3 février 2010

Pétrole: Haro sur la province pauvre !

Publié dans |


pauvrete Pétrole: Haro sur la province pauvre !

La tension entre l’Alberta et le Québec ne fait que commencer. Nous l’avons vu depuis le début de la semaine: l’augmentation de la production pétrolière et la montée du prix du baril va faire de la province riche une province hyper-riche. Nous avons vu aussi que la pression ainsi exercée par le pétrole sur le dollar canadien allait continuer à détruire des emplois manufacturiers au Québec (et en Ontario).

C’est donc inéluctable: non seulement l’enrichissement de l’Alberta va rendre le Québec relativement plus pauvre dans la fédération (notre économie ne peut croître à leur rythme, car nous n’avons pas de pétrole). Mais les effets pervers de la montée du pétrole et du dollar détruisent et détruiront nos emplois manufacturiers, ce qui poussera le Québec à devenir absolument plus pauvre.

Or, que fait-on avec les pauvres ? Deux choses: on les aide, du moins un temps. Puis, on les tient responsables de leur pauvreté et on leur coupe les vivres. C’est exactement ce qui a commencé à se produire, depuis 14 mois.

1. La péréquation

Tout le monde le sait, le Québec est la province qui reçoit le plus gros chèque de péréquation. (Tous les contribuables canadiens contribuent, par leurs impôts fédéraux, à la péréquation, mais seulement certaines provinces reçoivent ce chèque d’Ottawa). On peut arguer que le Québec reçoit ainsi en «aide sociale fiscale» ce que d’autres, notamment l’Ontario, ont reçu pendant des décennies en investissements productifs et créateurs d’emplois, y compris les quelque 40 milliards fédéraux investis dans les sables bitumineux albertains pour les rendre rentables.

Reste que les finances du Québec sont maintenant accrocs à la péréquation, à hauteur de 8,5 milliards pour l’année en cours. Les sables mouvants que constituent pour le Québec — et pour l’Ontario, maintenant membre du club des provinces recevant les chèques — la montée du pétrole et du dollar, les poussent à vouloir toujours plus de péréquation pour rester à flot, d’autant que l’enrichissement de l’Ouest rend ces sommes disponibles.

Ils devront pourtant s’en passer,car les années de vaches grasses sont déjà terminées… pour les provinces maigres. En décembre 2008, le gouvernement fédéral a unilatéralement modifié le mode de calcul de la péréquation pour en freiner fortement la croissance. Cette décision a coûté un milliard au Québec pour l’année en cours, et pour toutes les autres. C’est toute la courbe d’augmentation de l’aide sociale fiscale qui vient d’être aplatie.

Le freinage n’est pas terminé. Si le gouvernement fédéral, dirigé par un Albertain, a mis le frein à main, le nouveau ministre albertain des Finances, Ted Morton, voudrait faire marche arrière. Dans une lettre envoyée au Globe and Mail ce 22 janvier, Morton met en cause le fondement même du principe de la péréquation. C’est un système, croit-il, qui encourage les provinces pauvres à rester paresseuses. Comme le BS pour les individus pauvres. J’exagère ? Jugez vous-mêmes. Ce système, écrit-il,

contribue à faire en sorte que la productivité canadienne ne croisse pas au rythme des autres pays du G8. Les provinces qui reçoivent de la péréquation sont moins enclines à réduire leurs taxes car, si elles le faisaient, les bénéfices qu’elles en retireraient [en augmentation de l'activité économique] entraîneraient  une réduction de leur chèque de péréquation. Or les impôts et taxes élevées font fuir les investissements et tuent les emplois. Alors le nombre de contribuables potentiels se réduit, les revenus fiscaux déclinent, et la péréquation augmente. C’est un cercle vicieux.

Évidemment, avec cet argument, il est dans l’intérêt de la province pauvre de lui couper au maximum sa péréquation. L’Alberta est donc aujourd’hui officiellement en campagne pour réduire le système même qui permettrait de compenser l’appauvrissement relatif et absolu que son propre enrichissement provoque au Québec et en Ontario.

