3 juillet 2009
L’univers gourmand de… Suzanne Dufresne et Daniel Gosselin
Publié dans |Le cÅ“ur de l’univers gourmand des propriétaires de la fromagerie Au gré des champs, que je vous fais rencontrer dans la livraison de L’actualité en kiosque à partir d’aujourd’hui, c’est le lait. Le lait cru. Pourquoi du lait cru ? Pour trois raisons, résume Suzanne Dufresne : « Parce que c’est notre lait, pas celui du voisin ; parce que c’est du lait toujours très frais, qui a tout au plus 12 heures quand commence la production du fromage ; et parce que nos vaches sont nourries à l’herbe fraîche ou, l’hiver, au foin de nos champs. »
Mais les pâturages changent au cours de l’été, à mesure que se développent, fleurissent et murissent les diverses variétés fourragères dont ils sont ensemencés. Et du foin sec, si bon soit-il, n’est pas de l’herbe fraîche. Le lait des vaches, et le fromage qu’on en tire, changent donc au cours de l’année. « C’est vrai, répond notre fromagère, et c’est ce qui me plaît dans nos fromages : au cours des mois, ils évoluent… au gré des champs. »
Petit clin d’œil à propos du dernier né de leurs fromages, le Péningouin, un produit frais vendu uniquement à la fromagerie. Son curieux nom est en fait le nom d’une petite route voisine de la fromagerie, le rang du Péningouin. Autrefois, un propriétaire anglophone imposait un droit de passage sur ce rang : on payait un penny et l’on allait son chemin, d’où l’expression « penny and going » qui allait devenir dans la bouche des francophones, au fil des ans, « penn-in-guoin ».
Au cours des jours qui viennent, Suzanne Dufresne et Daniel Gosselin vous proposeront deux de leurs recettes favorites, la fondue joannaise et la tartiflette au D’Iberville. La fondue, un mélange de trois de leurs fromages, va très bien avec un vin blanc de l’Orpailleur ou un cidre plat, dit Suzanne selon qui, « prise avec du pain ou avec des pommes, ça vaut bien une fondue savoyarde ».




