Le resto du jeudi midi : Le St-Cyr

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9 février 2012

Montréal – L’établissement porte le nom d’une dame, la sulfureuse effeuilleuse Lili St-Cyr, qui fit autrefois les heures de gloire de ce quartier chaud de Montréal, le Red Light. Il n’en est pas moins parfaitement respectable : ses grandes fenêtres qui donnent sur la rue Sainte-Catherine, au coin de Saint-Laurent, n’ont rien à cacher. Et il est tout à fait d’aujourd’hui : Le St-Cyr a ouvert cette semaine tout juste, au rez-de-chaussée du nouvel édifice à vocation culturelle qu’est le 2-22.

Tout jeune, donc, mais déjà très bien. Une première visite nous a convaincus, mon complice de table et moi, que le p’tit dernier de la restauration montréalaise sait déjà bien se tenir à table. Après une délicate tapenade d’olives noires offerte en amuse-bouche, la crème de lentilles ornée d’une brunoise de pommes et de noix avait de quoi réjouir nos palais. Venait ensuite, pour lui, un hamburger fait d’un pain maison accompagné d’une salade et de frites tout aussi maison  – « c’est sur son hamburger qu’on juge un restaurant », dira mon pince-sans-rire de complice en donnant une bonne note à la maison. Pour moi, ce sera un risotto tout ce qu’il y a de plus réussi, joliment servi sous un éventail de fines tranches de poitrine de porc parsemées de fèves de soja vertes  - un régal. Le dessert fait maison, un cake aux ananas avec un sorbet aux fruits de la passion déposé sur un crumble d’arachides, conclura en beauté ce repas bistro des plus sympathiques.

Que Madame St-Cyr se sente rassurée sous le linceul dont elle est maintenant revêtue : la tradition des choses savoureuses semble reprendre vie dans ce qui est devenu le Quartier des spectacles !

24 $ pour l’entrée et le plat, 27 $ si l’on ajoute le dessert.

Le St-Cyr 22, rue Sainte-Catherine est, Montréal, 514 587-6222

 

Le resto du jeudi midi : Le Petit Bistro

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2 février 2012

Montréal – On aura beau dire : le classicisme, qui n’est pas nécessairement synonyme de conservatisme, le classicisme en cuisine a sa place, son charme et ses vertus. Preuve en est la table, chaleureuse et accueillante, de ce resto sans prétention de l’est de Montréal, Le Petit Bistro. On s’y sent bien, on y mange bien, on sait qu’on y reviendra avec plaisir.

Au mur, le tableau n’affiche que des bonnes choses. Du coq au vin, une bavette à l’échalote, un cassoulet toulousain que j’ai déjà goûté et qui vaut vraiment le détour. Ou encore, ce midi-là, un duo saucisse et merguez. Rien que du classique, vous dis-je. Du classique qui va nous plaire, en commençant par le (très peu classique, il est vrai) consommé de volaille à l’orientale, agréablement parfumé à la citronnelle, choisi par ma complice de table  – et qui m’a fait regretter mon propre choix, une (très classique) salade de tomates, mais de tomates d’hiver, sans grand goût.

La suite nous sourira à tous deux. Pour ma complice, ce sera un fish and chips sauce tartare, savoureux, avec de généreux morceaux d’une morue restée moelleuse, accompagnés de frites, forcément, mais aussi d’une salade « qui enlève un peu le sentiment de culpabilité », dira ma complice en les savourant jusqu’à la dernière. Pour moi, ce sera un foie de veau à la lyonnaise de fort bon aloi, juste rosé, servi comme il se doit avec des oignons frits et de la purée, et accompagné de brocoli et de carottes. En dessert du jour, la tarte aux pommes sera, si j’ose dire, « la cerise sur la boule de glace » de ce repas qui prouve au moins une chose : un petit resto français, quand on y sert une cuisine comme celle du Petit Bistro, a encore beaucoup de charme et bien des vertus.

À noter que Le Petit Bistro offre un menu de Saint-Valentin prometteur et pas trop ruineux : deux entrées (un consommé puis des crevettes en tempura), un choix de deux plats (un pavé de saumon ou un cœur de boston Rossini), un gâteau au chocolat et le café ou thé, le tout à 60 $ pour deux personnes.

De 17 à 23 $ pour le menu du jour, comprenant l’entrée, le plat, le dessert et le café/thé/tisane.

