18 septembre 2008
Josée Verner ou le populisme de bas étage
Publié dans |Pour comprendre l’attitude des conservateurs en matière de culture, il faut lire l’entrevue exclusive qu’accorde ce matin la ministre du Patrimoine, Josée Verner, à la journaliste Julie Lemieux, du quotidien Le Soleil.
Les compressions budgétaires dans ce domaine n’intéressent pas les citoyens sur le terrain, explique la ministre. «Les gens ne m’en parlent pas. Et quand ils m’en parlent, je n’oserais même pas répéter ce qu’ils disent à ce sujet», affirme-t-elle
«Ça fait plusieurs activités que je fais et les gens ne m’en parlent pas. Les gens disent : continuez votre bon travail. J’ai eu zéro téléphone», renchérit-elle. «On reçoit juste des courriels de félicitations», ajoute sa secrétaire.
Voilà un parfait exemple de populisme de bas étage.
Le gouvernement du Québec, par l’entremise de la ministre de la Culture, Christine Saint-Pierre, et de la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, le Parti québécois, le maire de Montréal, la Chambre de commerce, Culture Montréal, les dirigeants des grandes institutions culturelles canadiennes et des milliers d’artistes de partout au Canada s’entendent et se mobilisent pour dénoncer les compressions en culture.
Il me semble que toutes ces voix unies devraient peser dans la balance, non? Or, la ministre se moque de cette coalition. La voix du gouvernement du Québec et des milliers d’artistes porte peu, aux oreilles de Josée Verner. Ces gens-là ont tout faux, croit-elle. Et elle ne bronche pas quand ils hurlent leur indignation.
Ce qui compte, pour la ministre, c’est le point de vue des quidams qui envoient des courriels à son bureau. La candidate dans Louis-Saint-Laurent «n’ose pas répéter ce que ces citoyens lui disent». Pour qui elle nous prend? On s’en doute bien. Chauffés à bloc par des animateurs de la Radio X, ces citoyens doivent traiter les artistes d’enfants gâtés et de parasites. Je devine leurs courriels : «Bravo Mme Verner! Enfin quelqu’un qui met au pas cette bande de chialeux!»
C’est le sous-texte du discours des conservateurs, même si le gouvernement Harper a augmenté le budget du Conseil des arts. Plus tôt, cette semaine, une candidate conservatrice de la région de Québec, Myriam Taschereau, avait justement affirmé au Soleil que les artistes étaient «gâtés» tout en leur suggérant de se tourner vers le gouvernement du Québec pour compenser les coupes d’Ottawa. Ses propos, et ceux de Mme Verner, ont choqué la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget. Tout le monde sait que la moitié des artistes vivent avec 20 000$ ou moins par année.
La prochaine fois qu’un politicien tentera de se faire un peu de capital en vantant les succès internationaux de la compagnie de Robert Lepage ou du Cirque du Soleil, il faudra une fois de plus lui rappeler que ces deux institutions ont justement bénéficié, à leurs débuts, des programmes auxquels le gouvernement s’attaque.
Josée Verner ou le populisme de bas étage
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septembre 24, 2008 à 8:33
les depenses en cultures ont augmentées de 24% depuis l’arrivée du gouvernement Harper: Écrit Eric.
Faudrait ventiller cette augementation de 24%. Vous seriez sûrement surpris de savoir où cette augmentation est allé. Y a qqu qui pourrait nous renseigner?
Pourquoi alors une coupure de 48 million. Si le gouvernement avait les moyens d’augmenter de 24%, pourquoi une coupure qui ressemble à des miettes. Pour une bonne gestion ou pour aller chercher des votes?
septembre 21, 2008 à 16:32
Personnellement, je suis tout à fait en accord avec la révision intelligente des programmes menant à leur reconduite, leur amélioration ou dans certains cas leur abolition. Les artistes sont simplement plus sonores que les autres sur le sujet ; ils ne sont pas les seuls touchés.
Je pense qu’on doit revenir à une définition saine de la notion d’aide gouvernementale : une aide ponctuelle, dans certains cas récurrente, efficace et permettant à une personne, physique ou morale, d’atteindre un objectif.
Je ne me sens aucunement coupable quand ceux qu’on a mis en poste pour administrer notre argent rappellent aux demandeurs, toute justifiée soit leur cause, la différence entre récurrence et éternité.
