18 novembre 2009
Cégeps français: la peur d’avoir peur
Publié dans |Plusieurs internautes, et plusieurs souverainistes, ont réagi favorablement à ma proposition de franciser le système collégial au Québec (voir Cégeps en français: un peu d’ambition, que diable !) Je les en remercie.

Cauchemar: photo de Québécois ayant appris l'anglais ! (Image WikipediaCommons)
D’autres ont soulevé des objections que ce billet va prendre de front. Ils sont essentiellement d’une même famille, la peur, et de trois ordres, la peur de perdre son âme, la peur de se faire manger et la peur de se laisser manger. Ce qui me frappe dans ces commentaires est la totale transparence avec laquelle ces peurs sont affichées. Nous sommes au cÅ“ur du malaise québécois.
D’abord, s’exprime la crainte de perdre son âme. Il y a confusion, comme toujours, sur un terme: bilinguisme. Je propose que tous les Cégeps donnent à tous leurs étudiants les trois quarts des cours en français, un quart en anglais. Une révolution pour les Cégeps anglophones, mais une simple réforme pour les Cégeps francophones de Montréal. Au Cégep du Vieux-Montréal, par exemple, les mêmes étudiants qu’aujourd’hui, pour l’essentiel, suivraient les mêmes cours qu’aujourd’hui mais auraient une session intensive en anglais, comme certains étudiants du secondaire en ont déjà , dans certaines commissions scolaires. Aucun Cégep francophone ne deviendrait “bilingue”, sauf à désigner ainsi les polyvalentes qui donnent ces sessions intensives.
Pourtant, l’idée même d’introduire cette session traumatise certains souverainistes qui y voient, par pur réflexe de Pavlov, le spectre de la bilinguisation de leurs institutions. La proposition agit, pour quelques-uns, comme s’il pleuvait de l’ail en Transylvanie.
Ensuite s’exprime la peur de se faire avaler, donc de voir arriver dans les Cégeps français davantage d’allophones (il y en a déjà beaucoup) et d’anglophones (ils sont un certain nombre). Ces critiques savent que les francophones seraient massivement majoritaires dans leurs Cégeps où les cours seraient donnés essentiellement en français. N’empêche. Le blogueur Louis Préfontaine présente ici l’argument que j’ai aussi entendu de vive voix à quelques reprises depuis lundi:
En clair : ce n’est pas en mettant ensemble un renard minoritaire avec des poules majoritaires que le renard se mettra à picosser le grain ! Les Québécois se sont habitués à se sentir inférieurs face à l’anglais, habitués à reculer devant l’anglais, habitués à considérer l’apprentissage de cette langue étrangère comme la huitième merveille du monde.
Vous avez bien lu. Préfontaine, et j’ajoute qu’il n’est pas seul, croit que s’il y a quatre francophones pour un anglophone dans un Cégep francophone, le “renard” va l’emporter sur les poules. Le sentiment — non, le comportement d’infériorité des francophones est présumé, tenu pour acquis. Comme le personnage de Léolo qui fait, en vain, de la musculation pour ne plus subir les claques des bums anglos, les jeunes adultes québécois majoritaires s’écraseraient. Si telle est la lecture que l’on fait de la vitalité francophone de la nouvelle génération rien, mal alors rien, n’est dès lors envisageable.
Vient finalement la peur, corollaire, de se faire avaler. Il tient au danger que représenterait un enseignement conséquent de l’anglais, en soi.Un internaute, parmi d’autres, écrit:
Demander au francophones (de partout au Québec!) de suivre leurs cours à 25% en anglais c’est GARANTIR notre cajeunisation! Les francophones de Montréal parlent déjà l’anglais dès que cela leur est possible, Montréal est DÉJÀ une ville bilingue et vous proposez d’accélérer le processus d’anglicisation?
Il y a encore, dans cet argument, la certitude que si les jeunes Québécois acquièrent, comme ils le désirent massivement (y compris 70% dans la région de Québec) une bonne connaissance de l’anglais, ils s’assimileront rapidement. C’est comme s’ils n’avaient pas de colonne vertébrale identitaire. Et qu’il fallait donc les empêcher de devenir aussi bons en anglais que, disons, au hasard, René Lévesque, Jacques Parizeau, Pierre Bourgault, Bernard Landry et l’immense majorité des dirigeants souverainistes, jeunes et vieux.