Le Petit Bistro 1550, rue Fullum, Montréal, 514 524-4442

 

Le resto du jeudi midi : Bar & Boeuf

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26 janvier 2012

Montréal – Décor moderne dans un édifice historique du Vieux-Montréal, aménagement des plus agréables, accueil d’une sympathique courtoisie et service à l’avenant : ce « bistro gourmand » qu’est Bar & Bœuf est, ma foi, une fort bonne adresse. Et la preuve qu’on peut déjeuner très bien dans ce quartier sans y laisser ses derniers sous.

Les entrées sont de bon augure. Pour ma complice de table, une salade du marché généreuse, fraîche, très bien « vinaigrettée ». Pour moi, un saumon délicatement mariné, servi sur un fond de lebneh (ou lebney, ce fromage blanc frais libanais). Puis nous honorons les deux vocations du restaurant. Elle, la vocation bÅ“uf, avec une bavette de qualité, servie  – « c’est inattendu mais étonnamment réussi », dit ma complice -  avec des carottes. Et moi, la vocation bar, avec un filet de tilapia grillé, accompagné de roquette, d’une délicieuse et colorée purée de courge et, tout aussi inattendu et tout aussi réussi, d’un jus de porc qui fait un joli clin d’œil au poisson.

Ma complice de table et moi sommes ravis : Bar & Bœuf est un exemple de bon resto du midi. La qualité y est, dans l’assiette comme dans la salle. Les vins au verre maison (deux italiens, un blanc et un rouge) sont sans prétentions mais très bien faits. Et, je le redis, l’addition n’est pas salée.

Un seul regret… mais de notre faute. Ma complice de table et moi étions si pressés que nous n’avons pas eu le temps de nous laisser tenter par les desserts, pourtant très appétissants quand on les regardait sur les tables voisines. Tant pis pour nous. Nous nous sommes consolés en nous disant que ce serait une raison de plus de revenir au Bar & Bœuf !

20 $ pour l’entrée et le plat ou le plat et le dessert, 25 $ pour les 3 services.

Bar & Bœuf 500, rue McGill, Montréal, 514 866-3555

 

Le resto du midi : Le Valois

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19 janvier 2012

Montréal – Faut-il redire à quel point est agréable cette belle et bonne table de l’est de la ville ? Et faut-il redire qu’il vaut la peine de faire le détour dans Hochelaga-Maisonneuve, HOMA pour les intimes, pour aller découvrir ou redécouvrir la table du très sympathique Le Valois ? S’il faut effectivement le redire, c’est fait : allez-y à la première occasion, vous serez certainement aussi séduits que nous l’avons été, mon complice de table et moi.

La table d’hôte du midi a tout ce qu’on attend d’une table d’hôte : une belle variété d’entrées (quatre ce jour-là), un choix de plats diversifié (six, dont un poisson et un risotto), des assiettes soignées, un prix raisonnable. Et, bien sûr, une cuisine de qualité  – ce n’est pas parce que c’est midi qu’on ne doit pas être reçu comme le soir !

Et bien reçus nous fûmes. La ballottine de raie aux poireaux et vinaigrette aux petits fruits de mon complice était pur délice, comme ma réconfortante soupe au chou, ornée d’une généreuse chip de prosciutto. Les plats étaient à la hauteur. Pour lui, un mixed grill bœuf, porc, cerf, parfaitement cuit et justement accompagné d’une sauce à l’armagnac et au poivre, sans oublier les incontournables frites du Valois. Pour moi, un pavé de bar à la plancha, servi avec une purée de pommes de terre, des salicornes et, comme sauce, un velouté de topinambours qui donnait tout son caractère à l’assiette.

Ajoutez, en dessert, une crème glacée aux champignons, aussi étonnante qu’impeccable, et vous comprendrez que le Valois est une valeur sûre  – même par un grand froid d’hiver, quand vous contemplez sa grande terrasse vide et que vous vous mettez à rêver de chaleur et de manger dehors…

De 14 à 22 $ pour l’entrée, le plat et le café ou thé ; 6 $ pour le dessert du jour.

Le Valois 25, place Simon-Valois (angle 3809, rue Ontario), Montréal, 514 528-0202

La sortie : Su, resto turc de Verdun

Publié dans : Plaisirs Gourmands, Restaurants

5 janvier 2012

Pourquoi pas la Turquie ? La Turquie à… Verdun. Une sortie chez Su — sans doute le seul restaurant de fine cuisine turque de la région — m’a fait découvrir un monde de saveurs raffinées. Des plats aromatisés, aux goûts fins et équilibrés, épicés sans brûler le palais, souvent apprêtés avec un ingrédient d’origine turque que tout le monde connaît : le yogourt.

