĂ©sir d’imiter le prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama, dont le succès est en partie attribuĂ© Ă l’efficacitĂ© de sa campagne virtuelle dans Facebook et dans Twitter. On a aussi beaucoup dit que la Toile avait la vertu d’humaniser les politiciens et de les rapprocher des gens. Il semble cependant que les Ă©lus canadiens n’ont pas encore trouvĂ© la façon de s’en servir. Pour l’instant, ils font surtout dans la superficialitĂ©.
Quelle pertinence y a-t-il Ă savoir que le chef libĂ©ral Michael Ignatieff est « sorti des nuages d’Ottawa pour ĂŞtre sous le soleil d’Etobicoke-Lakeshore » et qu’il est agrĂ©able d’ĂŞtre dans sa circonscription ? Le jeu en vaut-il la chandelle ? Ce n’est toujours qu’un peu plus de 10 000 Canadiens qui sont ainsi rejoints et on peut supposer que beaucoup sont dĂ©jĂ des partisans.
28 juillet 2009
ĂŠtre ou ne pas ĂŞtre Ă l’avant-scène
Publié dans |Le chef libĂ©ral Michael Ignatieff est-il trop discret cet Ă©tĂ© ? La rĂ©ponse n’est pas Ă©vidente. Ă€ preuve, ce dĂ©bat entre stratĂ©gistes dans le site du Globe and Mail.
Aucun ne parvient Ă donner une rĂ©ponse dĂ©finitive Ă cette question et le chef de cabinet de l’ancienne chef nĂ©o-dĂ©mocrate Audrey McLaughlin, Leslie Campbell, dĂ©crit bien la difficultĂ© de viser juste.
28 juillet 2009
Camp d’Ă©tĂ© pour dĂ©putĂ©s
Publié dans |Chaque Ă©tĂ©, les diffĂ©rents partis rĂ©unissent leurs caucus pour prĂ©parer la session parlementaire Ă venir. Ces rencontres servent Ă projeter une image d’unitĂ© et de force et ont lieu, gĂ©nĂ©ralement, dans une rĂ©gion que le parti espère conquĂ©rir.
Les conservateurs sont toujours les premiers Ă se jeter Ă l’eau et c’est le cas encore cette annĂ©e. Ils semblent cependant avoir perdu leurs visĂ©es conquĂ©rantes. L’an dernier, quand ils rĂŞvaient encore du QuĂ©bec, ils s’Ă©taient rĂ©unis Ă LĂ©vis. Cette fois, ils se contentent d’Ottawa. Y rester serait-elle leur seule ambition ?
Il faut croire que non, puisque les organisateurs et candidats Ă la prochaine Ă©lection se sont joints aux dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs, hier, pour deux jours de formation Ă©lectorale, dans un hĂ´tel du centre-ville d’Ottawa. Les parlementaires resteront ce soir pour casser la croĂ»te Ă la rĂ©sidence d’Ă©tĂ© du premier ministre Stephen Harper et se rĂ©uniront, demain, au Parlement.
Cette fĂ©brilitĂ© Ă©lectorale n’est pas limitĂ©e aux conservateurs. Les libĂ©raux ont accĂ©lĂ©rĂ© la cadence pour choisir le plus grand nombre de candidats avant la fin de l’Ă©tĂ©. En Ontario, oĂą ils espèrent faire des gains sur les conservateurs, les dirigeants du parti ont Ă©crit Ă leurs associations locales pour qu’elles arrĂŞtent leur choix d’ici septembre. Les libĂ©raux ont aussi prĂ©vu tenir leur caucus prĂ©paratoire dans cette province, Ă Sudbury plus prĂ©cisĂ©ment, et comme Ă l’habitude, il aura lieu Ă la fin de l’Ă©tĂ©, soit du 30 aoĂ»t au 2 septembre.
Les nĂ©o-dĂ©mocrates ne sont pas en reste. Le chef Jack Layton est Ă Edmonton aujourd’hui pour assister Ă deux assemblĂ©es de mise en nomination. Le caucus a aussi choisi cette ville pour sa rĂ©union de septembre. Le choix d’Edmonton n’est pas anodin. Le parti y a fait une percĂ©e lors de la dernière Ă©lection et il compte bien conserver le seul siège arrachĂ© aux conservateurs en Alberta. Le NPD prendra aussi soin de son front « est » avec son congrès national, qui aura lieu Ă Halifax du 14 au 16 aoĂ»t.
Le Bloc quĂ©bĂ©cois se fait plus discret. Ses dĂ©putĂ©s continuent sans faire de vague leur tournĂ©e du QuĂ©bec qui se terminera cette semaine. Le chef Gilles Duceppe prendra le relais, comme il le fait chaque annĂ©e, durant tout le mois d’aoĂ»t. Puis, immĂ©diatement après la fĂŞte du Travail, le caucus se rĂ©unira Ă QuĂ©bec, une rĂ©gion oĂą les bloquistes aimeraient bien reprendre quelques sièges passĂ©s aux mains des conservateurs en 2006.
