10 décembre 2009
Jean Charest : Prix du Parlementaire s’étant le plus illustré hors Québec
Publié dans |Dès la session parlementaire finie, il a pris la poudre d’escampette. Qu’auriez-vous fait à sa place ? Deux chiffres venaient de le gifler avant qu’il n’ait le temps de tendre l’autre joue — ce qu’il ne fait jamais. 60% des Québécois se sont dit insatisfaits de son gouvernement.

Avec Michou à Moscou (Photo: Bureau du PM)
Pourquoi ? Ils ont précisé : 69% ont affirmé que son refus de tenir une enquête sur la construction tient au fait «qu’il craint que des personnes proches du gouvernement soient mises en cause». Ce n’est pas parce que c’est vrai que ça fait plaisir à lire.
Mais une fois franchie la frontière, Jean-Charest-le-partisan devient Jean-Charest-le-grand-ambassadeur. Les membres de la petite mais dynamique diplomatie québécoise (et les diplomates étrangers) vous le disent en privé: il est parfait. Actif, prévenant, engageant, s’exprimant au nom de tous les Québécois, représentant leur côté audacieux, ouvert, astucieux — oui, oui, astucieux — mais pas dupe. Le PM avait frappé un grand coup, dès son élection en 2003, en se ménageant un tête-à -tête avec l’alors secrétaire d’État américain Colin Powell. Une première diplomatique de taille pour le Québec. (Dans des circonstances très particulières, le PM Lucien Bouchard avait eu un entretien avec le président Bill Clinton, autre première.)
Pointilleux quant à tous les acquis québécois lorsqu’il est à l’étranger (mais plus mollasson au Québec — il a laissé aux fédéraux un contrôle du sommet de la Francophonie à Québec en 2008 que même Bourassa n’avait pas permis 20 ans plus tôt), Jean Charest a maintenu les réseaux construits par ses prédécesseurs — France, Mexique, Catalogne, Bavière, Gouverneurs américains — et a poussé plus loin dans le développement d’une politique étrangère québécoise.
L’accord réalisé avec la France sur la reconnaissance mutuelle des compétences et des diplômes est une avancée majeure, dont on ne trouve pas l’équivalent, et qui répond partiellement au défi démographique québécois des prochaines années. Il a personnellement veillé à ce que ce dossier passe les étapes de la bureaucratie française en temps record, s’invitant parfois à des réunions techniques pour bien faire comprendre que l’affaire était au centre de son écran radar. Il a, dans ce dossier et pour notre bien collectif, fait un Sarkozy de lui.
Il a aussi joué la carte Sarkozy dans un affaire encore plus ambitieuse: la mise sur les rails d’un train que personne, sauf lui, ne voulait prendre, une entente de libre-échange Canada-Union Européenne dont le Québec — représentant déjà la moitié des exportations canadiennes en Europe — sera de loin le principal bénéficiaire. Jean-Benoît Nadeau a raconté cette affaire en détails dans L’actualité d’octobre dernier. Il faut mesurer la hauteur du mur escaladé par le PM: il fallait convaincre les autres provinces, dont celles de l’Ouest, qui s’en balancent et sont tournées vers l’Asie ou les States. Il fallait convaincre les Européens, pour qui c’est le dernier de leur souci. Il fallait convaincre le gouvernement Harper, avec lequel pourtant la rupture politique est presque totalement consommée.
C’est comme si l’énergie que Jean Charest n’a pas pu mettre à réformer à son goût de conservateur l’État québécois (l’abolition de l’agence des PPP est cette année le symbole de l’échec total du projet interne que caressait le PM à son arrivée au Québec) était déployée dans cet autre projet, externe et paradoxalement plus réalisable.
La carte Sarkozy, donc: ce dernier était président européen — et tellement, tellement content de l’être — lorsqu’il est passé en coup de vent au Québec à l’automne 2008. Charest devait faire en sorte qu’il se commette, au nom de l’Europe, pour que la négociation commence réellement. Car quand un projet est inséré dans la grande machine normative européenne, il est très difficile de l’en faire dérailler. Et c’est, pas seulement, mais entre autres, parce que Sarkozy est sorti ulcéré de ses rencontres avec Stephen Harper, qu’il trouva chez Charest un partenaire plus amène, avec lequel il voulait travailler. Sarko était arrivé au Québec convaincu du projet Charest. Il en est reparti avec la fougue du missionnaire. Mais qu’est ce qui avait cloché avec Harper ? Presque tout. Le conservateur-en-chef était de glace, raconte-t-on, face aux bouffées de chaleurs sarkozystes de: créons le G20, refondons le capitalisme, réglementons la finance mondiale et luttons contre les changements climatiques. Pas exactement la tasse de thé de Stephen.