2. Un ressentiment spécifiquement anti-Québec

J’en ai récemment parlé sur ce blogue, l’Alberta est, après le Nouveau-Brunswick, la province canadienne où on compte le plus de citoyens qui détestent (précisément, qui ont une opinion «hautement défavorable») des Québécois. Ils sont 11% dans ce cas. Au total, 30% des Albertains ont une opinion défavorable des Québécois, contre 47% qui en ont une opinion favorable (22% ne savent pas ou refusent de répondre). Ce n’est peut-être pas un hasard si c’est le ministre canadien de l’Environnement, élu en Alberta, Jim Prentice, qui qualifie de «folly» une politique québécoise sur les émissions polluantes des voitures qui est pourtant adoptée par 14 États américains, dont la Californie.

Les débats internes en Alberta ont un impact aggravant. Les conservateurs, au pouvoir et à mi-mandat, sont contestés sur leur droite par le nouveau Wildrose Alliance. Un sondage de décembre donnait le nouveau parti gagnant, avec 39% des intentions de vote, contre les conservateurs, ne récoltant que 25%.

Il est intéressant pour le Québec de noter la réaction de la Wildrose Alliance lorsque les libéraux et néo-démocrates fédéraux ont proposé, en décembre 2008, de former une coalition gouvernementale pour remplacer le gouvernement Harper. La coalition aurait eu l’appui parlementaire du Bloc Québécois.

Le Wildrose Alliance a réclamé que, si cette coalition devait prendre le pouvoir (de manière parfaitement démocratique, il faut le souligner) l’Alberta devrait réclamer la fin du régime de péréquation, et organiser à la place un régime régional de péréquation ne profitant qu’aux provinces de l’Ouest.

3. Une spirale dangereuse

Les planètes politiques semblent alignées, au Canada, pour un prolongement de la domination albertaine du gouvernement fédéral. Il est probable que Stephen Harper restera Premier ministre du Canada pendant encore quelques années.

Mais il faut savoir aussi qu’un gouvernement libéral, même lorsqu’il n’a pas de député en Alberta, prend des gants blancs avec la province pétrolière. Jean Chrétien, à qui on doit de grands moments de franchise, déclarait ce qui suit,en janvier 2008, à l’Edmonton Journal:  «Si j’avais offert au Québec ce que j’ai donné à l’Alberta en termes d’aide gouvernementale aux sables bitumineux, j’aurais remporté tous les sièges au Québec !»

Son ministre de l’Environnement, Stéphane Dion, déclarait au New York Times: «Aucun ministre de l’environnement au monde ne peut empêcher ce pétrole de sortir des sables, parce que les sommes d’argent en jeu sont trop élevées.»

Aujourd’hui, Michael Ignatieff est également très prudent lorsqu’il discute de cette question. La montée de l’Alberta fait partie de sa vision de l’avenir du pays, et de son parti.

Du pays, d’abord. Les sables bitumineux, a-t-il dit il y a un an, “changent tout: pour notre avenir économique et pour l’importance du Canada dans le monde”. Ignatieff est conscient de la nécessité de “nettoyer” les sables, mais les trouvent “prodigieux” et estiment qu’on ne fait que commencer à se rendre compte de combien ils vont “nous rendre puissants” en tant que pays.

Du parti, donc. “La chose la plus idiote à faire est de faire campagne contre le secteur de l’énergie de l’Ouest canadien” a-t-il dit à Régina. “La chose la plus stupide à faire — et que les Libéraux ne devraient jamais faire — est de faire campagne contre l’Alberta, faire de l’Alberta l’ennemi, isoler l’Alberta.” (Merci à l’alertinternaute JCPomerleau pour ce renvoi.)

Il faut s’y faire. L’avenir de l’économie canadienne sera pétrolier, le Canada étant, comme le répète Stephen Harper “une superpuissance énergétique émergente”. L’avenir de la politique canadienne sera teinté par la richesse du nouvel eldorado albertain et par sa volonté de partager le moins possible sa richesse. Il faudra nous habituer plutôt à entendre les Albertains, et leurs représentants à Ottawa, nous faire la leçon et nous expliquer que notre paresse est la cause de notre pauvreté et que, pour notre bien, il est préférable de nous laisser nous en sortir seuls.

Et ils voudraient qu’on applaudisse.

Lundi: Les emplois québécois dans les sables mouvants albertains
Mardi: Pétrole: 14 milliards de dollars québécois plus tard
Mercredi: Pétrole, Être vert dans un pays brun


57 commentaires à “

Pétrole: Haro sur la province pauvre !