24 juillet 2009
Rame, rame pour un petit don
Publié dans |On a l’habitude d’entendre parler d’expĂ©dition en canot, vĂ©lo ou ski de fond pour venir en aide Ă une bonne cause. Et souvent, ça marche, l’empathie ayant le dessus. Il est difficile de croire qu’un parti politique puisse faire la mĂŞme chose et attirer des dons d’autres personnes que ses militants et partisans. C’est pourtant le pari original et inusitĂ© du directeur gĂ©nĂ©ral du Parti libĂ©ral du Canada, Rocco Rossi, âgĂ© de 47 ans. Il a entrepris jeudi la descente du canal Rideau Ă bord de son kayak. Il veut ramer de Kingston Ă Ottawa pour amasser des fonds pour son parti et «aider Michael Ignatieff Ă devenir le 23e premier ministre du Canada».
Il a choisi le canal Rideau parce qu’il compte 23 Ă©cluses et il demande des dons de 23 $, ou un multiple de ce chiffre. Et il veut que ça se sache. Il tient un blogue, multiplie les bulletins dans Twitter et Facebook et alimente le site Web du parti.
Rocco Rossi est un pro des levĂ©es de fonds et c’est la principale raison pour laquelle Michael Ignatieff l’a recrutĂ© l’hiver dernier. Il Ă©tait alors le pdg de la Heart and Stroke Foundation de l’Ontario, oĂą il avait fait sa marque en amassant des sommes record, souvent grâce Ă des prouesses athlĂ©tiques personnelles. Il a, par exemple, passĂ© une fin de semaine Ă grimper les marches d’Ă©difices Ă bureau de Toronto, jusqu’Ă atteindre l’Ă©quivalent du Mont Everest. Mais il le faisait pour une cause qui, pour dire le moins, tient Ă cĹ“ur Ă beaucoup de gens. Mais le Parti libĂ©ral ?
22 juillet 2009
OĂą est Michael ?
Publié dans |Depuis son passage Ă Londres, le 8 juillet, pour prononcer un discours sur le libĂ©ralisme qui a eu très peu d’Ă©cho au Canada, on n’a plus vu le chef libĂ©ral Michael Ignatieff en public. Et au QuĂ©bec, on en a entendu parler pour la dernière fois le 10 juillet, après que le premier ministre Stephen Harper l’eut attaquĂ© en marge du sommet du G8. La seule rĂ©action du chef libĂ©ral : un communiquĂ© et une rĂ©plique de son dĂ©putĂ© Bob Rae.
Cela contraste avec le scĂ©nario du dĂ©but de l’Ă©tĂ©. Entre la fin de la session parlementaire, le 19 juin, et son discours Ă Londres, Michael Ignatieff Ă©tait beaucoup plus facile Ă trouver. CĂ©lĂ©brant la FĂŞte nationale Ă QuĂ©bec et Ă Saint-Georges. Participant au dĂ©filĂ© de la fiertĂ© gaie Ă Toronto. Servant des crĂŞpes au Stampede de Calgary. Puis il y a eu Londres. Puis rien. Ă€ part deux brefs messages sans consĂ©quence sur le site Twitter, le chef libĂ©ral est invisible depuis deux semaines.
Son bureau affirme pourtant que depuis son retour, Michael Ignatieff n’a cessĂ© de travailler, d’assister Ă des rĂ©unions et de rencontrer des gens. C’est qu’il a un programme Ă peaufiner, M.Ignatieff.
L’attitude de Michael Ignatieff tranche avec celle dĂ©jĂ adoptĂ©e par d’autres chefs de l’opposition sur le point d’affronter l’Ă©lectorat. Après s’ĂŞtre effacĂ© durant l’Ă©tĂ© 2004, ce qui lui avait valu un flot de critiques, Stephen Harper Ă©tait sorti de sa rĂ©serve l’Ă©tĂ© suivant pour sillonner le pays et rencontrer les Canadiens. Cela ne l’avait pas empĂŞchĂ© de prĂ©parer son programme, son organisation et la campagne de 2005-2006, d’oĂą il Ă©tait d’ailleurs sorti gagnant. Jean ChrĂ©tien avait fait le mĂŞme pari avant lui.
Le retrait de Michael Ignatieff de l’arène publique, pour un temps aussi court soit-il, n’est pas sans consĂ©quence. Le chef libĂ©ral n’est pas accessible pour rĂ©pondre aux questions des mĂ©dias. Ses dĂ©putĂ©s se dĂ©mènent pour rĂ©agir aux dossiers de l’heure, faire des tournĂ©es, participer Ă des fĂŞtes locales, mais ça ne remplace pas le chef.