Une fois adoubée par Sarko-président-de-l’Europe, le projet Canada-Union-Européenne ne pouvait plus être boudé par Ottawa. Le gouvernement canadien appuyait la chose en principe, mais sans trop de vigueur — quoiqu’une partie de la diplomatie canadienne, notamment ses membres québécois dont l’ambassadeur à Paris Marc Lortie en étaient, et en sont, de grands alliés. Chemin faisant, l’Europe pousse le bouchon jusqu’à exiger du Canada que les provinces participent formellement à la négociation — un autre précédent. Charest choisit un ancien PM, Pierre-Marc Johnson, pour le représenter. Sa prestance et son ascendant en font le chef naturel de l’équipe provinciale, sinon canadienne, et garde le Québec au centre du jeu.
La négociation maintenant engagée, il est possible qu’une entente puisse être ratifiée fin 2011. Retenez cette date, car elle offrirait à Jean Charest une fenêtre de sortie, par le haut, de sa fonction actuelle. Une sortie en forme de tremplin vers une autre fonction où il est normal de s’intéresser aux questions internationales. Suivez mon regard…
Rien de ce qui précède ne signifie que l’accord ne sera, au total, que du bon pain pour le Québec. Il faut espérer que le PM la soumettra, avant ratification, à une commission parlementaire pour qu’on en scrute les impacts sur les choix québécois. Dans les détails de ces accords se cachent souvent des reculs sociaux et culturels lourds de conséquence. Je soulève la question car, récemment, M. Charest a signé un ambitieux accord de commerce avec le second partenaire commercial du Québec — le Canada — sans la moindre consultation des députés et de la société civile, dont les agriculteurs fort inquiets de ses conséquences. Un accroc majeur, non seulement au principe démocratique, mais au bon fonctionnement de l’ouverture sur le monde que Jean Charest dit vouloir incarner.
Mais ce billet récompense le premier ministre plus qu’il ne le semonce. Je reviens donc aux raisons qui motivent mon choix. Il y a un moment fort, dans l’année écoulée. Je vous ai dit combien la carte Sarkozy était essentielle aux projets de JC. Le courant passe si bien entre eux que le président a convoqué le premier ministre, à Paris, en février, pour lui remettre la Légion d’honneur. Et c’est le moment que choisit le président de la première puissance francophone pour traiter de «sectaire»une idée, la souveraineté, qui a rallié la moitié des citoyens québécois en 1995 et rallie toujours une majorité de francophone dans les enquêtes d’opinion. Il ajouta que la position traditionnelle française de non ingérence et non indifférence, «ce n’est pas mon truc»!

Avec un ami qui dérape...
Jean Charest, entendant la tirade visant la moitié du peuple qu’il représente, s’est-il souvenu de Daniel Johnson père, affirmant que «tous les Québécois sont séparatistes au moins une heure par jour» ? Ou encore de Robert Bourassa, répétant que la souveraineté était «la carte dans la manche» du Québec — un endroit où il tenait à la laisser ? Le fait est qu’un président français insultant la souveraineté réduit de facto le rapport politique du Québec, même fédéraliste, même joueur de l’équipe canadienne.
Alors le député de Sherbrooke, ce parlementaire qui sait être, pendant la période de question, très petit, a su ce jour-là prendre de la hauteur — au risque de froisser son allié essentiel Sarkozy. Aux portes de l’Élysée, devant les micros, il a contredit son hôte en réinterprétant, à sa place, ce que devrait être la politique de la France face au Québec au moment des vrais choix :
« Je ne vois pas d’autre politique possible pour la France que celle de ni ingérence et ni indifférence, dans un cadre référendaire. [...] Et si jamais il devait y avoir un nouveau référendum, je ne vois pas d’autres politiques possibles pour la France que la non-ingérence, non indifférence. Ce que le président Sarkozy exprime, je pense, c’est un sentiment qui déborde les circonstances d’un référendum sur l’avenir du Québec ».
Ne serait-ce que pour cette seule déclaration, il mérite pleinement son prix.
C’est la semaine des prix du Blogue.