Il arrive que le critique se tire un argument dans le pied, comme le fait sur le site souverainiste Vigile, Frédéric Lacroix :
Quel problème M. Lisée essaie-t-il de résoudre en forçant tous les étudiants à suivre 25% de leurs cours en anglais ? La connaissance « limitée » de l’anglais des jeunes Québécois francophones ? Le bilinguisme anglais-français des jeunes Québécois francophones atteint déjà des sommets inégalés dans l’OCDE.
Effectivement, la volonté des Québécois de connaître l’autre langue du continent est telle que, malgré les ratés du système d’éducation à cet égard, ils arrivent cahin-caha à l’apprendre. C’est donc que toute tentative de les en empêcher est non seulement politiquement fautive, mais vouée à l’échec.
C’ette peur viscérale de l’anglais, heureusement peu répandue chez les jeunes souverainistes, explique “l’angle mort” d’une frange des souverainistes dans leur combat pour étendre simplement la loi 101 aux Cégeps. Le fait est que cette mesure serait punitive pour les francophones, en leur interdisant l’option du Cégep anglophone pour compenser la faiblesse de l’enseignement de la langue seconde au secondaire. Cela aurait pour effet de mécontenter une part de l’électorat francophone autrement sympathique au PQ, même celle, majoritaire, qui ne compte pas utiliser ce droit.
Depuis plus d’un an, le PQ a réussi le tour de force de se placer du bon côté du débat sur la laïcité, sur les accommodements, sur le français au travail et dans les écoles passerelles, sur la citoyenneté. Chaque fois, le PQ y retrouve la majorité des francophones. Mais s’il devait succomber à la peur et punir les francophones désireux d’apprendre l’anglais, il s’auto-pelure-de-bananiserait, pour reprendre l’expression fétiche de Jacques Parizeau.
Un dernier mot sur le fait que, obnubilés par ces peurs, certains critiques — pas tous — refusent de voir le gain linguistique majeur que constituerait la francisation des institutions collégiales de notre minorité. Comme quoi la peur rend parfois aveugle.
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novembre 23, 2009 à 19:12
Salut Manon, merci de ta réponse. Je comprends que j’ai probablement une vision idéalisée, que l’anglais ne s’apprend que si vraiment on s’y immerge. Qu’on commence à se rendre sur le site du New York Times (certains considèrent que le “copy desk” de cette institution comme l’équivalent de l’Académie Française).
Je ne dis aucunement que le bilinguisme est une preuve infaillible qui démontre une éducation, mais c’est un indicateur dans une société. Comme je le disais avant, on parle plus et mieux français à Berlin et à Londres… qu’à Toronto, Calgary et Vancouver… Et je ne parle même pas de NYC et Boston qui n’y voit aucune utilité. C’est triste. Comme Bouchard le disait dans son manifeste, on doit se préparer à un mon en décroissance démographique où nos quelques millions de français se retrouvent encerclés par 1 milliard d’espagnols et d’anglais. La résistance farouche est difficile, surtout que la gauche n’aime pas ce genre de discours d’identité nationale, tel que la France a en ce moment. L’ouverture à l’autre et le multiculturalisme Canadien, ultimement, nous rendra une minorité parmi tant d’autres.