Pages : [6] 5 4 3 2 1 » Tous les commentaires

  1. 57
    Joël Cuerrier :

    Il semble que François 1 et David font toujours dans la provocation pour casser les moules de la pensée fixe. Ça me surprend d’ailleurs qu’on ait encore des québécois qui, pour résister à la social-démocratie triomphante, se retourne vers des modèles réactionnaires aussi dangereux. C’est beau la grande France de la Renaissance (François Ier). Est-ce qu’il y aurait des amateurs du Royalisme Catholique de Dantec ici? Dans tout ce qu’il comporte d’impérialisme. MichelG semble un étrange Catholique de gauche, jamais trop compris comment c’était possible. Toujours revanchard contre les maudits WASP. Pendant ce temps, il faut arrêter de s’aveugler quand même, aux yeux du monde, le Canada reste le pays le plus fonctionnel des Amériques. Si un jour on se botte le cul et qu’on se rend dans le Nord du Pays, on peut possiblement devenir le plus riche au monde aussi. Si on exploite notre eau, si on développe encore plus notre agriculture, si nos grandes entreprises continuent de prendre de l’expansion dans l’économie globale, il faut prendre un peu de recul et se dire que, quant même, on se plaint la bouche pleine. Lorsque je discute du séparatisme québécois avec des européens, surtout ceux des Balkans, ça donne vraiment une nouvelle perspective. Ils ne comprennent pas trop pourquoi, quel sens cela a, à ce moment de l’histoire, on n’a quand même pas eu de Milosevic, on a eu des Jean Chrétien et des Pierre-Elliot Trudeau… Peu importe nos positions politiques, il faut quand même réaliser que ce n’était pas des fous furieux. On n’a jamais eu un Premier Ministre que l’on pourrait considérer être un extrémiste au Canada. J’ai quand même de l’admiration pour ce pays démocratique et ça fait partie de cette même démocratie ces tiraillements, ces objecteurs de conscience, nos grandes gueules, si François 1 s’imagine qu’on serait mieux dans un régime plus autoritaire, c’est son choix. Pour moi, c’est échanger un problème pour un autre. Il y en a aussi bien en France qui déteste leur révolution et la République. C’est ça la grosse différence avec les Américains qui ont eu une révolution semblable. Eux ne la remettent jamais en question, puisqu’ils sont né ainsi, des petits colons pour l’Empire à une République Libérale (dans le sens classique du terme, celui des Lumières, d’Adam Smith, de John Locke, de David Hume, de Washington, de Jefferson, de Franklyn, de Voltaire, etc). C’est toujours à dire, un gouvernement qui ne conserve qu’un minimum de pouvoir pour remettre la majorité des affaires de la société aux individus. Donc, au Privé. C’est ça le vrai libéralisme, qu’on a perverti pour le rendre la connerie qu’il est dans le Parti Libéral du Canada et le Parti Démocrate aux États-Unis. Ils sont tout le contraire du libéralisme classique. C’est du progressisme à la sauce du début du XXe, des socialistes démocrates de basse-cour, des eugénistes qui adorent l’ingénierie sociale, qui adorent à délester tout le poids du vivre en société avec d’autres êtres humains, qui prêchent la déresponsabilisation, tout en fabriquant une aristocratie bureaucratique de rois-fainéants, qui font fructifier du vide par une fiscalité presque mafieuse, qui sont toujours à deux poils de se faire arrêter pour leur corruption évidente. C’est un système qui encourage cet état de fait et, toujours, on en veut plus. Le gouvernement est trop gros, il faudrait ouvrir une commission d’enquête là-dessus, on en fait nos choux gras un bout de temps et on oublie, parce qu’on le sait que c’est ainsi, partout autour de nous, des petites crosses pour justifier des grosses crosses et les crosseurs en cœur figurant que, puisque tout le monde le fait, pourquoi pas eux aussi, on veut des bonbons et sinon, quand on se révolte vraiment comme seul la gauche sait le fait, on se scandalise que ces banquiers qui agissent comme le reste de la société, qu’ils sont aussi crosseurs que le livreur de pizza et la danseuse qui reçoivent leurs chèques de BS, des grâces de l’État-Providence, de la cagnotte infinie, que c’est donc épouvantable ces frais bancaires aussi d’ailleurs quand même. Ouais, on en a des drames, c’est du sérieux, on devrait demander au NPD de s’en occuper, nationaliser nos banques peut-être, ah oui, idéalement dans un système parfait, rationner l’eau et le papier de toilette aussi.

