1 décembre 2009
Carbone: les Québécois travailleront-ils pour l’Alberta ?
Publié dans |Citation du jour:
Si on peut tirer des économies de la réduction des émissions de carbone,
Un PM ontarien très fâché. (Photo PC)
nous voulons que ces sommes restent dans la province pour que nous puissions investir dans l’économie verte et développer des emplois. Nous n’allons pas développer cette valeur économique ajoutée pour qu’on nous la confisque et qu’elle profite à d’autres parties du pays.
Le premier ministre ontarien Dalton McGuinty résume ainsi LA bataille politique canadienne post-Copenhague. Si le Québec réduit d’ici 2020 ses émissions de gaz à effet de serre de 20%, l’Ontario de 15% et la Colombie Britannique de 14%, alors que le Canada vise, dans son ensemble, 3%, une belle bataille politique entre provinces canadiennes pointe à l’horizon.
L’indispensable Louis-Gilles Francoeur a fait les calculs et les publie dans Le Devoir de ce matin. Compte tenu des efforts des trois provinces vertes, le reste du Canada pourrait augmenter ses émissions de 11% et toujours atteindre son objectif ridicule de réduction globale de 3%.
Louis-Gilles point aussi vers une entrevue publiée vendredi par le Globe and Mail où le premier ministre de l’Alberta, Ed Stelmach, reprend une rengaine assez entendue au Canada-anglais pour dénigrer l’effort écologique du Québec:
Il faut se rappeler que le Québec prend ces positions parce qu’avec leur hydroélectricité, ils pensent que leurs émissions de carbone vont être moins élevées et ils n’ont rien à faire.
Un blogueur connu et respecté au Canada anglais répète également souvent qu’au Québec “ils ont des chutes d’eau’ pour expliquer la différence. Or le Québec avait des chutes d’eau avant 1990, donc toute réduction des émissions par rapport à cette date a du se faire en plus de cet avantage comparatif — et devrait-on dire, en dépit, car il est plus facile de réduire ses émissions lorsqu’on utilise du pétrole, remplaçable, que de l’hydroélectricité, déjà peu polluante. Or les entreprises manufacturières québécoises ont réduit leurs émissions de près de 24% entre 1990 et 2006. L’effort supplémentaire de 20% d’ici 2020 sera principalement concentré sur l’industrie des transports.
Mais comme le dit Dalton McGuinty dans la citation du jour, le Canada pourrait s’asseoir sur son derrière environnemental, engranger les bonnes statistiques des bons élèves, laisser l’Alberta augmenter ses émissions sans contrainte nouvelle. Une autre victoire de l’idée fédérale.
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décembre 3, 2009 à 16:33
@Étienne,
.”
“Désolé, mais hier soir (1 déc.) en atterissant à Mont-Joli il y avait de la neige au sol
A Baie-Comeau il n’y avait aucune neige au sol avant ajourd’hui 3 décembre. Mais là c’est parti pour de bon. 16:30 hre il est tombé je dirais 4 ou 5 cm depuis ce matin et ça continu. L’an passé j’ai commencé le ski début novembre. Cette année faudra attendre encore car ca prend au moins 1 pied de neige au sol pour damé les pistes.
décembre 3, 2009 à 14:49
On commence enfin à mettre un tant soit peu en doute la théorie des réchauffistes dans les grands journaux:
http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200912/03/01-927604-tuiles-sur-copenhague.php
Plusieurs questions du Climategate sont toujours sans réponse et on devrait arrêter tout immédiatement (inclluant la grand-messe de Copenhague)et enquêter à fond sur cette arnaque!
décembre 3, 2009 à 10:19
A la 3ème ligne de mon dernier commentaire, prière de remplacer “(disons, de 1999 à 2008)” par “(disons, de 1989 à 2008)”.
décembre 3, 2009 à 6:02
Etienne: justement, j’excluais 1998, puisque j’étudiais la (non) progression de température de 1999 à 2008 (commentaire # 14). Pour ce qui est du plus long terme (disons, de 1999 à 2008), il y a effectivement montée de température, mais je n’irai jamais éliminer des années particulières dans une série à long-terme. Ce serait méthodologiquement malhonnête.
Si on regarde à plus long-terme, il y a 14 700 ans, il y eut au Groenland une augmentation de 9 °C en quelques décennies, incluant une augmentation de 2 à 4°C en 3 ans. Il y a 38 000 ans, 
il y eut une augmentation de 11 °C en 21 ans. Et il y a 70 000 ans, une augmentation de 16 °C en 160 ans. Voir commentaire #42 chez Borde pour plus de détails.
Ce que nous vivons n’est ni banal, ni exceptionnel.
Dans mon commentaire #20, remplacer 39,98 par 39,96 et la première référence par Nature 461 : 385-388.
décembre 2, 2009 à 22:50
À Jacques D.
Désolé, mais hier soir (1 déc.) en atterissant à Mont-Joli il y avait de la neige au sol
.
Mais j’avoue qu’elle tarde de façon incroyable… Par-contre, ils nous en annonce 10-15 cm à Baie-Comeau jeudi.
À Dr. Laughrea
Je crois avoir lu qu’il fallait faire attention avec cette histoire de “aucune augmentation de 1999 à aujourd’hui”. En 1998 il y a un un pic de la température, ce qui fausse les données. Si on exclu 1998 et qu’on regarde sur un plus long terme, il y a effectivement une augmentation.
Mais, si on regarde à encore plus long terme, nous ne vivons effectivement quelque chose de banal sur le plan de l’histoire. Juste à regarder les 500 ans dernières années pour y voir de très grosse variation.