22 février 2010

Comment le capitalisme est devenu malade

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Yvan Allaire a passé sa vie à conseiller les grands capitalistes (québécois, donc pas si grand que ça).

Une entrevue instructive sur Planète Terre

Une entrevue instructive sur Planète Terre

Dans un récent livre et dans l’entrevue qu’il m’a accordée pour le dernier Planète Terre, il nous livre sa vision interne des dérives du capitalisme des trente dernières années. Cela donne un récit informé, nuancé, fascinant et non moins navrant sur le fonctionnement des géants de notre économie. Allaire, aujourd’hui  professeur associé aux HEC et Président du conseil d’administration de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, offre également les solutions qu’il propose pour, au moins, écarter les pires excès. Notez: il participera à l’école d’été du CÉRIUM, Le capitalisme en crises.

Voir son livre, en anglais, rédigé avec Mihaela Firsirotu, de l’UQAM,  Black Market and Business Blues, FI Press Montreal, est un délice. (Excellent compagnon à Imaginer l’après-crise, cela dit entre nous.)


14 commentaires à “

Comment le capitalisme est devenu malade

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  1. 14
    Momo Le Jardinier :

    Le capitalisme à sa base, est un système de prêt d’argent pour produire un bien où le prêteur demande droit au décision. Tant que cela demeure à l’échelle humaine, elle a permis de développer la société et introduire la consommation pour maintenir le bénéfice. Pour soutenir le tout et poursuivre le rythme de croissance, création de la finance, avec l’argent des autres, je prête aux autres et je me prends une côte. C’est ce groupe qui est devenu consommateur de cette fantaisie. La dérive est là. Offrir un produit de rien pour un risque x avec intérêt sans rien produire.

    Le retour aux sources est préférable. Pour produire un bien tangible, un financement à base de capitaux pas de problème. Mais monnayer un risque sur un autre risque en vue d’un profit, c’est consommé un rêve avec un billet de loterie, il y a des gagnant et des perdants avec aussi la possibilité de fraude par des faussaires.

    Le mouvement coopératif et la gouvernance de nos représentants devront s’attaquer à l’iniquité et au partage pour réduire l’extravagance de ces dirigeants qui n’ont que leur propre bien-être en perspective pour leur courte vie et ne s’occupe pas de la suite, l’héritage.

    J’ai besoin d’une terre pour nourrir mes siens. Les miens sont l’humanité. J’ai dit.


  2. 13
    Claude Pelletier :

    BRAVO A. Chartrand 10

    Entièrement d’accord avec votre commentaire. C’est bien vrai, comme vous dites, que toutes les crises financières et les crises économiques qui ont suivies ont été provoquées par l’avidité humaine et sa quête du profit à court terme.

    Msais il semble que ça va continuer parce q


  3. 12
    François 1 :

    @ A. Chartrand:

    Si vous vous êtes bien renseigné, les problèmes auxquels le capitalisme fait actuellement face sont justement causés par les balises que les innombrables interventionistes étatiques ont imaginé dans leurs délires les plus pétés: banques centrales interventionistes dont la valeur de la monnaie est basée sur…rien, innombrables programmes d’accès à la propriété dont les bénéficiaires n’avaient pas les moyens de se procurer, multiples interventions étatiques pour sauver des industries inefficaces et des canards boîteux au détriment des industries efficaces, etc. Les exemples pullulent.

    L’État nounou tentaculaire et interventioniste crée une distortion dans le système en favorisant les canards boîteux au détriment d’autres industries efficaces. On transfère de l’énergie durement acquise par des industries profitables vers celles qui représentent des puits sans fond.

    Je favorise une réduction prononcée du rôle de l’État dans tous les pays occidentaux et un retour aux échanges volontaires et libres entre les humains.


  4. 11
    David :

    La crise a été causée par la déréglementation. C’est du moins ce que claironnent les médias gauchistes. Selon leur propagande, si le système financier avait été mieux régulé, les pertes auraient été moindres.

    Les “hedge funds” sont des fonds d’investissement, pratiquement non réglementés, utilisant abondamment des produits dérivés complexes. Selon l’argument avancé dans les disciples de l’étatisme, les “hedge fund” auraient dû être sévèrement frappés par la crise.

    Pour l’année 2008, les “hedge fund” américains ont perdu 7,42% de leur valeur. Pendant ce temps, l’indice Dow Jones, qui est constitué de titres très réglementés, a perdu 33,5% de sa valeur.

    Une autre incohérence qui s’ajoute au discours des apôtres de l’interventionnisme.


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