Mardi: Recrue de l’année: Amir Khadir
Mercredi: Pompière de l’année: Nathalie Normandeau
Jeudi: Prix du groupe le plus prometteur: les députés péquistes
Vendredi: Jean Charest, Prix du parlementaire s’étant le plus illustré hors-Québec
Lundi:Â Pauline Marois: Prix de la Wonder Woman translucide
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décembre 16, 2009 à 15:31
Dans les faits,
Jean Charest aurait dû mériter plutôt le “”Prix du Parlementaire Canadian s’étant le plus illustré au QUébec”"
- il a reprovincialisé le QUébec
- il a émasculé la Caisse de Dépôt en nommant Team Sabia à la tête, qui a limogé 8 vice président et l’a transformée en une entreprise qui gère des fonds indiciel (à partir de Toronto)
- il s’apprête à fermer l’Autorité des Marchés financiers et à céder au contrôle pan canadien
-il s’apprête à faire passer l’Hydro-QUébec sous l’autorité du Gouvernement du Canada en l’interprovincialisant
- il a accéléré la bilinguisation de Montréal et du QUébec
-l’Accord de libre échange avec l’Ontario, non soumis au parlement QUébécois … fera du tort à l’agriculture et plein d’autres secteurs…
- l’Accord avec la France permettra aux québécois francos de sortir, mais il sera très difficile pour les Français de venir… (comme l’a montré Le Devoir)… les souverainistes pourront enfin quitter
etc. la liste est trop longue…
mais au fait
Pourquoi avez-vous décerné ce titre à Jean Charest ??
À mon avis le recul du Québec en octobre 2008 lors du Sommet de la francophonie dont le Canada a exigé le bilinguisme, faut le faire… faisait en sorte que Jean Charest méritait le bonnet d’âne sur les questions internationales….
décembre 14, 2009 à 20:04
M. Lisée,
Pourquoi honorez-vous le grand pilleur du Québec de cette façon? J’ose au moins espérer que vous êtes sarcastique… Si c’est le cas, tant mieux ! Ou peut-être affirmiez vous ça pour fouetter le PQ, ce qui ne serait pas une mauvaise chose…
Ce n’est pas parce que Jean Charest s’est tenu debout UNE fois devant Sarkozy qu’il mérite pareille prosternation de la part d’un conseiller… du PQ !
Jean Charest me fait plutôt penser à l’empereur Néron à l’époque de l’empire romain. Vous savez, celui qui jouait de la flute pendant que Rome brûlait… De la même façon, Jean Charest se rentre la tête dans le sable pour ne pas voir les problèmes de corruption. Ce n’est pas pour rien qu’il est allé se consoler en Russie, là où la corruption équivaut à 33% du PIB !!!
décembre 14, 2009 à 10:24
Jean Charest s’illustre à l’extérieur du pays et laisse la corruption continuer de s’appliquer à la construction et aux travaux routiers. Il dirige le gouvernement le plus corrompu du Québec et il est cautionné par des Nathalie Normandeau et Claude Béchard qui ont ainsi perdu leur virginité politique et sont entrés dans le giron du gouvernement corrompu et de la protection des petits amis, qu’ils soient de la FTQ-construction, des entrepreneurs corrupteurs qui distribuent l’argent au parti libéral en retour de contrats sans soumissions donnés notamment par le ministère des transports dirigé par l’incompétente et endormie Julie Boulet et de la mafia italienne.
Le gouvernement ne veut pas d’une commission d’enquête publique qui éclabousserait des libéraux notoires (la situation était la même dans le dossier Norbourg/Vincent Lacroix où on a caché de la preuve en demandant à la cour de rendre des dossiers sous scellés) et peut-être même des membres de l’Assemblée nationale. Il conserve dans son conseil des ministres des incompétents et des incompétentes. Comme il ne veut pas nettoyer la soue à cochons, il va à l’extérieur du Québec pour se refaire un bilan positif, mais il restera toujours une tache à son dossier : la corruption du gouvernement libéral qui protège ses petits amis.
Les québécois lui ont donné le volant en votant à 57,5%. Honte à tous ceux qui n’ont pas voulu garder un gouvernement minoritaire en poste à Québec, gouvernement qui frappe le citoyen ordinaire par des taxes déguisées (radars photos, vitesse à 30 km/h, taux d’alcool de 0,05 au lieu de 0,08, recommandés par le ministre réel des transports, de Konninck, qui considère les citoyens comme des statistiques.) Quelle pitié, d’autant que peu brillant pense aider la démocratie en ajoutant 7 ou 8 futurs corrompus qui vont nous coûter les yeux de la tête alors qu’il aurait fallu en diminuer le nombre à 75 comme çs s’est fait en Ontario.