Si ces coupures avaient eu lieu après l’élection, on aurait accusé les Conservateurs d’avoir caché leur jeu. N’ont-ils pas au moins le mérite – certains diront la maladresse – d’afficher leurs couleurs sur la question?
Puisse cette question être traitée en priorité par le prochain gouvernement, quel qu’il soit.
Et puissions-nous d’ici là , passer aux autres enjeux de la campagne!
septembre 21, 2008 à 15:18
Je partages entièrement les porpos de monsieur Laughrea. Cela me fait beaucoup sourire de voir les reactions “violentes” a son endroit. L’argumentaire approfondie de Monsieur Nicolet me laisse aussi tres perplexe :
“Prend-toi en main et fait de la promotion positive… MAIS ARRÊTE DE LE FAIRE SUR LE DOS DES ARTISTES call…”
En lisant le papier suivant de Mme Egrably, on apprend que les depenses en cultures ont augmentées de 24% depuis l’arrivée du gouvernement Harper:
http://argent.canoe.com/lca/chroniqueurs/nathalieelgrably/archives/2008/09/20080918-093054.html
En passant, ca me fait bien rire d’entendre les artistes parler de censure… Le gouvernement n’empeche personne de dire ce qu’il veut.
septembre 19, 2008 à 18:56
Madame Verner ne doit pas savoir lire, je connais au moins une personne qui lui a écrit pour protester contre les coupes dans la culture, ah populisme quand tu nous tiens…
Dire qu’elle risque d’être réélue
septembre 19, 2008 à 15:26
« Le gouvernement ne me subventionne pas pour que je vive de ma passion du hockey. Au contraire, c’est moi qui débourse pour la vivre. » (Samuel L.)
PARDON? Qui paye l’aréna et qui l’a subventionné Monsieur?
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« Selon le conference board du Canada,chaque dollar investi dans la culture rapporte 11 fois plus en bénéfices directs ou indirects.Alors,pourquoi ces coupures? Pour censurer certains_artistes? C’est complètement illogique. » ( jf bergeron)
Pour faire de la scensure M. jf bergeron et c’est très logique.
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M. papuse Vous avez raison. Chez nous on dit souvent « les coins pas sablés » Regardez mon texte plus bas. Mais on dit aussi tourner les cois en rond dans le sens à la « butch ».
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Laughrea,
Ça va férre.
Je suis un amateur de culture et de science.
Je suis prêt à payer davantage pour la recherche. Le double ou le triple s’il le faut. Je serais même près à te payer pour que tu monte su la couvarture pour le crier.
Prend-toi en main et fait de la promotion positive et séduisante et de façon INTELLIGENTE.
MAIS ARRÊTE DE LE FAIRE SUR LE DOS DES ARTISTES call…
septembre 19, 2008 à 15:02
Les artistes, ce ne sont pas seulement les “ceusses” que vous voyez à la télévision qui sont, une infime minoritée de tout ceux qui travaillent dans ce milieu-là .
C’est aussi ceux qu’on ne voit pas. Voyez le générique d’un simple programme éducatif, d’une série, d’un programme de variété, d’un film. Les listes de ces génériques sont toujours impressionnantes. Ce sont des milliers d’artisans, éclairagiste, costumier, scripteur, décorateur, maquilleur, perchiste et j’en passe.
Quand un film, une série, un programme éducatif, ne se fera plus parce que les subsentions ne seront plus là , c’est des milliers de chômeurs de plus que nous serons obligés de soutenir.
Au Québec (dans le ROC aussi), il n’y a pas un film qui pourrait ce faire sans l’aide des gouvernements canadien ET québcois.
Adieu “Crazy”, adieu “Séraphin” adieu “Cruising Bar, adieu “Maurice Richard”, adieu “Aurore”et combien d’autres que vous avez aimé.
La même chose pour les séries “Lance et compte”, adieu “Les filles de Caleb” et toutes les autre que vous avez aussi aimé.
Des milliers d’artisans n’auraient pas eu de job. C’est ça que les gens veulent? Pas sûr. Quant il n’y en aura plus. Ben, on regardera les télés réalités américaines traduites.
Je n’ai même pas abordé la musique là où des artistes reconnues n’auraient pas émerger sans l’aide préalable des gouvernements.