Avant, on s’en défendait avec notre Cathéchisme, en pondant des enfants à la douzaine. C’était notre forme de résistance, qui est encore pratiqué en Afrique et au Moyen-Orient, dans la bataille des berceaux. Le Pape le suggère encore comme méthode, lui qui est contre la contraception et l’avortement, il n’y a pas qu’un point de vue morale à la chose, c’est une réalité pratique… On veut plus de catholiques. Aujourd’hui, ce Québec laïque dont parle l’Actualité, en est un qui se défend, qui résiste, par des lois. Puisqu’il ne peut plus le faire par son poids démographique. D’un Canada à 50% francophone il y a un peu plus de 100 ans, à un Canada qui est 25% francophone en 1975… et aujourd’hui, je crois que c’est 18%, mais ça baisse continuellement. Il n’y a pas de remonté de la francophonie nord-américaine. Comme le disait Yvon Deschamps, on est une p’tite gang. J’ai beaucoup de difficulté avec la gauche culpabilisatrice à la façon du Québec Solidaire. On a toujours été solidaire, c’est une de nos qualités fondamentales, on s’est toujours serré les coudes, petit village gaulois contre l’envahisseur Romain, le plus socialiste et social, point final. Un peuple qui aide ses familles, qui tend la main à celui qui a de la difficulté, qui a de la compassion pour son prochain. Pour le féminisme, on nous a accusé de tous les mots après Marc Lépine, ce qui est triste puisqu’on est depuis toujours une société maternelle. Pour le raciste, le Canada-Anglais se souvient encore de la conscription pour nous dire des antisémites (fierté Catholique oblige), qui penche du bord de Mussolini, à cause de Camilien Houde. Mais dans le fond, on est une société extrêmement juste, notre culpabilité est minime. Un peuple pacifique, peut-être trop, presque mou, fataliste. Ce qui arrivera, arrivera.
Mais le point principal, l’anglais devrait être de plus en plus un apprentissage automatique, puisque nos communications se font «intercontinatalements». On parle au monde, le monde nous répond, d’autant que chacun s’exprime dans l’anglais, aujourd’hui la langue universelle des communications. On peut le parler mal, avec quelqu’un qui le parle mal aussi, on se comprend quand même. C’est ce qui importe. Quand on regarde l’Asie, les pays riches, ce sont surtout des pays du Commonwealth, présent ou passé. Triste à dire, on ne s’en rend même pas compte. Mais Singapour, un petit pays gros comme Montréal à peu près… est pratiquement deux fois plus riche que nous. Il s’exprime en anglais, en chinois et en malaisien. Ils sont chrétiens, taoïstes, bouddhistes et musulmans. Un niveau de vie égale à la Norvège. Cette société multiculturelle qui vit juste à côté d’extrémistes musulmans en Indonésie se porte fort bien, pas de terrorisme là . Un système de justice qu’on trouverait absurde ici (distribution de drogue dure = peine de mort… consommation de marijuana = 3 ans de prison). Ça reste un des pays les plus sécuritaires au monde… et le plus riche d’Asie. Hong Kong, Taïwan, Corée du Sud et le Japon se porte aussi fort bien. On y parle souvent d’autres langues.
Enfin, je me perds dans les détails. Ce que je veux dire donc… On doit connaitre l’anglais, le parler de façon impeccable, autant qu’on parle le français. C’est des atouts économiques indéniables. Les exemples à travers le monde sont partout. Les sociétés refermées sur elles-mêmes n’arrivent à rien du tout, elles sont pauvre… et appellent à la Jihad contre l’Occident. Perdu d’avance.