Je demande à Charest de rester au Québec et je requière une enquête publique sur la corruption dans la construction et la construction des routes et sur le laxisme du ministère des transports de l’incompétente Julie Boulet de Saint-Tite (mesure-t-elle la vitesse des chevaux pendant le festival western) qui ne voit rien, qui ne sait rien et qui dit tout.
décembre 13, 2009 à 16:05
Un ambassadeur du Québec , dites-vous! Un grand ambassadeur! Vraiment!? Quelle nation et quel état voudrait voir son ambassadeur établir ses bureaux dans l’ambassade de l’état d’une autre nation cherchant à les contrôler? À cet effet, il y a cette déclaration faite en Russie par notre grand ambassadeur Vendredi le 11 décembre 2009, rapportée le même jour par l’agence QMI, à 17h06, dans une dépêche intitulée “Le Québec s’installera à l’ambassade du Canada à Moscou” : “Le gouvernement du Canada va construire une Nouvelle ambassade dans quelques années et nous avons l’intention d’y occuper une place”… “…pas question d’ouvrir une délégation ou un bureau comme à Munich. Le Québec s’installera dans les bureaux du gouvernement fédéral, comme il l’a fait en Chine et en Inde, a indiqué monsieur Charest à St-Petersbourg, vendredi”): Ce n’est plus la politique de l’affirmation du Québec à l’étanger entreprise sous l’égide d’un gouvernement péquiste qui se poursuit, mais plutôt celle de la vassalisation totale et générale du Québec à l’état fédéral entreprise par Ottawa sous le règne de Trudeau, qui s’est concrétisée dans l’acte constitutionnel de 1982, lequel menottait sans son consentement et celui de ses représentants le Québec et l’affirmation de sa nation, politique de vassilisation du Québec qui s’est depuis lors maintenant déplacée à l’intérieur même de l’appareil gouvernemental québécois avec l’arrivée du fossoyeur Charest. Trudeau, Charest , même combat: Soumettre totalement le Québec, son état et sa nation au Canada, à l’état et à la nation de ce pays qui refusent de l’accepter pour ce qu’il est réellement:Une entité distincte de la leur qui a souvent pour cette raison des intrêts différents des siens!
Ce que vous nous dites des relations Sarkosy-Charest, j’estime, en ce qui me concerne, qu’elles n’existent qu’en raison des amitiés Desmarais-Sarkosy, et que les déclarations de Sarkosy sur le Québec, sa souveraineté et le nenni, ne sont qu’une manière pour ce dernier de retourner l’ascenseur à Desmarais qui lui a rendu de précieux services pour accéder à la présidence. De toute façon Sarkosy est un accident de parcours et il retournera dans l’obscurité aux prochaines élections présidentielles, les autres politiciens français étant beaucoup plus sympathiques et favorables au Québec que ce dernier.
En ce qui concerne la déclaration de Sarkosy à l’effet que la non-ingérence et la non-indifférence , ce n’était pas son genre, et que,lui personnellement, il trouvait sectaire la souveraineté du Québec et les souverainistes, et la réaction de Charest , dont vous citez un extrait que vous valorisez en même temps que son auteur, moi, au contraire, je la trouve mesquine cette réaction, puisqu’en définitive elle dit: En dehors de toute période référendaire, vous avez raison de vous ingérer dans les relations Québec-Ottawa en tapant sur les souverainistes et la souveraineté, mais en période référendaire, vous devez revenir à la la politique de la non-ingérence et de la non-indifférence. En d’autres mots, ingérez-vous tant que vous voulez pour faire passer pour crétine et crétins la souveraineté et les souverainistes mais, après avoir ainsi préparé le terrain, taisez-vous en période reférendaire pour sauver les apparences.
Les services d’ambassade du sieur Charest , à mon opinion, ne visent pas tant les intérêts du Québec que ceux de ses amis financiers.