    L’idée de base ne reste pas si mauvaise, on s’en écarte juste toujours trop, il y en a même plusieurs pour cracher sur la démocratie en voyant à quel point elle est permissive une fois que le gouvernement décide que la démocratie, c’est un système où l’on se vote un Roi qui décide de tout pour tout le monde avec sa petite cour de Ducs, de Barons et d’Aristocrates, de la Fonction Publique et du Ministère. C’est peut-être notre subconscient Seigneurial, je ne sais pas trop, on aime vraiment trop nos Seigneurs encore aujourd’hui, on croit tellement qu’on serait perdu sans eux, ça en est triste quand même. Qu’on ne peut pas faire confiance à l’individu, qu’il a besoin d’avoir toujours plus de réglementations quant aux choses qu’il peut être permis de faire ou même, jusque dans sa pensée, rejeté en bloc par la gauche progressiste qui n’a de cesse que de l’accuser d’être fasciste, raciste, réactionnaire, bigot, d’être contre le progrès qu’ils ont imaginé dans leurs schémas, dans leurs graphiques, dans leurs commissions, par leurs lois spéciales d’exceptions, dans leurs décrets, avec leurs beaux programmes en trois étapes sur cinq ans, en consultation publique pour quinze ans. C’est clair que c’est parfait, le gouvernement est toujours plus efficace que l’individu et les corporations, toujours malveillante, que l’on doit craindre à tout prix, parce qu’ils ont sûrement un agenda caché. Nous sommes dans une ère individualiste qu’ils disent… ah oui, dans notre bulle médiatique, enfermé dans nos petits apparts, on l’est… mais pour ce qui est de laisser faire l’individu, de croire que chacun peut être permis d’agir à sa guise, dans la mesure où il ne nuit pas à son voisin ni à son prochain, on en est encore loin, la libre entreprise reste toujours suspecte, parce qu’on prête toujours les pires intentions aux gens qui ont seulement un peu de succès sans avoir reçu l’approbation et la subvention officielle du gouvernement central. Alors vraiment, oui, dites-le en cœur, il faut les taxer plus, ça n’a donc pas de bon sens qu’eux aient autant et que nous, petit travailleur de 9 à 5, on soit si mal payé. Une injustice auquel le gouvernement devrait remédier au plus vite, jusqu’à temps que plus personne n’ose rien faire, parce que c’est trop ingrat, qu’on devient toujours la proie la plus facile de l’opprobre populaire, que c’est toujours de leur faute si rien ne marche.