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Le poiré de glace : bonne poire

Publié dans : Plaisirs Gourmands, Produits et découvertes

3 janvier 2012

Le cidre de glace est une grande invention québécoise, c’est acquis. Il peut faire bonne figure à côté des meilleurs vins de glace ou même des sauternes, ces célèbres bordeaux liquoreux. Un petit nouveau se joint au club : le poiré de glace.

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Une chaudronnée de livres cadeaux de dernière minute

Publié dans : La gourmandise qui s'écrit

22 décembre 2011

En retard pour vos cadeaux de Noël ? Envie de faire une surprise à une personne qui aime cuisiner ou qui devrait se mettre à cuisiner ? Voici mes dernières suggestions de livres gourmands…

 

Trois coups de cœur

Encyclopédie du chocolat, sous la direction  de Frédéric Bau, chef exécutif de l’École du Grand chocolat Valrhona), Flammarion, 416 p., $ 59,95 : une grande section sur les techniques, un cahier théorique sur le monde fascinant du chocolat, plus de 100 recettes de chefs, des photos superbes, bref, un bijou. Plaisir absolu garanti.

Les saveurs du bonheur, Grands plats de nos célébrités pour nos petits chefs de demain, Groupe ETQ éditeur, 240 p., $ 29,95 : une vingtaine de personnalités d’ici, dont Annie Brocoli, se sont mises aux fourneaux pour préparer les recettes de ce livre  – dont tous les profits vont à l’Opération Enfant Soleil ; une belle idée, une belle réalisation et, au bout du compte, un beau livre. Pour se faire et pour faire plaisir.

Marché Jean-Talon, recettes et portraits, par Susan Semenak, Les Éditions Cardinal, 256 p., $ 39,95 : parce que ce beau livre raconte et montre « le » marché (le plus grand marché à ciel ouvert en Amérique du Nord, dit-on), parce qu’il permet de rencontrer ceux et celles qui en font ce qu’il est, les producteurs et les vendeurs, et parce qu’il nous invite à faire une véritable « cuisine du marché ». Un incontournable.

 

Livres de chefs

Helena, 100 recettes portugaises, par Helena Loureiro, Les Éditions Transcontinental, 176 p., $ 22,95 : la chef propriétaire du Portus Calle, un restaurant portugais que j’adore, nous livre ses recettes, souvent toutes simples et toujours savoureuses, et bien sûr pleines de poissons et de fruits de mer. Un indispensable.

Mes restos, mes recettes, du rêve à la réalité, par Jérôme Ferrer, Les Éditions La Presse, 200 p., $ 39,95 : une belle histoire que celle du chef du chic Europea, à Montréal, et de ses petits frères, les restaurants Beaver Hall, Andiamo et Birks Café ; une belle histoire que celle de Jérôme Ferrer et de ses complices et associés, Ludovic Delonca et Patrice de Felice ; et surtout, de bien exquises recettes. Idéal sous l’arbre de Noël comme dans la cuisine.

L’Artisan culinaire, par Sébastien Houle, Modus Vivendi éditeur, 320 p., $ 34,95 : le chef du restaurant du même nom, à Mont-Tremblant, se raconte en mots et en recettes (il en propose 90) ma foi fort appétissantes. Très très bien.

Le Grand Soulard de la cuisine, par Jean Soulard, Éditions La Presse, 600 p., $ 34,95 : pas de photos, pas de flaflas, rien que des recettes (il y en a 1 100) classées par catégories, depuis les entrées jusqu’aux desserts ; le chef du restaurant du Château Frontenac, à Québec, a voulu faire un recueil comme on en faisait autrefois, une sorte de bible pour les jours de semaine, les dimanches et les repas de fête. Un autre indispensable.

Scook, recettes fait-maison, par Anne-Sophie Pic, Hachette cuisine, 128 p., $ 24,95 : la grande dame de la cuisine française, étoilée Michelin, propose des recettes de tous les jours, qu’elle explique pas à pas comme autant de leçons de cuisine. La simplicité même.