Faire le tour des fĂŞtes estivales et des barbecues n’est pas, pour un chef de l’opposition, une occasion pour s’empiffrer, mais pour ĂŞtre sur le terrain en vue d’une Ă©ventuelle Ă©lection. Ă€ une pĂ©riode de l’annĂ©e oĂą le gouvernement a toute l’attention des mĂ©dias. Les conservateurs, eux, en profitent. Non seulement ils s’offrent des confĂ©rences de presse pour annoncer un mĂŞme projet plusieurs fois mais ils convoquent aussi les mĂ©dias pour «cĂ©lĂ©brer les progrès accomplis dans le cadre de projets». C’est exactement ce que fera aujourdÂąhui le ministre de l’Industrie, Tony Clement, au collège de Red Deer, en Alberta, collège qui a reçu des fonds du programme d’infrastructure du savoir.
L’entourage de Michael Ignatieff assure que le chef libĂ©ral sera sur le terrain dès le dĂ©but d’aoĂ»t, avec une visite Ă Matane et GaspĂ©, suivie d’une tournĂ©e du pays. Il n’arrĂŞtera plus jusqu’Ă la reprise des travaux parlementaires. On saura oĂą le trouver, le dĂ©fi sera de le suivre.
17 juillet 2009
Denis Coderre dans le firmament de Laflaque
Publié dans |Le libĂ©ral Denis Coderre sait y faire pour ne pas passer inaperçu, mĂŞme en Ă©tĂ©. Lieutenant quĂ©bĂ©cois de Michael Ignatieff, il est de toutes les assemblĂ©es de mise en candidature qui ont lieu cet Ă©tĂ©, ce qui lui vaut quelques lignes dans les mĂ©dias locaux. Il est celui qu’on appelle en renfort pour commenter l’actualitĂ©, ce qui lui permet de se faire voir et entendre dans les mĂ©dias nationaux.
Sur Facebook, il trouve le temps, mĂŞme s’il est en ce moment en voyage au Moyen-Orient, de suivre ce qui se passe au Canada, de transmettre ses vĹ“ux d’anniversaire Ă ses amis et mĂŞme de prendre connaissance du cadeau inestimable que vient de lui faire le caricaturiste Serge Chapleau : devenir un nouveau personnage de Et Dieu crĂ©a… Laflaque. Chapleau en a fait l’annonce, hier soir, Ă l’Ă©mission Bons baisers de France, et a dĂ©crit avec une grande justesse le dĂ©putĂ© de Bourassa.
P.S. Je le croyais en vacances, mais le conservateur Jacques Gourde a rĂ©cidivĂ© sur Facebook, hier après-midi, avec d’autres photos de sa participation Ă des annonces faites au nom du gouvernement.
16 juillet 2009
Les marmottes politiques
Publié dans |La possibilitĂ© d’Ă©lections Ă l’automne fouette les ardeurs de quelques dĂ©putĂ©s fĂ©dĂ©raux. Certains, qui avaient cessĂ© de se manifester dans le rĂ©seau Facebook une fois les Ă©lections 2008 passĂ©es, y font un retour. Un exemple ? La ministre des Ressources naturelles, Lisa Raitt. Après un silence qui durait depuis le 10 octobre 2008, voilĂ qu’elle ne cesse, depuis mardi, d’alimenter sa page Facebook. Pour nous dire qu’elle a participĂ© au lancement de Caribana, Ă Toronto, ou surveillĂ© ses enfants jouer au parc. Hier, elle Ă©voquait brièvement deux annonces qu’elle a faites au nom du gouvernement. Et aujourd’hui, elle lançait une invitation Ă un BBQ, organisĂ© au profit de la sociĂ©tĂ© de protection des animaux de sa circonscription.
On se demande si ce genre de prĂ©sence sur Facebook en vaut la chandelle, et j’y reviendrai Ă une autre occasion, mais certains semblent vraiment y croire. Le libĂ©ral Denis Coderre y est omniprĂ©sent. Il y mitraille souvent plusieurs messages par jour. Le bloquiste Claude Bachand, lui, tient ses « amis » fidèlement informĂ©s de ses allĂ©es et venues. La scène politique «facebookienne» est toutefois relativement tranquille depuis deux semaines, l’Ă©tĂ© restant l’Ă©tĂ©. La plupart des dĂ©putĂ©s membres ont visiblement dĂ©cidĂ© de recharger leurs batteries. Ainsi, le site du dĂ©putĂ© bloquiste Bernard Bigras est silencieux depuis le 5 juillet. Celui du conservateur Jacques Gourde l’est depuis le 7 juillet. En fait, depuis qu’il a affichĂ© des photos de la coupe Stanley, et de lui, de passage Ă une fĂŞte Ă Saint-Apollinaire. Ah, la politique…





