11 mars 2010

Rapaille aurait-il percé le mystère de Québec ?

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Il a mis les gens de Québec sur le sofa du psychanalyste et en a tiré une conclusion : ils sont sado-maso ! Ce serait le mystère de Québec, celui que les chefs politiques, les Montréalais, les chroniqueurs et sociologues tentent en vain de comprendre depuis des lustres.

Q: Gens de Québec, que voyez-vous dans cette image ? <br> R: Jeff Fillion et Montréal !

Q: Gens de Québec, que voyez-vous dans cette image ? R: Jeff Fillion et Montréal !

Lui, c’est Clotaire Rapaille, le spécialiste en communication embauché par Régis Labeaume pour relooker la vieille capitale. Il n’a pas encore trouvé la formule-choc, ni le thème de la future promotion de la ville. Mais il a livré hier matin une partie de son diagnostic, fondé sur ses entrevues avec 10 groupes de citoyens choisis au hasard par une maison de sondage.

L’homme est flamboyant et on en rit avec bonheur (Infoman, entre autres, lui a taillé une jolie veste l’autre jour, pointant des invraisemblances dans ses histoires de jeunesse. Voir en fin de billet.)

Mais puisqu’on ne comprend rien à Québec, toute théorie est bonne à examiner. Voici, en quelques citations tirées du compte rendu de Pierre-André Normandin du Soleil, ce qu’il avait à en dire hier. Il note que le phénomène des radio-poubelle existe ailleurs qu’à Québec, mais que son importance, là, le frappe :

«C’est pas uniquement à Québec, mais on ne m’en avait jamais parlé dans mes autres groupes [de discussion]. Il y a un plaisir dans le masochisme, sinon pourquoi ça marcherait? Il y a un plaisir à entendre ‘regardez, on est petit, on n’arrive pas vraiment, on est contre l’argent, on est contre la réussite, on est des porteurs d’eau’.»

Autre idée fixe : Montréal

«À chaque fois que je parle de Québec, les gens me parlent de Montréal. Vous ne pouvez pas vous définir sans qu’il y ait Montréal derrière. C’est très intéressant. Je ne porte pas de jugement, mais ça fait partie d’une tension, d’un rapport qu’il faut découvrir.»

Un peu comme le Canada qui se définit souvent comme n’étant pas les États-Unis. Et il met tout ça ensemble dans un bouquet :

«Pourquoi, les Québécois, vous êtes absolument sûrs d’être accueillants, d’être chaleureux, d’être ouverts à tout le monde, que vous souriez à tout le monde, que vous n’êtes pas comme les gens de Montréal ? Tout ça et, en même temps, vous êtes passionnés par les radios-poubelle, par tous ceux qui détruisent, démolissent. Pourquoi ?»

Il en tire la conclusion préliminaire qu’il devra trouver pour Québec un thème qui reflète ces tensions :

«La tension, c’est ‘est-ce qu’on est ouvert?’ Oui bien sûr, mais on ne veut pas être trop ouvert. On a un truc, une formule, une solution, on ne veut pas la perdre. On n’est pas comme Montréal»

Québec, ville rapaillée !

Le quotidien Le Soleil a invité ses lecteurs à proposer leurs propres slogans. Je retiens, en plus de Québec rapaillé «Québec, la nouvelle capitale», et «Voulez-vous Québec avec moi, ce soir ?»

Mais si nous voulons, chers internautes, contribuer à cette recherche du slogan idéal pour Québec, il faut tous y mettre de sien, d’où que nous venions (transparence totale : je viens de Thetford Mines).

Je vous lance donc le défi. En tentant de coller au diagnostic de Clotaire Rapaille, que proposez-vous ?

Je vous mets sur la piste :

Québec : beaucoup mieux que ce qu’en dit notre radio !

Québec : ouvert, mais ouvert égal !

Québec : on s’aime à s’en faire mal !

Québec : tout sauf Montréal !

Et pendant que vous y réfléchissez, comme promis, Infoman sur Clotaire:


55 commentaires à “

Rapaille aurait-il percé le mystère de Québec ?

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  1. 55
    Christian St-Pierre :

    Bonjour,

    Avec l’embauche de M. Clotaire Rapaille par la Ville de Québec, ce sujet chaud est maintenant sur toutes les lèvres. En effet, en tant que résidents de Québec, nous nous sentons tous concernés et même un peu interpellés par le travail de M. Rapaille, qui consistait à cerner l’ADN de notre capitale. Et malgré l’interruption de son travail, le besoin de se trouver une personnalité demeure une préoccupation bien présente pour la ville.

    En tant que résidents de Québec et parce que l’image de marque est notre dada, nous nous sommes amusés à ébaucher 4 logotypes. Nous souhaitons ici démystifier ce processus afin de répondre aux précédentes questions et bien comprendre le but et l’importance d’une image de marque pour une ville telle que Québec.

    Voici le lien pour voir notre travail : http://www.lesaint.ca/quebec-branding.html

    Nous vous rappelons toutefois que ceci est une étude libre et le fruit de notre très humble et sommaire analyse en tant qu’entrepreneurs, résidents et amoureux de la Ville de Québec. Toutefois, nous vous encourageons fortement à partager vos impressions et commentaires avec nous.