La politique est une affaire de confiance: Les politiciens qui décident de leur politique en cantimini sans en discuter franchement et ouvertement et qui utilisent les faux-fuyant pour les défendre et en dissimuler la teneur réelle sont généralement plus intéressés par l’exercise du pouvoir lui-même que par le véritable intérêt de l’état qu’ils gouvernent et celui de leurs citoyens, l’exercise démocratique se résumant alors généralement pour eux à un simple campagne de charme auprès de l’électorat, qui n’a cure de la transparence et d’un débat réel et sérieux sur les enjeux d’une véritable démocratie, qui, dès lors, est galvaudée par la propagande et la désinformation de monopoles médiatiques au service de l’establishement financier et fédéraliste qui cherche avant tout à maintenir au pouvoir les partis et politiciens qui favorisent le maintien du statut quo. Personnellement, je n’ai aucune confiance en ce genre de policiens et aux partis qui leur servent de repaires.
En d’autres mots, monsieur Lisée, si j’avais été le chef de la principale oppposition, que vous aviez été mon principal conseller et que vous m’aviez présenté cet article comme un résumé de votre opinion sur le travail du sieur Charest au niveau international, je crois que j’aurais sérieusement songé à vous remplacer comme conseiller principal.
décembre 13, 2009 à 10:32
Oh La Oh La Oh la “grand ambassadeur ”
Charest très fort à La Francophonie en 2008 il laisse la place il joue le scout !
Suite ” la plote à terre” pour la médaille de Sarko avec Desmarais .
On donne de la poutine en Belgique .
Russie on joue le maire de quelque ville ? la prochaine visite en Asie il jouera conseiller de Westmount
Quand on se promène Europe , on gouverne pas on laisse une image de Québec colonisé !
M. J. F. Lisée vite aller lire Pierre Falardeau
Rien n’est plus précieux que la liberté et l’indépendance.
Joyeux Noël
décembre 13, 2009 à 9:47
Façon courtoise Monsieur Lisée de laisser entendre à «Jean Charest-le-grand-ambassadeur» de changer de métier et d’aller voir ailleurs.
décembre 13, 2009 à 9:09
Marie-Lou
Je suis totalement en accord avec vous quand vous dites après un référendum positif et démocratique. Le Canada de par sa propre cour suprême aurait l’obligation de reconnaître ce résultat.
Mon exemple portait sur un résultat de référendum contesté, question ambigue, majorité très mince. C’est là qu’il y aurait potentiellement problème. Et ce ne serait sûrement pas l’ONU ni la France qui nous sortirait de notre propre problème.
“nous ne sommes plus en temps de guerre depuis belle lurette, ” allez dire ça aux familles des 130 soldats canadiens morts en Afghanistan et aux familles françaises, italiennes, britanniques, néerlandaises etc qui y ont perdus des proches aussi. Nous sommes membres de l’OTAN, ce sont nos alliés. M. Parizeau a toujours dit qu’un Québec indépendant y ferait aussi partie.
décembre 13, 2009 à 6:39
Encore une fois Monsieur Lisée, vous faites la preuve par quatre que le Québec n’a pas besoin de se séparer pour briller sur la scène internationale.
Merci encore une fois et continuez votre excellent travail!!!
décembre 12, 2009 à 19:39
À “Pas de dentier”, je réplique sur la “realpolitik”. En effet M. “Pasdedentier”, lors de mes formations à l’ONU et à l’OSCE, j’ai bien appris que l’on reconnais aujourd’hui le droit à l’autodétermination des peuples dans la communauté internationale. Quelle n’a pas été ma surprise quand j’ai même entendu que l’on citait le Québec en exemple dans ces formations qui ont eu lieu à Vienne. Si Sarkozy (et non pas tout le reste de la France), ou le Canada, ou n’importe qui d’autre ne voulait pas reconnaître l’indépendance du Québec après un référendum positif et démocratique, c’est Sarkozy (et non pas la France), le Canada et les quelques autres réfractaires qui seraient montrés du doigt par la communauté internationale. Donc à l’échelle internationale, c’est bel et bien eux qui auraient l’air de ne pas respecter le droit et la démocratie et non pas le Québec. Monsieur “Pasdedentier”, voilà ce qu’est la “realpolitik”.
Ensuite, autre précision, nous ne sommes plus en temps de guerre depuis belle lurette, il n’y a plus d’alliés aussi définis et à proprement dit que lors de temps plus anciens. Il y a maintenant surtout des partenaires commerciaux. Les partenaires commerciaux se soucient moins des nationalités… Ils s’associent avec le plus de partenaires commerciax possibles, car les compagnies veulent vendre au plus de clients possibles… Et s’ils veulent continuer de vendre leurs produits au Québec, ils devront aussi continuer à acheter les nôtres…
Cordialement, Marie-Lou