7 avril 2009
Vente du Canadien : Jacques Ménard nie toujours…
Publié dans |Radio-Canada annonçait hier en primeur que le Canadien de Montréal et le Centre Bell étaient officiellement en vente. La société d’État soutenait que les quelque 50 acheteurs potentiels identifiés par BMO Marché des capitaux auraient une semaine pour présenter une offre à la famille Gillett.
Or, dans une entrevue exclusive à RueFrontenac.com, le PDG du Groupe BMO, Jacques Ménard, a démenti «énergiquement» cette information.
N’y voyant qu’une «fabulation», le mandataire du groupe Gillett a refusé de commenter la «nouvelle» de la vente officielle du Canadien. «Je ne commencerai pas à commenter les fabulations de tout un chacun», a dit M. Ménard à RueFrontenac.com, avant d’ajouter que «si M. Gillett décide un jour de vendre son club, ce sera à lui de l’annoncer au moment où il le jugera opportun».
Le journaliste Jean-Philippe Décarie rapporte du même souffle que Jacques Ménard n’a pas été ébranlé par la liste de noms d’acheteurs potentiels retenus par Radio-Canada. «C’est assez simple comme exercice. On prend le rollodex des grandes entreprises québécoises et on sort toutes celles qui auraient les moyens de faire une offre. Il n’y a pas de gros scoop là-dedans.»
Les informations colligées à la fois par La Presse et Radio-Canada confirment pourtant la nouvelle de la mise en vente de l’équipe. Quelle histoire!
Radio-Canada classait parmi les principaux acheteurs potentiels les entreprises suivantes : La Caisse de dépôt et placement du Québec, Guy Laliberté, du Cirque du Soleil, les Production Feeling de René Angelil, Joey Saputo, propriétaire de l’Impact de Montréal, Claridge, propriété de Stephen Bronfman, Quebecor, Roustan Capital, propriétaire du fabricant de patins Bauer, le Groupe Aldo, Spectrum Equity, un fonds d’investissement américain de quatre milliards de dollars, et la famille Molson.
Serge Savard n’apparaît pas à la liste. Étrange… C’est celui qui m’inspire le plus confiance parmi tous les acheteurs potentiels.





avril 13, 2009 à 3:09
Lu ceci à ce propos et c’est tellement vrai:
@ Mme Cousineau
Je ne m’y connais pas particulièrement en finances, mais votre opinion me semble on ne peut plus rationnelle (d’autant plus rationnelle que je la partage, évidemment…).
Pour avoir eu l’occasion d’aborder (trop) souvent cette question avec toutes sortes de personnes, je me suis rendu compte d’une chose. Le CH fait l’objet de deux projections fantasmatiques liées à l’histoire du Québec: 1) la domination socio-économique de la minorité anglophone; 2) les velléités souverainistes.
Ceux qui ont plus de 55 ans ont vécu, peu ou prou, une époque où une élite anglophone dominait le Québec et où la mobilité sociale des francophones était extrêmement limitée. Ils en ont conçu un schème d’interprétation de la réalité où, dans toutes les situations, ils identifient la menace anglophone contre le petit peuple francophone et où il faut mener, aujourd’hui encore, une lutte de tous les instants pour éviter cette domination anglophone. Évidemment, cette attitude est à l’heure actuelle totalement anachronique, mais leur schème est si profondément ancré dans leur appréhension du monde qu’il n’y a rien à faire pour essayer de les en libérer. Et, bien entendu, lorsque ces gens essayent de donner sens à la vente du CH, ils le font à partir de ce schème.
En lien avec cela, mais autonome aussi, on trouve les velléités souverainistes – pas tant en termes politiques qu’en termes, non moins fantasmatiques, d’affirmation identitaire. Cette affirmation prend la forme retorse suivante: de par le simple fait qu’il est Québécois, un Québécois, au Québec, fera mieux, dans son domaine, qu’un non-Québécois. Ce “raisonnement” a pu seul but de magnifier l’identité québécoise en la dotant de vertus non définies mais spectaculaires et de faire, ici et ailleurs, ce que le projet souverainiste ne parvient pas à faire sur le plan politique. Et c’est aussi cet enjeu imaginaire qui se greffe sur le CH.
Tout cela pour vous dire que, si je partage entièrement votre avis, je vois aussi toutes les difficultés qu’il y a à ramener la réflexion concernant le Canadien de Montréal dans une perspective rationnelle et réaliste, tant les couches de sens imaginaires qui se sont superposées à sa réalité factuelle sont nombreuses et douloureuses.
Source: http://blogues.cyberpresse.ca/lapresseaffaires/cousineau/?p=753
avril 8, 2009 à 13:04
Je ne vois pas en quoi avoir dévoilé son intention d’acheter le CH peut nuire à l’offre de Serge Savard!?!
C’est le candidat idéal pour se faire!
*Lui y connait ça*.
avril 8, 2009 à 8:26
Chaque fois que je vois le nom de Ménard je ne peux m’empêcher de penser aux Espos et à petit trot…. C’est plus fort que moi: Ménard rime avec le départ des Expos comme Aubut rime avec le départ des Nordiques. La différence c’est que Ménard s’est fait f… par le marchand de tableaux alors qu’Aubut à fait du 1000% en 8 ans.
Ménard c’est le pendant masculin de Françoise Bertrand: quelqu’un qui depuis longtemps a atteint son seuil d’incompétence mais qui, pour des raisons inexplicables, se maintient toujours en haut de l’affiche. Le mystère Ménard.
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Le meilleur acheteur demeure Savard à cause de sa connaissance de l’équipe et de la business.