4 août 2008
Randonnée à vélo : un jour, deux jours, une semaine ou un mois
Publié dans |Que dois-je apporter pour effectuer des réparations mineures sur mon vélo ou pour le réajuster?
Quelle que soit la durée de votre randonnée, pensez à prendre les indispensables. Vous aurez tout d’abord besoin d’une chambre à air de rechange (à la dimension de vos pneus, avec le même type de valve) que vous laisserez dans son emballage d’origine, de valves (Presta ou Schraeder, selon la chambre à air) et d’un adaptateur pour convertir une valve Presta en valve Schraeder.
Emportez également avec vous trois leviers à pneu et une pompe, avec laquelle vous pourrez gonfler vos pneus à la pression minimale recommandée — celle-ci est indiquée sur les flancs du pneu.
Si vos roues sont fixées au cadre par des écrous, vous serez bien embêté si vous n’avez pas dans votre trousse de clé de 15 mm, bien utile pour serrer et desserrer les boulons de fixation. Si vous n’avez pas cet outil, vous serez contraint de réparer votre crevaison avec la roue sur le vélo…
En ce qui concerne les crevaisons, justement, n’oubliez pas d’emporter avec vous un ensemble de réparation avec des rustines (sans colle ou, ancienne méthode, avec colle).
Tout ce matériel est incontournable.
Si vous planifiez un week-end de randonnée, je vous conseille également d’investir dans un kit d’outils pliables, dans lequel vous trouverez les clés suivantes : clés hexagonales à 6 pans de 2 à 5 mm, tournevis étoilé et tournevis plat.
Avant de prendre la route, assurez-vous que vos outils correspondent bien à vos besoins. Examinez votre vélo de l’avant vers l’arrière; à chaque fois que vous verrez un écrou ou un boulon, vérifiez que vous disposez de l’outil correspondant. N’oubliez pas de jeter aussi un œil à la boulonnerie des accessoires (cyclomètre, porte-bagages, cage à bouteille, etc).
Munissez-vous également d’un dérive-chaîne. Cet outil est, selon moi, très important pour une randonnée de deux jours. Il permet de dégager le rivet qui unit les maillons d’une chaîne de vélo pour pouvoir la défaire. À cela, j’ajouterais un rivet de chaîne approprié.
Tout ce matériel convient pour une randonnée à laquelle deux ou trois personnes participent. Si vous organisez une randonnée pour un groupe, l’outillage nécessaire sera beaucoup plus important et correspondra à peu près à ce que vous emporteriez pour un voyage d’un mois.
Alors… que faut-il emporter pour un long voyage — un mois ou plus ?
Cela dépend de où vous allez, de l’état de votre vélo et de votre niveau d’insécurité.
Le matériel de base reste toujours le même. Vous y ajouterez un certain nombre d’éléments, à commencer par des pièces de vélo : un câble de frein arrière en acier inoxydable — qui correspond au type de levier de frein de votre vélo —, un câble de vitesse arrière en acier inoxydable, une paire de patins de frein, deux rayons de rechange pour la roue avant et deux autres pour la roue arrière (pensez à prendre la bonne longueur !), deux pour le côté droit et deux pour le côté gauche (n’oubliez pas les écrous) et, enfin, un pneu pliable à la dimension de votre vélo.
Rangez également dans votre boîte à outils quelques écrous et boulons (diamètre : 5 mm et de 4 mm; longueur : de 15 à 20 mm), des attaches autobloquantes (tie wrap) et une petite bouteille d’huile de type DRY.
J’ajouterais à tout cela une clé à rayon universelle, une clé ouverte 9 et 10 mm, une clé à pédale et du ruban adhésif large (duck tape). Le ruban adhésif et la clé à pédale sont surtout utiles si vous devez prendre l’avion. La clé vous servira, au besoin, à démonter et à remonter les pédales; quant au ruban adhésif, il vous sera sans doute indispensable, en l’absence de boîtes à vélo (ce qui est fréquent… au moment du retour), pour emballer votre engin dans un sac plastique.
Pour dire la vérité, je n’amène jamais de rayons avec moi, surtout quand je voyage en Europe ou aux États-Unis. Je m’organise pour ne pas avoir de souci : mes vélos sont en bon état et les pneus sont neufs. Si un rayon se brise, je me débrouille pour me faire aider ou je trouve une boutique pour y faire réparer mon vélo.
Si en revanche je partais en expédition dans des conditions extrêmes, j’inclurais dans mon matériel un pneu, une chambre à air et deux paires de patins de frein supplémentaires.
Habitués que nous sommes à surconsommer et à être suréquipés, nous oublions que, même « patchée » de partout, une chambre à air usée peut tenir longtemps, tout comme une chaîne qui a roulé plus de 5 000 km : l’usure des pièces c’est normal, et cela n’empêche pas de pédaler ! Et puis, en vélo, la notion du temps n’est pas la même et devoir s’arrêter quelques heures pour trouver le bon écrou dans une quincaillerie de village fait partie du plaisir du voyage!
Si beaucoup d’outils et de matériel nous donne un sentiment de sécurité, ça ajoute aussi du poids à notre équipement. Cela dit, n’oubliez pas de prendre des bouteilles d’eau avec vous (au moins deux), car les ravitaillements se font parfois rares. En ce qui me concerne, j’ai toujours de l’argent comptant sur moi — et de la monnaie pour téléphoner.
Bon voyage et dites-moi quels pépins vous avez rencontrés !
À lire

Armeline Fourchedrue, Quentin Blake, éd. Gallimard.
Également disponible en version livre-disque, ce classique de la littérature enfantine (à partir de 3 ans et jusqu’à … ce qu’on ne pédale plus) montre ce qui arrive lorsqu’on équipe trop notre vélo!





avril 6, 2009 à 7:42
Nous sommes un couple de cinquantenaires qui roulons dans les 3000 kilomètres par année. Nous nous sommes organisé un périple à vélo à Cuba pour deux semaines à Noël dernier. Nous avons apporté nos vélos Mikado D’Iberville 1996 Shimano 105. Nous les avons transportés dans des boîte de carton que nous avons pu reprendre pour le retour puisque nous les avions laissées à la Casa particular où nous avons habité pendant 6 jours dans le vieux La Havane. Pour notre grande chance (!), Air Cubana avait oublié d’embarquer nos vélos au départ et ils sont arrivés trois jours après nous… Lors du remontage des pédales, nous avons oublié de serrer convenablement une de celles-ci. Quelques jours plus tard, alors que nous étions entre La Havane et Varadero, la veille du Jour de l’an, les filets se sont rongés et la pédale est tombée. Nous avons du continuer en taxi. Un mécanicien de moto nous a fait une réparation de fortune à Varadero qui ne nous permettait pas de rouler en confiance sur de longues distances. En deux semaines, nous n’avons fait que 250 kilomètres au lieu des 1000 prévus. Pourtant nous avions tout apporté incluant les (6) rayons.
Les cubains admiraient nos bécanes et les touristes nous demandaient où nous les avions louées (À Varadero, il n’y a pas de vélo à louer) .
Je vous fais grà ce des problèmes de réservation que nous avons eus en plus à cause de la période de pointe.
Ce fut toute une expérience, mais la misère en hiver à 28 degrés est plus facile à supporter. Nous avons pu pratiquer notre espagnol à plein.
Je retournerai à Cuba en vélo mais en dehors des périodes de pointe et sachez que maintenant je vérifie le serrage de mes pédales!