30 minutes chrono, par Jamie Oliver, Hachette cuisine, 288 p., $ 34,95 : le prolifique et iconoclaste chef britannique propose cette fois-ci « une approche révolutionnaire pour cuisiner vite et bien » ; c’est bien pensé, bien expliqué, bien photographié… et les 30 minutes, c’est pour une entrée, un plat et un dessert ! Pour gens pressés mais néanmoins gourmets.

 

Pour sortir des saveurs battues

Umami, le cinquième goût savoureux, par Laurent Seminel, Marabout, 160 p., $ 34,95 : il y a le salé, le sucré, l’acide et l’amer ; et aussi ce « goût des protéines » qui porte un nom japonais, mais qui n’est pas plus japonais que les quatre autres même si la cuisine japonaise lui fait une place d’honneur. Instructif.

Une initiation à la cuisine du champignon, par Philippe Emanuelli, Marabout, 288 p., $ 29,95 : un très beau livre qui commence par un précieux « index visuel des champignons » et qui se poursuit avec une abondance de recettes à base de champignons sauvages, cultivés et séchés. Parfaitement comestible.

 

Pas besoin d’être végétarien pour aimer les légumes

Végétarien parfois, souvent ou passionnément, par Vincent Graton, Jérôme Ferrer et Isabelle Huot, Les Éditions La Presse, 208 p., $ 39,95 : une belle démonstration du plaisir qu’on peut tirer des légumineuses, des noix et des graines, des mille et un légumes qu’on trouve maintenant partout, du lait et des œufs, et même du soya. Rien que du bon.

Le grand livre Marabout de la cuisine facile des légumes, Marabout, 640 p., $ 34,95 : de A pour artichaut, à T pour topinambour, 500 recettes bien présentées, appétissantes, classiques ou pas. Utile et agréable.

Les basiques légumes, par Jody Vasallo, Marabout, environ 220 p., $ 24,95 : dans la très agréable série « Mon cours de cuisine », où chaque recette est détaillée en photos étape après étape, tout pour ne pas rater son fenouil braisé, ses brownies à la betterave ou ses rouleaux de chou. Pratico-pratique.

Cuisiner les légumes pas à pas, par Jody Vassalo, Marabout, 160 p., $ 14,95 : par la même auteure et sur le même principe que le livre précédent. Tout aussi pratico-pratique.

 

Et pourquoi pas des dictionnaires de recettes ?

Le Petit Larousse de la cuisine et Le Petit Larousse des desserts, Larousse, respectivement 1 120 p. et 960 p., $ 29,95 chacun : c’est clair, c’est simple, c’est pratique, c’est complet (il y a même le « ragoût québécois de pattes »). À offrir à votre grand ou votre grande qui s’en va en appartement.

 

«Industrisanal» : yogourt Oikos et pain Première Fournée

Publié dans : Plaisirs Gourmands, Produits et découvertes

21 décembre 2011

Les industriels de l’alimentation l’ont compris : l’artisanal a la cote. Signe des temps, Danone Canada lance son yogourt à la grecque Oikos, nature ou parfumé, par exemple au miel ; la texture est soutenue, le goût légèrement acidulé et le tout agréable quand on aime un yogourt qui a du caractère.

Quant à la boulangerie Weston, elle propose, avec sa gamme Première Fournée, du « pain d’inspiration artisanale » ; le goût y est, notamment pour le multicéréales, mais le produit reste classique, en tranches, mie uniforme et croûte molle. Il fallait quand même saluer l’effort

Le slam du fromager

Publié dans : L'univers gourmand de..., Produits et découvertes

20 décembre 2011

Si tous les marchands amoureux fous des fromages, au lait cru bien sûr, étaient aussi des poètes  – comme l’unique propriétaire de l’Échoppe des fromages, Max Dubois -, la Terre tournerait peut-être mieux… Ou, au moins, différemment…

0 Le slam du fromager

Et retrouvez sa délicieuse off-route des fromages du Québec, partie 1 et partie 2.

 

Le Pain dans les voiles : petite baguette deviendra grande

Publié dans : Plaisirs Gourmands, Produits et découvertes

20 décembre 2011

Deuxième meilleure baguette au Mondial du pain qui s’est tenu en octobre dernier en France — épicentre planétaire du fameux pain de forme allongée —, c’est vraiment plus que bien. Cette enviable deuxième place, parmi 15 pays représentés, est revenue à des artisans d’ici : l’équipe de la boulangerie Le Pain dans les voiles, de Mont-Saint-Hilaire, près de Montréal.

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