novembre 23, 2009 à 11:28
@M. Cuerrier, vous devez vivre à Montréal pour penser que l’anglais s’apprend automatiquement. Quand on vient des régions ça n’est pas le cas, c’est moins omniprésent que vous sembler le croire. J’écoute la télévision mais elle ne me répond pas et surtout ne corrige pas mes erreurs qui sont assez facilement détectable pour m’avoir fait perdre plusieurs emploi (en entrevue et examens d’anglais dans le cadre de recherche d’emplois)S’il y a bien des chinois qui vivent à Montréal sans jamais apprendre ni le français ni l’anglais il y a encore plus d’unilingue francophone que vous semblez le réaliser. Malgré que j’ai vécu 10 ans à Ottawa, j’y ai enseigné le français car je n’étais pas assez bilingue pour pouvoir travailler dans mon domaine. Et malgré les cours que j’ai suivi sur cassettes (j’ai aussi fait des tentatives pour suivre des cours d’anglais infructueuses 1 cours tout les autres participants un groupe d’étudiants chinois en immersion ‘incompréhensible autant pour moi que le professeur, un autre tentative j’étais avec un groupe d’immigrants libanais ils ont appris quelques mots d,arabes-leprof n’avait pas d’expérience et les obligations et la vie passent vite). Résultats avec un niveau intermédiaire d’anglais de retour ici, on ne reconnait pas mon expérience en enseignement, et refuse de me laisser suivre une formation d’anglais pour que je puisse me trouver un emploi dans mon domaine.Étant donné que je demeure dans la couronne nord de Montréal les emplois dans mon domaine nécessite un niveau d’anglais plus avancé. Comme je ne travaille pas je n’ai pas les moyens de suivrent des cours, alors qu’est-ce que je fais? Je retourne enseigner le français à Ottawa, je retourne en région ou je n’aurai pas d,emploi et mettrai mes enfants dans la même roue. S’il y avait un tgv à la grandeur du Québec je n’hésiterais pas car mes enfants pourraient voyager pour aller et revenir de l’université matin et soir. ce qui même avec de faible revenus ils pourraient faire. Je ne prendrai pas le risque de sacrifier l’éducation et l’avenir de mes enfants. Il est très important pour leur avenir d’apprendre l’anglais je paie asser cher pour le savoir. S’il faut que je déménage dans l’ouest de Montréal et ailleurs au Canada je devrai le faire. Ils vont de toute évidence sortir du secondaire sans être bilingue. Si je ne peux pas les inscrire dans un CEGEP en anglais (croyez-moi si j’avais l’argent pour éviter le CEGEP perte de temps et perte d’argent, je les enverrais étudier ailleurs au Canada).
novembre 23, 2009 à 5:50
Non, je ne mélange rien. Je comprends aussi que la français n’est pas parlé et compris par tous les Marocains. Voilà ce que j’en sais, la population éduquée des villes parle le français. Il y a une sorte de mépris pour les gens qui ne parlent qu’arabe là -bas, je le tiens d’un de nos immigrants. C’est donc vrai, le Maroc est officiellement français et arabe, mais seulement la population éduquée le parle. Idem donc pour l’Inde, ou son voisin le Pakistan, lui aussi un pays où l’anglais est une langue officielle. Je sais bien que la personne qui ne sait ni lire ni écrire ne connait probablement pas l’anglais ou le français, puisqu’il connait à peine l’arabe ou l’hindi.
Ainsi, le Québec qui ne parle que français est, lui aussi, souvent représentatif d’une frange de la population moins éduquée. Idem en Inde, au Maroc et au Pakistan. Si on va à Casablanca ou à Marrakech, que l’on parle aux gens de la ville, on n’aura aucun problème à s’exprimer en français. On s’enfonce dans la campagne, on s’approche du Sahara et, la pauvreté et l’unilinguisme arabe sera au rendez-vous. Idem Montréal versus régions distantes, souvent pauvres.
Une vision méprisante et élitiste, probablement. Je ne l’applique pas avec mépris pourtant, juste une constatation, les gens qui créent l’Inde qu’on connait aujourd’hui, qui fait sa richesse, parlent tous anglais. Aussi simple que cela, la connaissance de l’anglais a en fait été déterminante dans cette création de richesse, ce qui n’enlève rien aux traditions riches de cette nation. Comme de la nôtre, qui vit dans nos campagnes et nos régions, qui doit aussi être préservé en parallèle. Mais la même division est partout. L’élite riche des villes, éduquée et le reste de la population.
Je reste en faveur d’une école exclusivement française, puisque l’anglais est une langue omniprésente qui s’apprend si facilement aujourd’hui, dans nos interactions sur internet. Elle est pratiquement automatique. D’ailleurs, de plus en plus de québécois francophones en viennent à s’exprimer de façon plus convenable en anglais qu’en français. Cette tendance n’a aucun besoin d’être amplifié.
novembre 22, 2009 à 16:06
La caisse de dépôt aurait aussi avantage a investir dans des entreprises de formation linguistique et dans le développement de centre de formation parce que si on continue d’avoir autant de décrochage la situation va continuer de se détériorer.
