8 janvier 2009
Le déclin du cinéma québécois
Publié dans |Vivre en ce pays, c’est comme vivre aux États-Unis, chantaient Robert Charlebois et Pierre Calvé. Les données rendues publiques hier par Cinéac, la société qui compile les recettes de films en salle, le confirment une fois de plus. Les films américains se partagent près de 80% des recettes totales du cinéma au Québec.
La part de marché du cinéma québécois baisse d’année en année et se limite désormais à 9,3%. Elle était de 10,7% en 2007 et de 11,9% en 2006. En 2003, la part de marché du cinéma québécois s’était élevée à près de 15%. De toute évidence, ce n’était que feu de paille.
La domination américaine revient à ses taux du début des années 2000. Huit des dix films champions du box-office en 2008 sont des productions en provenance des États-Unis.
Le cinéma français recule aussi et ne représente à peine que 4,3% des recettes au Québec.
On ne peut évidemment pas juger de la qualité de la cinématographie québécoise en fonction de critères commerciaux. Il reste que, pour les créateurs, il est inquiétant de voir les Québécois délaisser leur cinéma et se tourner en masse vers les productions américaines.
Le déclin du cinéma québécois
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janvier 10, 2009 à 19:02
Ne pourrait-il pas s’agir d’une question de nombres jumelée à celle de la qualité générale des films produits au Québec?
Commençons par la question du nombre: sur la quantité de films produits ailleurs qu’au Québec, il faut s’attendre à ce qu’il y en ait un plus grand nombre intéressants.
Maintenant la qualité. Nous produisons certes de très bonnes oeuvres, notamment cinématographiques, au Québec. Mais, comme dans d’autres dommaines (l’humour, par exemple, dont l’exemple arrive à point nommé), il me semble que nos créateurs se laissent parfois (trop souvent?) aller à la facilité.
De plus, il y a longtemps que l’effet de curiosité et de nouveauté s’est estompé face au cinéma de chez nous, de sorte que nous exigeons, avec raison, les mêmes normes de qualité – ce qui est encore souvent le cas, mais pas assez, depuis quelque temps.
janvier 10, 2009 à 16:40
Un jour, les artisans du cinéma québécois vont peut-être comprendre que les Québécois sont des Nord-Américains et ainsi comprendre ce qu’ils aiment.
janvier 10, 2009 à 9:25
[...] Les recettes en salle du cinéma québécois ont régressé de 2007 à 2008 (pour Le Devoir) et Le déclin du cinéma québécois (sur le blogue de Pierre Cayouette de [...]