    Bonne découverte.

    Christian


  2. 54
    Julie :

    Monsieur Rapaille,

    Quand on n’a rien à dire, on dit n’importe quoi?
    Il ne faut pas traiter les autres de ce qu’on est soi-même… Le miroir, la projection, vous connaissez?

    Visible que Monsieur Rapaille est dans son “andropause”!… Est-il en “dépression”?
    A-il oublié son “peigne” à Paris?
    Il aurait eu avantage, à passer chez un coiffeur avant de se pointer le nez à Québec et se permettre de nous DENIGRER!

    A Québec, nous appelons cela un style “itinérant”. Et aussi, que CACHE-t-il derrière ses lunette fumées? Un oeil brun ET un oeil bleu? Ou a-t-il peur que nous devinions qui il est?

    Lui, en type “suffisant”, se fiche de ce que les gens pensent de lui et nous, les QUEBECOIS – nous devrions en faire autant!…

    Bizarre que pour nous, il était à COURT D’IDEES et il s’en est sorti avec une “pirouette”!…

    Ou a-t-il accepté ce contrat pour venir “écornifler” à fond le potentiel touristique?
    Ses informations pourraient se vendre rapporter à ses “ti-zamis” et lui rapporter encore bien des fois en plus du $300,000.00?

    Comme dans la fable de La Fontaine:
    “le renard et le corbeau”. Il est parti avec notre fromage” – c’est-à-dire plus de $300,000.00! Plus, ses dépenses d’hôtel, etc. – en plus de nous insulter!
    Il est retourné dans son confort, plus riche$$.
    et est MORT de rire!.

    Rapaille, est-ce un nom francais? Qui est sa famille? Il parle francais mais de quelle nationalité est-il? Pour qui a-t-il déjà exécuté des contrats dans le même genre? et pour qui?

    Ce serait bien de faire une enquête sur lui…
    Qu’a -t-il fait depuis les dix (10) dernières années? Quel en a été le succès final de ses contrats et pour qui??

    Notre très cher Maire Labeaume a pensé bien faire (il ne ménage pas ses efforts pour améliorer notre Ville) – nous ne pouvons pas le lui reprocher!!


  3. 53
    CARETTE :

    J’ai connu un certain Gilbert Rapaille qui florissait dans la créativité dans les années 1970. Auteur d’un livre titré Créargie, il ramassait pas mal de sous avec des contrats comme celui de la création de la Fondation Pompidou pour les … bénévoles ! Le secrétaire de cette fondation naissante était un certain Jacques Chirac. 40 ans plus tard et on (le fiston ??) tombe chez le maire Labeaume ! Vive Québec libre !


  4. 52
    lagente feminine :

    La guéguerre entre Québec et Montréal en une une linguistique avant tout. La population de la ville de Québec est majoritairement unilingue francophone comme le reste du québec. Les Montréalais son en plus grande proportion bilingue ce qui n’est pas mal en soi bien au contraire. Ce qui qui l’est c’est qu’entre-eux s,affiche plus souvent en anglais qu’en français. Pourquoi? L’establishment de Montréal a historiquement été anglophone ça a toujours été la langue des dominants contrairement à la ville de Québec et aux reste du Québec. La dualité qui oppose Montréal n’en est pas une contre la ville de Québec mais plutôt le Québec. Plusieurs Montréalais ne mettent a peut prés jamais les pieds a l’extérieur de l’ile sauf pour allez aux Etats. Platburg, New-York. Rien au Québec n’est assez gros et prestigieux pour eux. Cette attitude centralisatrice et nombiliste provoque une antipathie et une rivalité malsaine pour une si grnad territoire si peu peuplé. La proportion d’immigrant grandissante à Montréal n’aide en rien puisque bon nombre de natif du Québec s’identifie à la nationalité de leurs parents, voir leurs grands parents. Pourtant je pense que ces pays ne les considérent même pas comme des citoyens de leur nationalité puisqu’ils n’y snt pas nés, n’y ont jamais habités et de surcroit on un mode de vie nord américains.
    Québec cherche a se créer une image, nulle besoin d’un spécialiste. La légendaire nature acceuillante, sans pétention, fierté de la population de Québec. Amateur de bonne chaire, très sociable et simplicité des gens de québec résolument empreint de valeur familiales activités de neige avec ou sans bonhomme les québécois sont festifs sur terrases comme sur glace. Les grnades marques québécois de vêtements et équipements sportifs viennent de québec évidement, les vêtements haut de gammes pour enfants, les collections des magasins Simmons sont à l’image de sa population sport-chic. Que dire de la beauté de son architecture et de ses femmes. Une ville ou intellectuels, chercheurs, fonctionnaires, industriels et gens d’entreprises de services se fondent dans un amalgamme bien dosé.


  5. 51
    Caligula :

    Jean François Côté

    Où tu prends ça que Montréal veut se faire plus grosse que New York? J’ai la chance d’avoir accès aux deux radios (celles de Montréal et celles de Québec) et jamais à Montréal on ne les entend chier sur une autre ville. Même pas Toronto. Par contre la radio de Québec passe son temps à parler de Montréal. Cibole, faites vous une vie!


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