Madame Marois fait un constat bien alarmant, l’anglicisation de la population québécois particulièrement dans la région de Montréal et dans la première couronne. Le problème c’est qu’elle n’a pas cerné la problématique et apporte des propositions qui ne vont qu’aggraver la situation pour les francophones.
Ça n’est pas l’anglicisation des francophones auquel on est confronté mais l’anglicisation de la société. Ce ne sont pas les francophones qui cessent d’employer le français mais les anglophones et les allophones qui n’apprennent pas le français.
Ils n’apprennent pas le français pas plus que les francophones apprennent l’anglais à l’école, pas plus que les élèves n’apprennent à compter. Nous avons un système d’éducation qui produit des analphabets diplômés et des décrocheurs. A force d’insister sur la qualité de l’écrit, plutôt qu’à développer une bonne élocution, la capacité d’articuler sa penser et de l’exprimer, ils viennent à décrocher ni trouvant pas d’intérêt leurs renvoyant toujours un constat d’échec.
On doit apprendre à l’école à s’exprimer dans les 2 langues, c’est essentiel pour tous les québécois, et resserrer les lois en matière de langue de service dans les commerce (c’est ce caractère qu’on doit préserver), la langue publique. On a qu’à en faire une lois une obligation de répondre d’abord en français, d’être capable d’assurer un service de qualité en français et de pouvoir servir aussi en anglais (essentiel pour le tourisme… presque partout dans le monde).
Pour réaliser cet objectif on doit faire des sessions en français et en anglais en alternance dans toutes les écoles dans toutes les écoles primaires et secondaires.
L’exode ça n’est pas des anglophones, ça n’est pas des francophones anglicisé, se sont des francophones adultes qui n’ont pas pu apprendre l’anglais et prennent ce moyen pour finalement devenir bilingue et pouvoir progresser dans leur carrière. C’est un handicap qui nuit à tous les unilingues francophones. On a pas tous les moyens de Mme Marois et de Mme Harel pour se payer des cours privés.
Le CEGEP, il est plus que temps que ça deviennent des collèges d’enseignements technique. Il est ridicule de limiter l’accès aux études pour leur profession peut importe le choix d’une technique ou universitaire à cause du manque de ressources on contingente l’accès aux programmes.
Les étudiants qui choisissent l’université n’auront qu’à faire une année pré-universitaire (moins de cours de philosophie de littérature ne va pas nuire).
Pour améliorer notre système d’éducation il faut évaluer les performances chaque année. La protection d’emploi sans évaluation n’a aucun sens. Si c’était privé ça ne pourrait pas marcher. Du gros bon sens, iriez -vous manger dans un restaurant si le chef n’était pas bon? Non vous le critiqueriez, si ça ne change pas byebye, vous iriez manger ailleurs.
Il y a di gros ménage à faire dans nos institutions et plein de possibilités de développer des entreprises pour répondre à nos besoins d’une manière efficace et durable.
Des propositions comme celle que Mme Marois s’apprête à faire concernant l’éventualité de restreindre l’accès au CEGEP en anglais aux francophones, est encore un coup de marteau sur le mauvais clou. C’est toujours sur les francophones qu’on tape, qu’elle plait d’être francophone dans cette province. Les CEGEP anglophones ont une meilleure offre en programmes d’études sciences nature, ils ont toute une panoplies de spécialisations. Ils n’ont pas peur d’encourager les étudiants dans des programmes scientifiques. Du côté francophone on fait tout ce qu’on peut dès le secondaire 3 pour décourager et limiter l’accès aux sciences et aux mathématiques sn. Même dans les écoles privées avec le bulletin de fraser institut, au lieu de donner plus d’heures, plus de laboratoire et plus d’aide, on a tellement peur que ça viennent diminuer les moyennes des étudiants que les écoles qui se classes no1, ont des critères exagérés non pas basées sur les capacités à réussir mais sur le rang cinquième. Quand ça fait déjà 4 ans qu’on épure en remerciant les moins bon, malgré qu’on a déjà accepté les meilleure au départ pour avoir le droit de s’inscrire en chimie et physique il faut être dans le 2 premiers cinquième. Ça veut dire que les élèves peuvent avoir des moyennes de 80 et se faire dire non. C’est pas de l’ingérance à peut près considérant que ces matières sont pré-requis pour l’admission aux programmes scientifiques au CEGEP, qui a leur tour vont encoure épurer. Après ça on se demande pourquoi on manque d’ingénieur, d’infirmiers, de médecin, de chercheur. Alors qu’on a tant à faire pour répondre efficacement aux besoins de notre marché du travail.