    Mais franchement, comme je l’ai dit, l’alternative presque «Action Française» de François 1 me semble tout aussi ridicule. Le libertarianisme de David est une bêtise que n’importe quel économiste sérieux rejette, parce qu’aucun système basé sur une inflation continuelle ne supporterait réellement le poids de ses projets présents, sans prévoir toujours une croissance future, le libertarianisme est ainsi une obligation de tourner en rond, de toujours courir après sa queue, parce qu’on ne rattrape jamais la virtualité profitable de nos investissements, sans continuellement jouer sur les taux d’intérêts. Être responsable dans sa fiscalité ne veut pas dire clairer sa dette et vivre selon ses moyens, parce que notre économie est une chimère dès le départ, basé entièrement sur le crédit, les assurances, les campagnes publicitaires, ce n’est aucunement mes trois bananes pour ta douzaine de pommes. C’est mon stock potentiel de bananes pour ton appel d’offre sur le marché des pépinières, sur la prédiction à long terme de son hypothétique rentabilité qui, dû à la demande en baisse et la production en hausse, devront reconvertir ces pommes en nourriture à chevreuil, parce que la viande de chevreuil, c’est vraiment une belle commodité dans le moment et les bananes, dans le fond, ça tue des petits enfants en Amérique Centrale, donc on n’en veut pas pour nos pommes, qui elles sont entièrement subventionnées par le gouvernement central, pour qu’elles ne coûtent pas trop cher, parce que c’est un bien essentiel. Donc, ta dette, c’est toute cette économie un peu Frankenstein, qu’on supporte, parce que ça semble logique. C’est toujours un calcul qu’on finira pour s’en sortir gagnant à la fin… et pour l’instant, c’est vrai, le Canada est un des pays les plus riches au monde, donc toute cette belle machination mondiale fonctionne bien pour elle, parce qu’elle a la prétention de s’imposer sur les marchés. On peut tout rejeter, les commerçants, les industrieux, le gouvernement et ses valets, le petit travailleur qui ne veut que gagner sa croûte sans trop déranger, la paresse des autres, les immigrants, les anglais, le Québec corrompu, mais il ne faut quand même pas en devenir cynique à ce point. Quand j’explique les causes de ce nationalisme aux Serbes, aux Bosniaques, aux Croates, aux Roumains même… eux ne comprennent pas, on a un pays extrêmement riche, des programmes sociaux à n’en plus finir, qui font rêver le reste du monde, une culture riche, de grandes écoles, une industrie solide, une agriculture efficace, des artistes exemplaires, etc, etc. Alors qu’eux se foutent dans le trouble continuellement avec leurs nationalismes ethnico-religieux. Le Kosovo et la Bosnie, c’est du joli ouais, c’est parmi les pays les plus pauvre d’Europe. Ça en valait la peine? Le Kosovo restera toujours dans sa petite bulle, un protectorat de l’ONU, une connerie de bureaucrate… et le Canada, le Bloc Québécois et même les Américains applaudissent en cœur avec les Russes! Ils se sépareront quelques pays de plus encore, pour voir si ça marche mieux une fois morcelée jusqu’au plus petit élément (religieux, ethnique, culturel). Mais j’oubliais, c’est les méchants serbes qu’il faut détester, c’est toujours de leur faute. Et oui, comme eux, comme nous, le poids de l’Empire Ottoman, de l’Empire Austro-Hongrois leur pèse encore, donc ils se débattent, mais ils n’avancent à rien. Pendant ce temps, les Allemands tellement anti-nationaliste n’ose même plus rien questionner, comme du fait qu’ils sont envahis par les Turcs, ça ne se dit plus ça, tout nationalisme est un nazisme pour eux, question de perplexité multiculturelle, on ne fait pas mieux. C’est bien beau de regretter d’avoir été des nègres blancs d’Amérique dans le Pax Britannica. Il faut conserver une certaine distance par rapport à notre situation, en considérant le reste de la planète, cesser de se regarder le nombril. Moi, je préfère John Locke à Voltaire… et alors, je ne suis pas un vendu, j’apprécie simplement la pensée anglaise, l’idéal civilisationnel qu’il représente toujours. Pas besoin de toujours se prendre pour des victimes des machinations de l’autre, parce qu’il fait la même chose, on se lance la balle comme ça depuis des décennies et ça ne mène à rien!


  2. 56
    Yvon Fleurent :

    @ #51 François 1 :
    février 5, 2010 à 13:33
    @ Yvon Fleurent:

    “Je ne questionnerai pas vos affirmations (# 48) dont la plupart me semblent plutôt fantaisistes…”

    Vous semble dites-vous.

    Vous dites bien “me semblent”.

    Alors tout le reste de votre propos n’est quelque chose qui vous semble paraître.

    Une illusion pour vous, ou une illusion que vous essayez de nous passer?
    .
    .

    Semble: “Paraître avoir une certaine qualité ou une certaine manière d’être ; avoir l’air, l’apparence.”

    “Avoir une opinion, un avis.”


  3. 55
    la gente feminine :

