Du petit commerce du coin au complexe multiservice des autoroutes, le dépanneur fait officiellement partie du paysage québécois depuis les années 1970. Et il a toute une histoire, comme le raconte Judith Lussier dans le livre Sacré dépanneur ! (éditions Héliotrope).
Par Judith Lussier (textes) et Dominique Lafond (photos)

Un pionnier
En 1970, une nouvelle loi sur les heures d’ouverture crée la notion de « marchand artisan ». Contrairement aux épiceries de plus de trois employés, ce dernier peut demeurer en activité les soirs et fins de semaine. Paul-Émile Maheu, sur la photo, décide de faire le saut. Son fils Gaëtan se souvient très bien d’avoir vu son père et quelques collègues remuer leurs méninges pour trouver un nom à leur nouvelle vocation : « dépanneur ».