Oui, il faut subventionner les entreprises Québécois, subventionner l’innovation, la formation, le bilinguisme et encadrer davantage les entreprises, particulièrement les entreprises de services pour qu’ils soient en mesure d’offrir un service de qualité en français partout dans la province. La culture c,est important mais ça passe toujours après le toit et la nourriture.
En investissant dans des coopératives d’habitation pas juste pour les gens à faible revenu on ne veut pas créer des milieux propices à la criminalité. Cette forme de logement durable (autosuffisant) doit être accessible en subventionnant les loyers des gens qui ont un plus faible revenu. On aura une plus grande diversité et des conditions de vie meilleure pour ceux qui n’ont pas les moyens.
Si on fait une révolution dans la fabrication des biens domestiques en les faisant durable, réparable et récupérable, je suis sur que nous trouverons preneur ici et ailleurs. Tout le monde est coincé avec des tonnes de déchets, les gens sont près à changer leur consommation. Soyons les premiers à aller de l’avant. Il serait bien de créer une chaine de magasin ou de s’associer avec une qui est implantée partout au canada pour offrir que des produits canadiens. Quand j’étais jeune nous avions un magasin La Baie je me souviens très bien, toutes les chaussures, les vêtements étaient marqués de la feuille d’érable fait au Canada, qui a oublié leurs couvertures et leurs manteaux de laine, les fourrures et les céramiques, il y avait même une épicerie avec des paniers cadeaux des produits du terroir. Les rares choses qui étaient importées étaient plus chers ma mère m’avait expliqué qu’il y avait des coûts de transport, des taxes d’importation et c’était normal. Comme nous avons les matières premières ici on doit révolutionner notre façon de faire établir une politique de prix responsable du juste prix. Combien ça coûte pour les matériaux et des salaires raisonnables avec une production optimale (évaluation du personnel, optimisation des processus). Fini la croissance et l’augmentation incessante des prix. Du gros bon sens.
novembre 21, 2009 à 14:39
Bashung avait écrit une belle chanson intitulée «Madame rêve». Ainsi monsieur Cuerrier qui s’imagine que les 700 millions d’indiens parlent anglais, et que le milliard de chinois carburent au rêve d’aller voir le changement de garde au château de Windsor.
Monsieur rêve manifestement, mélangeant l’élite et la masse. Idem pour les populations de l’ensemble des continents.
Et pour Alexis si jamais il repasse par ici, qui me demandait une réféeence l’autre jour. En voici une autre intéressante, sous la plue de Christian Rioux. C’est pratiquement sur le même thème, parlant de le préservation de la culture et Claude Lévi strauss. :
«Lors d’un bref entretien qu’il avait eu la gentillesse de m’accorder il y a une dizaine d’années, il avait affirmé : « Je trouverais navrant que le Québec se fonde dans une sorte de culture moyenne nord-américaine. Une langue, c’est un monument qui est aussi, sinon plus, respectable qu’un monument de pierre. Chaque culture représente un capital de richesse humaine considérable. Chaque peuple a un capital de croyances et d’institutions qui représente dans l’ensemble de l’humanité une expérience irremplaçable.
Si les Québécois ont quelque chose à retenir de Claude Lévi-Strauss, c’est qu’ils n’ont nullement à avoir honte de ce qu’ils sont et que tout ce qu’ils font pour préserver leur identité dans le respect des autres est un apport à l’humanité tout entière.»
Source
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/277605/l-ethnologue-et (…)
Donc si vous passez par ici Alexis, je pense que l’article vous intéressera, tout en montrant à sa façon comment monsieur Lisée est en train de se noyer dans sa bulle… En tout respect pour monsieur Lisée.