    @M.Campagna, qu’entendez-vous au juste par éducation? Subordination, intégration d’un discours dominant? Ou plutôt lobre arbitre, capacité d’exercer un sens critique à partir de son expérience et de ses connaissances sans adopter le discours d’un parti, ni d’un autre. La liberté de penser, de s’exprimer et de prendre position sans égard aux lignes directrices des groupes qui essaient de vous manipuler et de vous faire adopter leur vision en vous dictant la position que vous devrez prendre sur tout. Avez-vous vraiment besoin de vous identifier à un groupe d,adopter l’idéologie d’un groupe pour réfléchir, prendre position émettre et défendre votre opinion sur diférents point de vus. La politique a pris la place jadis occuppée par la religion.
    Je n’ai pas le besoin de me retrancher dans un camp ou un autre. Je suis fort capable de prendre de l’information de part et d’autre et de me faire une opinion qui m’est propre.
    Que j’aie des idées sur les services d’éducation qui puissent être qualifié de sociale démocrate, une vision des qui soit conservatrice, des aspirations quand au développement durable qui soit environnementaliste et valorise l’entrepreuneurship, l’autodéterministe et le coopératisme. On s,en fou que ça ne se retrouve pas dans l’idéologie d’un parti car je ne représente pas un parti. Et je valorise une réforme du politique basé sur les individus(leur compétences) qu’on éli pour faire la job en mettant en oeuvre les décisions prisent par la population sur des questions précisent au moyens de questions posées et de propostions amenées par internet.
    On aménent un problème sur un blog, on a 2 semaines pour s’exprimer on retient un maximum de 4-5 propositions et les électeurs votent. Pas de carte blanche à qui que ce soit. Pas de parti politique que des individus avec des compétences professionnelles pour les ministéres ou ils se présentent. Avec le même budjet de représentation fournir par l’état. Pas de pancartes, ni publicité. Que de la représentation dans un forum sur internet. Pour tout plans d’action et décisions impliquant xmontant, il doit y avoir discussion sur le web avec les citoyens qui ont un mot de pass pour accéder mais l’anonymat sur les message les com sont numéroté pas identifié à un intervenant. Puis on aménent des propositions pour ne garder que les 4-5 plus populaire et la on les soumets à tous les électeurs. Notre libre arbitre, notre capacité de prendre position sur chacune des question on la garde. On ne ‘vend pas son ame’ ou donner son vote à un parti(sans égard a votre position personnelle sur chacunes des problématiques). Et si un élu ne fait pas l’affaire il sera remercier soit à la mis mandat aprés une évaluation(par internet par les électeurs qui choisissent de s’exprimer toujours de manière anonyme(ça évite le chantage, l’intimidation et les pressions de groupes organisés), soit à la fin du mandat ou une suspension automatique si l’individu fait l’objet d’une arrestation ou d’une enquête criminelle.


  4. 54
    David :

    @ Raymond Campagna

    Dénoncer les politiques de Jean Charest c’est être contre le Québec ?


  5. 53
    Raymond Campagna :

    À lire les envolées farfelues et hystériques de certains contre le Québec, je me surprends à penser qu’en effet, Duplessis avait raison : “L’instruction, c’est comme la boisson. Il y en a qui ne supportent pas ça !”


  6. 52
    David :

    @ Yvon Fleurent

    Ottawa ne devrait pas avoir le droit de mettre un frein à l’exploitation du pétrole au Québec ou en Alberta.


  7. 51
    François 1 :

    @ Yvon Fleurent:

    Je ne questionnerai pas vos affirmations (# 48) dont la plupart me semblent plutôt fantaisistes mais je puis vous affirmer ceci: TOUTES les provinces canadiennes contribuent à l’épanouissement de l’ensemble de notre beau et grand pays, le Canada, or, le Québec est la province, qui vit pourtant dans le même Canada que les autres, qui s’en sort le PLUS MAL! Si vous poussez l’analyse un peu plus loin, vous verrez que la belle province est également l’endroit le plus endetté, le plus taxé le plus syndicalisé et le moins afficace en Amérique du Nord. Par exemple, nos routes nous coûtent 45% plus cher qu’ailleurs (un gros merci aux monopoles des syndicats pour ce cadeau!).

    Pourquoi???

    À cause de la social démocratie et du progressisme (sorte de marxisme-lenniniste soft) que nous avons choisi il y a 50 ans qui fait en sorte que les syndicats sont surprotégés et arrogants, que les fonctionnaires technocrates sont innombrables, fainéants et inefficaces et que la planification étatiste tentaculaire est funestre pour les entreprises et pour les individus qui ont le coeur de travailler.

    Regerdez les résultats et comparez et surtout, laissez de côté votre fanatisme, et vous vous rendrez compte que j’ai parfaitement raison. Il faut nous attaquer aux vaches sacrées québécoises au plus vite. Plus on attend et plus difficile sera le réveil car à un certain moment, nous n’aurons plus le choix. Ce sera le FMI qui nous dictera ses conditions comme il l’a fait chez certains pays pauvres.


Pages : [6] 5 4 3 2 1 » Tous les commentaires

Laisser un commentaire

En soumettant un commentaire, vous acceptez de vous conformer à notre nétiquette.