Robert Lepage, que tout le monde connait (j’espère) disait hier que sans l’aide de l’état à ses débuts, il ne serait pas devenu ce qu’il est devenu.
Pour un artiste millionnaire, pis au Québec y sont pas si nombreux que ça. Pour un artiste connu dis-je, il y a 80 artisans qui travaillent dans l’ombre. Savez-vous que la moyenne des salaires versés aux artistes québécois inscrit au botin de artistes est de 23000$ par année. Quant aux danseurs, elle est de 13000$. Rien à envier.
Si vous ne voulez pas de culture typiquement québécoise, applaudissez aux coupures. Moi j’en veux une culture québécoise et ça ne m’insulte pas qu’une infime partie de mes impôts et taxes aident à l’émergence de nouveaux artistes et artisans québécois. La culture au Québec c’est plus de 1.5 milliard d’activités commerciales. On a pas les moyens de se priver de ça.
Pendant ce temps-là , il y a un “nobody” qui gagne trois million sur le troisième trio du Canadien, pis les gens applaudissent.
Des fois-là …
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septembre 19, 2008 à 15:01
Les artistes, ce ne sont pas seulement les “ceusses” que vous voyez à la télévision qui sont, une infime minoritée de tout ceux qui travaillent dans ce milieu-là .
C’est aussi ceux qu’on ne voit pas. Voyez le générique d’un simple programme éducatif, d’une série, d’un programme de variété, d’un film. Les listes de ces génériques sont toujours impressionnantes. Ce sont des milliers d’artisans, éclairagiste, costumier, scripteur, décorateur, maquilleur, perchiste et j’en passe.
Quand un film, une série, un programme éducatif, ne se fera plus parce que les subsentions ne seront plus là , c’est des milliers de chômeurs de plus que nous serons obligés de soutenir.
Au Québec (dans le ROC aussi), il n’y a pas un film qui pourrait ce faire sans l’aide des gouvernements canadien ET québcois.
Adieu “Crazy”, adieu “Séraphin” adieu “Cruising Bar, adieu “Maurice Richard”, adieu “Aurore”et combien d’autres que vous avez aimé.
La même chose pour les séries “Lance et compte”, adieu “Les filles de Caleb” et toutes les autre que vous avez aussi aimé.
Des milliers d’artisans n’auraient pas eu de job. C’est ça que les gens veulent? Pas sûr. Quant il n’y en aura plus. Ben, on regardera les télés réalités américaines traduites.
Je n’ai même pas abordé la musique là où des artistes reconnues n’auraient pas émerger sans l’aide préalable des gouvernements.
Robert Lepage, que tout le monde connait (j’espère) disait hier que sans l’aide de l’état à ses débuts, il ne serait pas devenu ce qu’il est devenu.
Pour un artiste millionnaire, pis au Québec y sont pas si nombreux que ça. Pour un artiste connu dis-je, il y a 80 artisans qui travaillent dans l’ombre. Savez-vous que la moyenne des salaires versés aux artistes québécois inscrit au botin de artistes est de 23000$ par année. Quant aux danseurs, elle est de 13000$. Rien à envier.
Si vous ne voulez pas de culture typiquement québécoise, applaudissez aux coupures. Moi j’en veux une culture québécoise et ça ne m’insulte pas qu’une infime partie de mes impôts et taxes aident à l’émergence de nouveaux artistes et artisans québécois. La culture au Québec c’est plus de 1.5 milliard d’activités commerciales. On a pas les moyens de se priver de ça.
Pendant ce temps-là , il y a un “nobody” qui gagne trois million sur le troisième trio du Canadien, pis les gens applaudissent.
Des fois-là …
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septembre 19, 2008 à 8:07
culture en péril : c’est drôle, mais malheureusement vrai.
http://www.youtube.com/watch?v=UrATQeLLKX0
septembre 19, 2008 à 3:19
[...] formidable entrevue au Soleil. Elle a fait de formidables déclarations. Pierre Cayouette, sur son blogue de L’actualité, réagit [...]
septembre 19, 2008 à 0:34
[...] La culture vs la recherche. C’est Jeff qui a porté à mon attention aujourd’hui le commentaire d’un docteur sur le blogue de Pierre Cayouette où ce dernier traite les Conservateurs de populistes dans leur vision des artistes. http://www2.lactualite.com/cayouette/?p=377 [...]